1% logement : les discussions vont débuter début juin (président Anah)
Les discussions sur l’affectation, pour la période 2012-2014, des ressources d’Action Logement (ex-1% logement) vont débuter début juin, a déclaré mardi Dominique Braye
PARIS, 3 mai 2011 (AFP)
mardi 3 mai 2011, par AFP
Les discussions sur l’affectation, pour la période 2012-2014, des ressources d’Action Logement (ex-1% logement) "vont débuter début juin", a déclaré mardi Dominique Braye, président de l’Agence nationale de l’habitat (Anah).
"Il faut maintenir l’activité de l’Anah en raison de la montée de la précarité, notamment dans lescopropriétés", a affirmé M. Braye, par ailleurs sénateur UMP des Yvelines, lors d’une conférence de presse.
Action Logement, qui participe au financement de la construction de logements sociaux et aide les ménages à accéder à la propriété, avait demandé dès mars 2010 à l’Etatde diminuer la ponction qu’il fait sur ses ressources pour pouvoir poursuivre ses missions.
Action Logement a versé notamment, à la place de l’Etat, 480 millions d’euros par an entre 2009 et 2011 à l’Anah qui a attribué 556 millions d’aides en 2010, dont 92 millions à des syndicats de copropriété et à des particuliers pour la rénovation de parties communes dégradées, afin d’améliorer 107.328 logements.
Les besoins des 15% des 5,7 millions de logements en copropriété considérés comme étant en mauvais état ou sans confort sont très importants, a soulignéM. Braye qui affirme qu’"on ne peut discuter des subventions à l’Anah sans discuter des subventions à l’Agence nationale de rénovation urbaine".
Le gouvernement a fixé l’an dernier à l’Anah deux nouvelles priorités : la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique etla réorientation des aides en faveur des propriétaires occupants.
L’Anah est un établissement public financé par des ressources budgétaires tandis que le 1% logement, géré paritairement par le patronat et les syndicats, est une participation obligatoire des entreprises de plus de 20 salariés, ramenée depuis plusieurs années à 0,45% du total de la masse salariale.