DANGER ASSURANCE VIE !

Discussion générale sur le placement épargne assurance vie. Questions/réponses sur un contrat type d'assurance vie, les options possibles...

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cbcompta
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DANGER ASSURANCE VIE !

Messagepar cbcompta » 05/08/2011 22:40

La situation est extrêmement grave et personne ne doit se leurrer sur l'état réel des finances publiques de la plupart des grands États de ce monde et de l'Europe en particulier.
Le poids de la dette ne cesse de s'aggraver, et le coà»t financier est devenu insupportable. Les mesures d'austérité amènent le ralentissement économique, qui dégénère en récession. C'est la banqueroute qui menace ces États à  terme. Déjà  la Grèce est en faillite, mais l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie suivent la même voie.
Alors, POURQUOI CETTE MISE EN GARDE ? Tout simplement parce que dans votre assurance-vie, il y a sans doute, et même presque à  coup sà»r de la dette de ces États qui s'effondrent. Dans les fonds Euros, réputés les plus sà»rs, il y a de la dette Italienne, beaucoup, les banques et assureurs Français, sont très impliqués, ils sont les premiers créanciers étrangers pour cette dette. Vous devez savoir que leurs pertes ne seront pas couvertes par le fonds de garantie ! Vous devrez donc en subir le coà»t intégralement !
Il serait irresponsable de ne pas le dire, c'est pourquoi je m'adresse à  ceux qui ne comprennent pas très bien la situation et qui n'ont qu'une modeste épargne à  préserver. Vous devez le plus rapidement possible, vous assurer de ce qu'il y a dans le fonds Euros que vous avez souscrit, et ne pas vous contenter des propos rassurants de votre conseiller, qui n'a pas intérêt à  vous voir partir. Pour cela, procurez-vous le reporting, et tâchez de savoir exactement ce qu'il y a dans le fonds. Si la dette de ces Pays est en proportion significative, il vaudrait mieux, dans votre intérêt, retirer votre argent pour le mettre en sécurité, dans un livret A par exemple.
Ne souscrivez pas à  un fonds Euros sans savoir exactement ce qu'il y a dedans.
Si vous avez un placement à  faire, mettez votre argent dans un livret réglementé. Si vos avoirs dépassent la limite de dépôt, placez-les sur un compte garanti, type livret fiscalisé, ou compte à  terme. Attention aux produits bancaires ! Toute autre formule peut s'avérer rapidement très dangereuse.
Si votre assurance-vie est investie dans un fonds Euros qui ne détient pas cette dette que j'évoque plus haut, alors il n'y a pas de quoi s'affoler. En tout cas pas pour le moment, bien que la situation semble évoluer très rapidement.

Joel
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Messagepar Joel » 08/08/2011 08:54

Bonjour,
Merci de ce message de mise en garde.
Je possède une assurance-vie contenant le produit ÉTOILE TOP3:
http://www.zonebourse.com/ETOILE-TOP-3-7124720/composition_fonds
Quelqu'un saurait-il s'il y a matière à  s'inquiéter ?
Merci

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 08/08/2011 13:28

Bonjour,

Ils vous ont fait signer pour un OPCVM (SICAV - FCP), à  base d'actions, c'est un produit nettement plus risqué qu'une assurance-vie en Euros (fonds en euros). D'autant que les actions plongent depuis des jours et que la situation financière est très grave. Ce genre de produit ne devrait pas, dans ce contexte très périlleux, représenter plus qu'une petite fraction de votre patrimoine, car le risque de perte en capital est réel. Je conseille fortement de ne pas souscrire aux produits bancaires. Et d'être très regardant avec les fonds en Euros. D'autant plus méfiant aujourd'hui que la BCE rachète la dette Italienne et Espagnole, ce qui veut dire que la dette Française perd de sa qualité, car la France est contributeur de la BCE. Et d'autant plus absurde que c'est la même chose pour l'Espagne et l'Italie qui, en somme, rachètent leur propre dette publique via la BCE, ce qui est un montage grossier et sans avenir.
Si vous ne saisissez pas parfaitement tout ce qui est en train de se passer, le plus sà»r est de mettre votre argent dans un Livret A.

