Retraites : le gouvernement souhaite attendre les conclusions de la conférence de financement avant que le Sénat n’examine le texte

Retraites : le gouvernement souhaite attendre les conclusions de la conférence de financement avant que le Sénat n'examine le texte
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Edouard Philippe n’a pas fermé la porte mercredi à un éventuel report de 15 jours de l’examen de la réforme des retraites au Sénat, demandé par son président Gérard Larcher, en chargeant le ministre Marc Fesneau d’en étudier la possibilité.

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Retraites : Philippe charge Fesneau d’étudier un report de l’examen au Sénat

Alors que le texte doit arriver à la chambre haute fin avril, M. Larcher avait adressé au Premier ministre un courrier demandant d’en décaler l’étude afin d’attendre les conclusions de la "conférence de financement" qui réunit les partenaires sociaux et doit déterminer les conditions d’équilibre du système.

"J’ai indiqué au ministre des Relations avec le Parlement (M. Fesneau, ndlr) qu’il lui appartenait de se rapprocher du président du Sénat, pour voir dans quelles conditions nous étions en mesure de faire en sorte que la discussion parlementaire au Sénat s’effectue dans d’excellentes conditions et de garantir que l’objectif, queje me suis fixé, d’une adoption avant l’été soit atteint", a déclaré M. Philippe, lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat.

"Cette discussion aura lieu dans les heures, les jours qui viennent", a précisé M. Philippe.

Le Premier ministre avait été interpellé sur ce sujet par le président du groupe socialiste Patrick Kanner et celui du groupe Les Républicains Bruno Retailleau.

"Allez-vous accepter la main tendue par le Sénat", a notamment lancé M. Kanner en se disant "prêt à siéger en juillet" s’il le fallait.

"Pourquoi chipotez-vous sur 15 jours qui permettraient d’augmenter la qualité d’examen du Sénat", a de son côté interrogé M. Retailleau, en estimant que "débattre de la réforme des retraites sans en connaître le financement, c’est se moquer des Français".

M. Philippe a cependant martelé sonattachement à une adoption définitive du texte avant l’été afin que ses dispositions, qu’il présente comme des "avantages nouveaux offerts aux Français", entrent en vigueur à partir du 1er janvier 2022.

"Si nous voulons que le dispositif entre en vigueur, il faut que nous ayons letemps de le mettre en place", a-t-il insisté.

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