Quand le feu est à la maison de ton voisin grec, la tienne est en danger !
A 09H16 (08H16 GMT), l’indice CAC 40 perdait 9,38 points à 3.519,42 points, après avoir gagné 0,87% vendredi.
lundi 26 novembre 2012, par FranceTransactions.com (avec AFP)
La Bourse de Paris opte pour la prudence avant une réunion sur la Grèce (-0,27%) :
La Bourse de Paris démarrait la séance en légère baisse lundi (-0,27%), marquant une pause après cinq séances de hausse et optant pour la prudence avant une nouvelle réunion sur la Grèce.
"Après les forts gains enregistrés ces derniers jours, il ne serait pas surprenant que les marchés fassent preuve d’un peu de prudence à l’entame de cette nouvelle semaine", souligne Cameron Peacock, analyste chez IG.
L’indice vedette parisien a bondi de 5,60% la semaine dernière.
Tous les regards des investisseurs seront tournés vers Bruxelles où les ministres des Finances de la zone euro et les autres créanciers publics de la Grèce -* Fonds monétaire international et Banque centrale européenne -* se retrouvent à 12H30 (11H30 GMT) pour tenter de se mettre d’accord sur le versement d’une aide à Athènes.
Cette réunion a été programmée après l’échec d’un précédent Eurogroupe la semaine dernière.
Les ministres des Finances de la zone euro se sont déjà entretenus samedi par téléphone et "se sont mis d’accord sur une base de négociations avec le FMI" sur les moyens de réduire la dette grecque, a indiqué à l’AFP une source européenne proche des négociations.
"Les investisseurs sont clairement dans l’attente de l’annonce d’un accord aujourd’hui. Les déclarations de certains politiques vont dans cesens et la réaction de l’euro, à court terme, souligne que les investisseurs anticipent une bonne nouvelle sur la Grèce", résument les économistes chez Aurel BGC.
Les investisseurs auront peu d’indicateurs au programme en Europe et aux Etats-Unis, si ce n’est le baromètre GfK du moral des consommateurs en Allemagne (13H00).
Aux Etat-Unis, après la fête de Thanksgiving, les élus du Congrès américain reviennent à Washington pour négocier avec Barack Obama un accord sur le déficit, permettant d’éviter le "mur budgétaire".
Sans accord d’ici la fin de l’année, une série de mesures entreront automatiquement en vigueur pour assainir la situation budgétaire, ce qui pourrait replonger le pays en récession.
"Les investisseurs ont +acheté+ l’idée d’une résolution rapide du risque" de mur budgétaire, rappelle le courtier Aurel BGC, quiprévient que "le temps est compté".
Parmi les valeurs, les banques étaient mal orientées, à l’image de BNP Paribas (-0,16% à 42,53 euros), Crédit Agricole (-0,67% à 5,76 euros) et Société Générale (-0,55% à 26,99 euros).
ArcelorMittal lâchait 0,47% à 11,66 euros. Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg "ne veut plus de Mittal en France", a-t-il déclaré aux Echos.
Carrefour était presque stable (+0,08% à 18,87 euros) après avoir démenti dimanche envisager une alliance avec le chinois China Ressources.
L’Oréal perdait0,48% à 103,90 euros. Le numéro un mondial des cosmétiques a annoncé lundi la signature d’un accord en vue du rachat de la marque américaine de maquillage Urban Decay, pour un montant non dévoilé.
Total perdait 0,19% à 38,53 euros. Le groupe a présélectionné quatre offres de rachat de TIGF, filiale qui gère le réseau gazier du sud-ouest de la France, selon des sources concordantes.
Enfin, ST Dupont chutait (-7,14% à 0,39 euro), après avoir publié un bénéfice net en repli de 20% au deuxième trimestre de son exercice décalé.