Joel
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Messagepar Joel » 08/08/2011 16:49

Bonjour,

Merci pour votre réponse. Je posais la question car il est mentionné sur mon contrat qu'il s'agit d'un fond à  capital garanti (le premier, je possède très peu de titres sur le second), et que le montant originellement versé est censé être entièrement restitué en 2014, y compris en cas de moins value, ce qui est le cas aujourd'hui (- 6000€). Mais 2014 c'est loin, il peut se produire beaucoup de choses, et ça ne me servira pas à  grand-chose, j'imagine si la banque ou la compagnie d'assurances (pour X raisons) ne peut procéder au remboursement.
Donc, quitte à  perdre la moins value actuelle, vous me conseillez de sortir ce capital de ces produits si j'ai bien compris.

Merci en tout cas,
Cordialement.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 10/08/2011 18:00

Grosse attaque contre les banques Françaises aujourd'hui encore, avec Société Générale qui continue de plonger de façon vertigineuse, mais toutes ses consÅ“urs Françaises et Italiennes sont attaquées sur des rumeurs de faillite dues à  la surexposition aux dettes pourries et aux marchés dérivés sur les matières premières. Les rumeurs ne sont pas des faits, mais ce qui se passe est à  prendre avec le plus grand sérieux.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 11/08/2011 14:33

@Joel, je ne conseille pas de prendre une telle décision, c'est à  vous de la prendre. D'ailleurs je n'ai pas le temps d'étudier le produit et sa garantie associée. Si le capital est vraiment garanti, une garantie sérieuse, alors il faut peser le pour et le contre, car votre perte virtuelle semble importante, mais tout dépend du capital initial. Analysez la situation calmement.

Encore une rumeur relayée par Reuters. Impossible pour le moment de confirmer.

Bourse de Paris : Une banque d'Asie aurait coupé son crédit aux banques françaises
Une banque en Asie a coupé ses lignes de crédit aux grandes banques françaises et cinq autres banques asiatiques sont en train de revoir leurs crédits, ont indiqué jeudi à  Reuters six sources bancaires.

La hausse soudaine du sentiment de risque, associée à  la chute brutale des cours des banques françaises mercredi, ont incité certaines banques en Asie à  réexaminer leurs risques de contrepartie et à  regarder si elles devaient réduire leur exposition aux établissements bancaires européens, ont expliqué ces sources, de six banques asiatiques.
http://www.zonebourse.com/actualite-bou ... ountview=0

Joel
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Messagepar Joel » 11/08/2011 15:27

@ cbcompta : j'avais bien compris, ne vous inquiétez pas. Je me suis peut-être mal exprimé. Dans tous les cas, je prendrai la décision seul. Merci.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 12/08/2011 12:06

Quatre pays Européens dont la France viennent d'interdire la vente à  découvert sur les titres des institutions financières. Voir la liste ici. http://www.amf-france.org/documents/general/10109_1.pdf
La pression sur les banques devrait donc s'alléger. Est-ce une bonne méthode? En tous cas la baisse parait enrayée, du moins pour les deux semaines qui viennent, durée de l'interdiction. Celle-ci pourrait être prolongée si nécessaire précise l'AMF.
Si la baisse n'est plus alimentée par un fort courant vendeur, alors un rebond des marchés est possible.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 19/08/2011 10:43

