Tarifs bancaires 2015 : peu de hausse, mais de bonnes raisons pour en changer !
Vos frais bancaires ne seront guère plus élevés en 2015. Par contre, certaines banques sont toujours aussi chères. Les banques en ligne restent de loin les plus économes. Comparatif.
mercredi 1er avril 2015, par Banketto FR
2015 : Tarifs bancaires en faible hausse
Le quotidien Les Echos avait effectué en début d’année une étude des tarifs bancaires des principales banques à réseaux. Leur conclusion est sans appel, la hausse des frais bancaires pour 2015 est très limitée. Certaines cotisations de cartes de paiement progressent légèrement, comme à la Société Générale ou aux Caisses d’Epargne, mais la tendance est à la stabilité, en ligne avec une inflation au plancher.
Tout de même de nouveaux services facturés...
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fl Malgré les alertes de l’Observatoire des tarifs bancaires, la facturation des frais de tenue de compte continue de se généraliser. La Société Générale, qui assurait jusqu’alors ce service gratuitement pour ses clients, leur facturera 24 euros par an à partir de janvier 2016.
Un tarif qui se situe légèrement au-dessus de la moyenne nationale, soit 23 euros en 2014. Cette facturation fait polémique, car elle reste opaque pour le client. Selon le CCSF, le comité consultatif du secteur financier, qui dépend de la Banque de France, 61 % des banques de la place l’ont imputée à leurs clients en 2014, contre seulement 32 % en 2010.
De nouvelles lignes apparaissent également sur la plaquette tarifaire de la Caisse d’Epargne Ile-de-France : l’établissement prélève désormais 7,50 euros pour la destruction d’un chéquier qui n’a pas été retiré dans les deux mois et facture la gestion des prélèvements depuis le passage à Sepa (lire ci-dessous). Un autre exemple d’innovation tarifaire touche le relevé de compte mensuel « papier » qui, par obligation, est gratuit.
La Banque Populaire Occitane proposera ainsi en 2015 de coupler le relevé électronique, lui aussi gratuit, au relevé papier mensuel pour la somme de 3 euros par mois (soit 36 euros par an). « Aujourd’hui, dès qu’on demande quelque chose à son banquier, il y a des frais au bout », note Reine-Claude Mader, présidente de l’association de consommateurs CLCV.
La banque à distance moins onéreuse
Pour convaincre leurs clients de se tourner vers Internet pour les opérations sans valeur ajoutée, les banques continuent de baisser leurs tarifs en ligne. Le CIC facturait, en 2014, 2,90 euros par mois l’accès à son service de banque à distance, qui devient gratuit en 2015. A la Banque Populaire Occitane, cet abonnement passe de 22,80 euros par an à 18 euros à compter du 1er janvier. Une exception dans un univers digital où la gratuité est devenue la règle.