Immobilier : mise en vente du golf de Sperone (Corse)
Le golf de Sperone, refuge de milliardaires et de la jet set internationale, à l’extrême sud de la Corse, a été mis en vente par son propriétaire. Détails...
jeudi 23 août 2012, par FranceTransactions.com (avec AFP)
A vendre : golf de Sperone, pour individus fortunés !
Jeudi, la municipalité de Bonifacio en Corse à annoncé la mise en vente du golf de Sperone à l’extrême sud de l’île. Connu pour être un refuge paradisiaque pour les milliardaires du monde entier, Sperone est un domaine de 130 hectares comprenant deux ensembles résidentiels de grand luxe nichés dans le maquis et face à la Sardaigne.
Le principal actionnaire du complexe, l’homme d’affaires français Georges Dewez, a mis en vente le parcours de golf, le club-house et le restaurant, soit 80 hectares, au prix de 20 millions d’euros.
Le père de M. Dewez, Jacques Dewez, un ancien pilote de ligne reconverti dans l’immobilier, avait acquis le domaine de Sperone, dans les années 1960, pour 1 franc le m2, avant de l’aménager, au grand dam des défenseurs de l’environnement et des nationalistes corses.
Les copropriétaires du domaine auraient fait part de leur souhait de se porter acquéreurs du golf.
La jet set sera t-elle toujours au rendez-vous ?
Le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, a déclaré que la municipalité serait vigilante sur la transaction, souhaitant que le complexe ne soit pas acheté par un groupe étranger.
L’extrême sud de la Corse, l’une des plus belles régions de l’île, est le théâtre d’une spéculation foncière et immobilière effrénée attirant depuis quelques années la convoitise d’investisseurs étrangers, notamment russes.
Devenu depuis les années 1980 un rendez-vous incontournable, sous haute protection, du petit monde des milliardaires et des "people", notamment le publicitaire Jacques Séguéla, la journaliste Christine Ockrent et l’ex ministre Bernard Kouchner, le golf de Sperone fit l’objet, en 1996, d’une tentative de racket de certains nationalistes, aux rebondissements spectaculaires.
Jacques Dewez avait refusé de payer une fois encore et deux figures du mouvement nationalistes furent condamnées. L’un deux, François Santoni, fut assassiné cinq ans plus tard.