L'éventuelle sortie de la zone Euro par l'Allemagne est évoquée de plus en plus ouvertement. Que ce soit par l'économiste Stiglitz ou par J.Delors qui affirme que « la France tente d'empêcher l'Allemagne de sortir… »
On peut comprendre que les Allemands ne veuillent pas payer pour les États en faillite comme la Grèce, voire l'Italie, etc… La France seule ne pourra pas soutenir le système, vu qu'elle est déjà  dans un état critique et proche du point de non-retour sur sa propre dette. Il n'est même pas vraisemblable que ces deux pays puissent maintenir la zone Euro à  terme en épongeant tous les mois des déficits massifs, alors qu'ils sont confrontés au ralentissement de leur propre économie, et que la récession se profile pour les prochains trimestres. Si l'Allemagne devait sortir, que vaudrait la dette hexagonale ?
Delors a-t-il raison d'affirmer que nous sommes au bord du gouffre ? Constat très tardif, et même plus tout à  fait exact. La vérité est que nous plongeons dans ce que nous avions momentanément évité en 2008/2009. Le président de la banque mondiale de rappeler justement que la situation est plus grave qu'en 2008. Rien n'a été résolu sur le fond, et les déficits ont empiré.
Les banques sont prises à  la gorge par leur imprévoyance, le système financier dans son ensemble n'est qu'une gigantesque bulle de produits dérivés. Les politiques ont perdu pied.
La meilleure façon de se protéger est sans doute de rester liquide.

melomane82
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demande de précisions

Messagepar melomane82 » 22/08/2011 18:02

Sur une assurance vie en fonds euros, comment peut on risquer son capital ? c'est une risque de taux plutot non ? et la garantie des 100 000 € doit jouer non ?

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 30/08/2011 12:42

La dette Italienne atteint 120% du PIB. La croissance a été révisée en baisse à  moins de 1% mais l'Italie doit verser des intérêts à  5.22%. Est-ce tenable ? Les banques Françaises sont en première ligne.
Le schéma à  la Madoff* est en place. Ce sont les derniers qui prêtent qui perdent tout.

*(encore appelé schéma de Ponzi)

Joel
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Messagepar Joel » 30/08/2011 15:18

Est-ce vraiment 120% du PIB sur une année ? Je sais qu'en France, il a été récemment dénoncé que nos dirigeants comparent la dette du PIB sur une année, alors que la dette se paie sur une délai de sept ans et 31 jours. Il faut donc comparer le PIB sur cette même période pour obtenir un % exact.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 30/08/2011 16:05

@Joel, je ne sais d'o๠vous tirez cette "dénonciation"(sic). C'est la méthodologie employée par tous les instituts publics et privés dans le monde, l'addition des dettes rapportée au PIB, sur lequel est appliqué un taux de remboursement annuel imposé par le marché, et lorsque celui-ci est supérieur à  la croissance, et la dette>PIB, vous pouvez faire comme vous voulez, c'est de la cavalerie. Les nouveaux emprunts servent à  rembourser les intérêts et pas le capital.
L'intérêt de la dette à  MT et LT se paie chaque année, peu importe que ce soit de la dette à  5, 7 ou 10 ans, vous payez sur le total. Vous devez confondre avec le remboursement du capital, qui lui n'intervient qu'à  l'issue de la période. Le remboursement du capital et le paiement des intérêts sont deux choses différentes. l'Italie, comme la France d'ailleurs, sont dans l'obligation d'emprunter pour payer l'intérêt de la dette. La différence est que le cumul de la dette en France est encore inférieur à  son PIB (85% environ) et le taux moyen de l'intérêt est lui aussi inférieur. Mais il est malgré tout supérieur à  la croissance.

Cdt

hoteldeville
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Messagepar hoteldeville » 30/08/2011 17:50

La situation financière de beaucoup de pays est inquiétante.
Est ce à  dire que les épargnants doivent fuir les actions et les fonds en €uros des contrats d'assurance-vie.?
Dans ma vie j'ai beaucoup travaillé,mais peu gagné et, pas beaucoup épargné.
Malheureusement,depuis 15 ans,je me suis fait,presque toujours,plumé,essoré et rincé....
Or,si je comprends bien c'était une période bénie,favorable aux épargnants.
Alors, je me dis que bientôt il ne restera plus rien.

