Véran, co-rapporteur sur les retraites, diplômé de casse sociale par les syndicats

Environ 150 manifestants se sont rassemblés mercredi à Grenoble à proximité de la permanence du député et co-rapporteur du projet de loi organique sur la réforme des retraites Olivier Véran (LREM) pour lui décerner un diplôme de la casse sociale, a constaté une journaliste de l’AFP.
Véran, co-rapporteur sur les retraites, diplômé de casse sociale par les syndicats
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Véran, co-rapporteur sur les retraites, "diplômé de casse sociale" par les syndicats

M. Véran était à Paris, ce quesavait l’intersyndicale qui appelait à cette action. Une représentante de la CGT a été autorisée à passer le cordon policier pour accéder à l’immeuble et glisser cette "distinction" dans la boîte aux lettres.

Le document, estampillé CGT Isère, lui est décerné "pour son zèle àcasser les solidarités, la sécurité sociale et à servir la finance".

"Les fonds de pensions vont lui décerner la Palme d’or", a ajouté Nicolas Benoît, secrétaire général de l’union départementale CGT.

Le gouvernement "se revendique du Conseil national de la Résistance mais c’est juste l’inverse", a souligné Jérémie Jolicorps, animateur de Sud Rail Isère.

Pour la CFE-CGC, "le gouvernement nous a menti en faisant passer cette réforme pour universelle et pour le mieux être de tous : c’est une réforme purement économique pour faire passer lapart des retraites dans le PIB de 13% à 11%", a déploré Alex Souillet, secrétaire général pour l’Isère, soulignant l’intersyndicale complète dans le département, Unsa comprise.

"La CFE n’est pas habituée à descendre dans la rue. Quand le gouvernement nous a vus dans l’intersyndicale, ça aurait du le faire réfléchir", a estimé M. Souillet.

Dans des tracts et sur des pancartes de manifestants, l’autre députée grenobloise LREM, Emilie Chalas était aussi visée comme "petit soldat zélé de la Macronie", pour avoir été la rapporteure de la loi de "transformation de la fonction publique" adopté en juillet 2019.

La candidate En Marche pour les municipales à Grenoble fait campagne dans un climat tendu : ses militants ont été plusieurs fois pris à partie lors d’événements publics et son local de campagne a été symboliquement muré de plaques de polystyrène, de nuit, il y a une semaine.

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