6 février : journée mondiale sans téléphone portable, les smombies en première ligne
C’est un phénomène de société, les smombies (personnes zombies marchant avec leur smartphone) sont un vrai danger pour eux-mêmes et pour les autres. Journée mondiale de sensibilisation à un usage rationnel des portables.
vendredi 6 février 2026, par Zurbains
La journée mondiale sans téléphone portable est un ensemble de trois jours pendant lesquels, selon son promoteur, l’écrivain français Phil Marso, le public est invité à réfléchir à l’usage qu’il fait des téléphones portables. Son audience n’est pas connue. Limitée au 6 février lors de sa création en 2001, elle s’étend désormais du 6 au 8 février (sauf en 2020 où elle dure exceptionnellement du 3 au 9 février).
Un smombie (mot-valise formé à partir de smartphone et zombie) est un piéton ayant les yeux rivés à son téléphone mobile au point de négliger son environnement immédiat et de ne pas prêter l’attention nécessaire à sa propre sécurité et à celle des autres.
Selon une étude menée en 2014 par Dekra dans six capitales européennes, 17 % des piétons de grandes villes auraient un comportement à risque avec leur smartphone : les principales causes de distraction sont l’envoi de SMS pendant qu’ils traversent la route (8 % des piétons), les appels téléphoniques (2,6 % des piétons) ou les deux à la fois (1,4 % des piétons). Le degré de vigilance diminué des smombies serait ainsi à l’origine d’accidents de la route mortels.
Feux clignotants au sol
Ce comportement dangereux incite certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou l’Australie à installer des feux clignotants intégrés dans la chaussée dans les endroits clés (au niveau des carrefours, des passages de tramway), des avertisseurs sonores ou, en Chine, des voies piétonnes exclusivement réservées aux utilisateurs de portables. Plusieurs villes universitaires américaines font figurer des inscriptions « Regardez devant vous » à proximité d’escaliers et de passages-piétons.
Japon : smartphone interdit en marchant
Un message d’avertissement à Osaka. À Yamato, une étude de janvier 2020 portant sur 6 000 piétons a révélé que 12 % d’entre eux utilisent leur smartphone en marchant. Estimant que cela est dangereux, la ville interdit cette utilisation depuis juin 2020.