Joel
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Messagepar Joel » 30/08/2011 18:00

Ce que je veux dire par-là  c'est que le cumul (intérêt+capital) remboursable chaque année n'est pas équivalent à  85% du PIB (pour la France, par exemple). On ne peut pas comparer en effet la totalité de la dette à  rembourser (quelque chose comme 1600 milliards, je crois) au PIB sur une année. Et je crois que c'est ce qui a été fait pour calculer ce pourcentage. En gros, c'est un peu comme si on comparait le salaire d'un emprunteur sur une année au montant total du crédit qu'il a effectué sur 10 ans.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 30/08/2011 19:01

Et c'est pourtant ce qu'il faut faire, car les recettes fiscales sont aussi à  rapporter au PIB. Ce que vous ne retenez pas à  juger de votre exemple, c'est que l'État ne s'endette pas comme l'entrepreneur qui investit, mais pour survivre, pour boucler ses fins de mois, notamment pour payer les intérêts de la dette et le déficit primaire, avec des revenus qui augmentent moins vite que le coà»t de sa dette. Ce système n'est pas tenable. Aucun rapport entre un entrepreneur qui travaille pour lui en produisant sa richesse et l'État qui vit des impôts en ponctionnant le travail, et encore faut-il qu'il y ait des contribuables, que ceux-ci ne s'exilent pas, et que les entrepreneurs soient motivés à  produire au bénéfice de cet État. Un État ne produit aucune richesse ex-nihilo, il taxe, rien à  voir avec l'entrepreneur. Aucune banque n'accepterait de prêter à  un entrepreneur pour qu'il paie principalement son salaire, celui de ses employés et l'intérêt de la dette (le banquier se verserait alors à  lui-même l'intérêt qu'il attend de l'entrepreneur, ce qui n'a pas de sens), c'est pourtant ce que fait la France depuis plus de 30 ans. Et pour l'Italie, la Grèce etc... La situation est encore plus dramatique et ne cesse d'empirer, avec une chute de 5 ou 6 % du PIB grecque par exemple.

Joel
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Messagepar Joel » 31/08/2011 07:52

Je suis d'accord sur le fait que cette situation n'est pas tenable. La dette croît de façon exponentielle et est de toute façon irremboursable (vu que, comme vous le dites les revenus augmentent moins vite que le coà»t de cette dette). La seule chose que je voulais dénoncer en disant ça, c'est qu'on nous affirme qu'elle représente 85 % du PIB de la France, sans préciser que c'est le coà»t ANNUEL. Bref, on tend à  dramatiser, alors que la France ne rembourse qu'une cinquantaine de milliards par an à  ce qu'il me semble. Ce qui ne représente pas 85 % de son PIB annuel, mais environs 12 % d'après les chiffres que j'ai pu voir. Présenté comme ça, c'est quand même nettement moins dramatique. Je pense donc que cette histoire de dette – en tout cas comme on nous la présente –, n'est qu'un prétexte pour instaurer les cures d'austérité qui s'annoncent.
D'o๠ma question sur l'Italie. Il s'agit donc bien de 120 % de son PIB annuel.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 03/09/2011 12:21

J'ai déjà  dit qu'il fallait se méfier des produits bancaires, parce qu'il faut se méfier de la solidité des banques (et aussi de leur honnêteté...), malgré le discours lénifiant des pouvoirs publics, d'ailleurs démenti par le FMI qui parle d'une recapitalisation urgente de 200 milliards. (O๠les trouver ?)
Voici une nouvelle illustration des difficultés inextricables dans lesquelles le système bancaire est empêtré. Il s'agit pour le moment, du seul cas de la société générale, poursuivie dans l'affaire des Subprimes qui pourrait coà»ter encore des centaines de milliards aux banques. La société générale est poursuivie par la FHFA, au même titre que d'autres dans ce scandale financier, et si le préjudice estimé n'est pas encore chiffré, il est considéré comme «important» par l'Agence fédérale de financement du logement.
Vu l'ampleur des sommes en jeu, on aurait tort de se croire à  l'abri avec les garanties, très théorique, des fonds de garantie. Quant à  l'État, nous savons tous que les finances publiques sont en faillite.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011 ... suivie.php

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 09/09/2011 20:15

Le système bancaire poursuit sa chute.
Les CDS de la France ont triplé en deux mois, passant même au-dessus des CDS de l'Italie au mois d'aout, ce qui signifie que les investisseurs pensent que le risque de défaut de la France sur sa dette est supérieur à  celui de l'Italie, l'Italie qui est pourtant en proie à  de graves difficultés budgétaires. La France s'enfonce dans les déficits et ceux-ci semblent hors de contrôle. Exemple, le déficit de la sécurité sociale a triplé en deux ans et atteint un record historique de 30 milliards en 2010. Il sera au moins de 30 milliards en 2011. à€ cela s'ajoute l'aide à  la Grèce de 15 Mds, en seulement deux lignes la dette du pays s'alourdit de 45 Mds, et ce n'est pas fini. Le gouvernement surestime (pour des raisons politiques) la croissance pour 2011 et 2012. L'estimation du déficit n'est donc pas juste, et il faudra retourner sur les marchés pour accroitre la dette, ou faire une nouvelle rigueur.

La zone euro va mal, les banques vont mal et le président du directoire de Deutsche Bank, Josef Ackermann a déclaré récemment que, je cite : "C'est enfoncer une porte ouverte que de dire que beaucoup de banques européennes ne survivraient pas si elles devaient réévaluer la dette souveraine de leurs comptes au niveau du marché", les banques ont comptabilisé un défaut Grecque à  seulement 21% alors qu'il sera au moins de 50%. L'écart est énorme, et ce n'est que parler de la seule Grèce !
L'Italie est aujourd'hui dans la même situation d'endettement que la Grèce, il y a un peu plus d'un an, c-à  d à  120% du PIB, on connaît la suite, la Grèce est aujourd'hui à  160% et son économie s'effondre. Plus personne ne peut cacher qu'elle ne sera jamais plus en état de rembourser. L'argent qu'on lui donne est perdu.
Un dernier point pour se représenter la grande vulnérabilité de notre système bancaire, il faut savoir qu'en plus d'avoir trop peu de fonds propres les engagements des quatre principales banques françaises représentent plus de 2,5 fois le PIB français !

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 16/09/2011 17:26

L'affaire UBS éclaire à  nouveau les méthodes surréalistes des banques dans leur management du risque. Confier à  des jeunes traders le pouvoir de jeter des milliards dans la fournaise sans qu'aucun système ne puisse sonner l'alerte, c'est une gestion totalement insensée de nos avoirs. Car il ne faut pas s'y tromper, les particuliers peuvent être entrainés dans un désastre touchant une banque si par malheur il prenait l'envie à  un trader d'en faire encore plus. La Barings, la Société Générale, UBS, aucune banque n'est à  l'abri de ces joueurs de poker, qui engagent des sommes phénoménales à  cause des effets de levier. La Barings a d'ailleurs été engloutie après 250 ans d'existence. Le plus inquiétant est qu'UBS avait déjà  subie de lourdes pertes avec la crise des subprimes. La banque a été incapable d'en tirer les leçons, tout simplement parce que c'est le système qui fonctionne ainsi. Les banques ne peuvent espérer gagner qu'en prenant des risques énormes, et fatalement, un accident survient.
Nos banques sont actuellement sous perfusion. Grâce à  un accord de refinancement avec la FED, elles peuvent, pour un coà»t très élevé, obtenir des devises. C'est un bien mauvais signe de leur état de santé que d'en arriver là . Quand on passe dans le service réanimation d'un hôpital, c'est qu'on n'est pas au mieux de sa forme.

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Messagepar cbcompta » 05/10/2011 17:53

La Banque Dexia est morte la nuit dernière. Elle avait pourtant passé un bilan de santé positif en réussissant haut la main les stress tests au mois de juillet. Le ministre de l'économie réaffirmait d'ailleurs il a quelques semaines encore que le système bancaire était sain, et balayait d'un revers de main les « rumeurs infondées » qui ne sont que le fruit de « l'imagination des spéculateurs ». Seulement voilà , le gouvernement vient de créer en urgence une structure de défaisance pour récupérer près de 100 milliards d'emprunts toxiques du privé pour les mettre sur le dos du contribuable, une fois de plus. Les 6.5 milliards versés en 2008 n'auront donc servi à  rien.
La banque postale et la CDC vont être chargées de récupérer les affaires douteuses de la défunte.
La contamination continue son bonhomme de chemin.

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Messagepar cbcompta » 18/10/2011 11:31

L'agence de notation Moody's menace le triple A de la France parce qu'il est « le plus fragile de la zone Euro », et parce que « la puissance financière du gouvernement s'est détériorée ».
La période d'évaluation durera trois mois. La perte du AAA était déjà  attendue dans le courant 2012, mais la menace se précise, probablement à  cause de la faillite « inattendue » de Dexia, mais aussi pour la prévision de croissance totalement irréaliste du gouvernement.
Quelle conséquence pour l'assurance vie ? La dégradation de la note de la France entrainera une hausse des taux, ce qui mécaniquement fera baisser le rendement relatif des émissions anciennes. Les fonds anciens seront les plus impactés ! Plus le fonds est ancien, plus il regorge potentiellement d'obligations Françaises notées AAA. Cette menace ne fera certainement pas ralentir la décollecte constatée sur les supports assurance-vie.
D'autant que la situation pouvant évoluer très rapidement, la dégradation de la France pourrait être l'amorce d'une spirale comme on l'observe dans d'autres pays de la zone Euro.
Comment s'en protéger ? Le plus simple est de ne pas s'exposer à  ce risque en repoussant les produits de long terme, et donc de rester liquide, en plaçant sur des livrets ou des produits monétaires sans risque (attention aux produits pourris des banques et assureurs !). Quant à  ceux qui veulent malgré tout courir le risque, pour profiter de l'avantage fiscal par exemple, alors il vaut mieux s'orienter des fonds récents (moins de 3 ans), toujours en surveillant les frais de souscription qui sont un critère d'autant plus déterminant que le rendement servi va chuter. Il est d'ailleurs facile de trouver sur internet des fonds à  zéro frais de souscription et ces fonds sont exactement les mêmes que ceux servis en agence, avec le plus souvent des frais de gestion réduits à  0.6%/an.

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Messagepar cbcompta » 30/10/2011 14:57

L'accord du 26 octobre aurait-il sauvé le monde du chaos ? C'est ce que l'on voudrait nous faire croire, mais il y a au moins deux énormes problèmes dans ce qui pourrait s'avérer, être au bout du compte qu'une nouvelle fumisterie.
Premièrement, personne n'arrive à  trouver les 100 Mds de participation des banques à  la dette grecque. Les chiffres donnent au mieux un total de 81 Mds. Est-ce qu'il y aurait de la dette cachée ?
Le second problème est énorme, puisqu'en refaisant les comptes, on ne trouve en tout et pour tout qu'un effort réel de 16 Mds ! Entre 100 Mds annoncés et 16 Mds qui seraient éventuellement abandonnés, si les banques jouent le jeu, ce n'est pas du tout la même chose !
Réduire de 16 Mds une dette de 350 Mds voilà  qui n'est pas à  proprement parler une opération de sauvetage, ni un sacrifice puisque l'effort consenti ne représente que 4.5% du capital dà»Â !

L'autre probable mystification porte sur le désendettement attendu de la Grèce à  l'horizon 2020. Déjà  on ne connaît pas les modalités du calcul, elles doivent être particulièrement optimistes, mais vu l'état de délabrement de son économie, et la réduction marginale de la dette détenue par les banques, il est invraisemblable que ce redressement s'opère, et de toute façon, ramener la Grèce au niveau de l'Italie (120 % du PIB en 2020) ne résoudrait rien puisque la dette Italienne galope en dépit d'un solde primaire positif.
Enfin, on n'en sait pas davantage sur le renflouement du FESF. La France doit contribuer à  hauteur de 200 Mds, pour acheter de la dette pourrie (et non pas seulement servir de caution comme on le présente habilement mais faussement). De quelle escarcelle va-t-on sortir cette somme astronomique quand déjà  le gouvernement peine à  trouver les huit Mds de la révision de croissance ?

On pourrait ajouter que le Président est bien étonnant lorsqu'il se félicite que l'investissement en Grèce aurait déjà  rapporté des intérêts à  la France. On se demande pourquoi aucune institution privée ne veut de cette dette si elle est véritablement rentable… Peut-être apprendrons-nous dans quelque temps que le profit s'est mué en perte ; après les élections ?
La bonne nouvelle, c'est que les marchés ont salué le plan de façon spectaculaire, mais dans de faibles volumes (alimentés principalement par l'effet mécanique des ETF qui se couvrent de la hausse). C'est l'occasion pour ceux qui avaient le bras tordu par la déconfiture de l'été de sortir des produits pourris que nos « sympathiques» institutions financières aiment nous refourguer, tout à  leur profit.

Pour en savoir plus, quelques articles intéressants sont à  lire d'urgence, vous apprendrez notamment que 38 Mds ont fui vers la Suisse en seulement 18 mois. 38 Mds, c'est 11%% de la dette grecque, et 2.4 fois l'effort réel des banques dans le plan du 26 octobre !
Vous gagnerez à  lire attentivement l'article sur les déboires récurrents de la Grèce, ses faillites à  répétition.
http://www.lepoint.fr/economie/le-vrai- ... 516_28.php
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011 ... celere.php
http://www.liberation.fr/economie/01012 ... ire-d-etat

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 31/10/2011 20:59

Le Premier ministre Grec vient d'annoncer ce soir un référendum décisif pour l'adoption du nouvel accord décidé le 26 octobre. Et c'est un coup de théâtre digne de Sophocle !
M. Papandréou vient d'indiquer au groupe parlementaire socialiste qu'il allait demander un vote de confiance au parlement et que la question de l'adoption du nouvel accord serait posée au peuple : « Les Grecs veulent-ils l'adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils? Si les Grecs n'en veulent pas, il ne sera pas adopté» a-t-il déclaré. C'est une décision spectaculaire, vraisemblablement inattendue dans les chancelleries et qui va donner une tournure décisive au règlement de la dette grecque. On peut saluer ce geste politique courageux comme une vraie avancée démocratique, pour une fois qu'on demande son avis au peuple ! Mais l'issue ne fait pas beaucoup de doute, le plan sera vraisemblablement rejeté vu que seuls 12,6% le jugent positif. La crise de l'Euro prend donc une nouvelle dimension, et son évolution est plus imprévisible que jamais.

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Messagepar cbcompta » 02/11/2011 13:52

La société de courtage américaine MF Global vient de faire faillite. C'est un poids lourd du business qui disparaît avec des actifs de plus de 41 milliards. Une exposition trop importante à  la dette Européenne aurait achevé MFG, sachant qu'elle aurait investi 6 Mds en dette Italienne et Espagnole, tout en confondant ses fonds propres et ceux de ses clients ! (le courtier de dérivés qui a déposé son bilan lundi, a omis de distinguer les comptes de la clientèle de ses propres comptes, a déclaré mardi son autorité de tutelle.)
La faillite entraine déjà  des difficultés pour certaines sociétés de courtage Européennes comme WHS, dont les clients ont actuellement leurs avoirs gelés par le liquidateur pour plusieurs semaines. Les créanciers sont aussi impactés par la faillite, comme les banques JP Morgan et Deutsche Bank.
Régulièrement on constate à  la lumière d'une faillite ou d'une perte de trading monumentale, que la régulation promise en 2008 n'existe pas. C'est toujours la même opacité, les comptes des clients ne sont pas ségrégés, ni protégés. Le casino bancaire est toujours ouvert.
La première remarque est que décidément la dette Européenne ne porte pas chance.
Il vaudrait mieux vous assurer que votre AV ne compte pas de dettes Italienne et Espagnole*.
Ensuite, assurez-vous que vos comptes titres et épargne ne sont pas gérés par un organisme OTC.
Dans le doute s'abstenir.

* Sans qu'on puisse se rassurer sur la solidité de la dette Française, les échecs à  répétition des plans de sauvetage doivent inspirer la plus grande prudence.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 03/11/2011 14:59

Pendant que le gouvernement nous assurait que la dette périphérique était sans danger, en particulier la dette Italienne, présentée comme sà»re, il recommandait aux banques de la vendre! C'est ce que vient d'avouer Baudoin Prot le DG de BNP à  l"antenne de BFM!
La banque a cédé sur les marchés 8,3 milliards d'euros de titres italiens et 2,2 milliards de titres espagnols!
Les particuliers sont à  nouveau floués dans cette affaire, les pouvoirs publics désinforment le grand public au profit des banques. Il n'y a qu'une attitude à  adopter face à  cette mascarade, sortir des fonds Euros s'il y a la moindre dette périphérique dedans (Italie, Espagne, Grèce, Irlande, Portugal etc..)(c'est d'ailleurs ma recommandation depuis des mois).
Il n'y a plus que la dette Allemande qui soit à  peu près sà»re, même la dette Française doit être évitée.
Ils vont finir par tuer l'assurance-vie avec ces méthodes détestables.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 09/11/2011 20:46

Le 10 ans Italien a frôlé 7.5% aujourd'hui avant de rebaisser légèrement, probablement sous le coup de rachats de la BCE. Au moins, ceux qui lisent cette file n'auront pas été surpris par la flambée des taux Italiens. La situation ne date pas d'hier, mais quand les marchés décident de la voir en face, ça peut faire mal brusquement.

L'autre victime du jour est la dette Française. Le spread (l'écart) avec la dette Allemande est à  un niveau record, signe de la défiance des investisseurs vis-à -vis de la capacité du gouvernement à  gérer les affaires dans un environnement de croissance nulle, voire de récession. Le second plan Fillon n'a pas de quoi rassurer, et il n'a rassuré personne, car c'est un bricolage de mesures dont la plupart sont renvoyées aux calendes grecques. En clair, le Premier ministre laisse le soin à  son successeur de réparer les dégâts de son quinquennat à  Matignon. Car M. Fillon est un peu le spécialiste des déclarations de faillite, faillite des finances publiques, dont il porte quand même une certaine responsabilité, sans que jamais il n'apporte un remède efficace. Or, depuis 5 ans, il aura quand même alourdi la dette de 500 Mds, et laissé un déficit primaire (hors service de la dette) de 40 Mds !
On doit s'attendre à  ce que le marché réalise que les mesurettes du 7 novembre ne suffiront pas à  arrêter l'hémorragie. Donc, méfiance avec la dette Française ! (Vous la trouverez principalement dans les fonds Euros sous la forme OAT).

Enfin, le soutien qu'apporte la BCE va devenir problématique. Dans deux mois, elle aura épuisé ses moyens. Il faudra alors trouver un nouvel accord Européen pour financer le rachat de dettes si la crise perdure, mais celui-ci ne sera possible que si l'Allemagne accepte de payer, ou si les Européens acceptent de monétiser la dette, ce qui est en principe interdit par les traités. Le mieux est d'anticiper le pire, afin de ne pas se laisser surprendre. Je pense que vous connaissez désormais la méthode.

rosae_07
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DANGER ASSURANCE VIE

Messagepar rosae_07 » 19/11/2011 22:23

bonjour
j'ai lu avec intérêt votre analyse et je crois malheureusement que vous avez raison. Toute assurance vie dans laquelle il y a des emprunts d'état sont très dangereuses.
Que pensez vous de Swisslife (droits d'entrée un peu élevés) qui propose la répartition suivante en portefeuille obligataire :
50% Financières
11% Service public
12% industries
12% énergies (Edf, etc...)
14% communication ?

Pas d'emprunt d'état.... par contre j'ai vu que Swisslife était coté BBB et leurs frais sur versements sont de 4.5% ce qui est très élevé.

Merci de votre avis - cordialement

georges
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Messagepar georges » 03/12/2011 17:07

bonjour Cbcompta,
Après avoir lu vos arguments sur les AV, j'ai cherché vos coordonnées sur l'annuaire des pros de ce site sans vous y trouver ?
je ne trouve pas non plus le bouton "MP" ?
comment fait on pour vous contacter ?
merci

24heures
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Messagepar 24heures » 03/12/2011 18:01

De ce que je sais, "cbcompta" n'est pas enregistré en tant que professionnel sur notre forum. Pour lui écrire il vous faut passer par le menu "mon compte", en bas à  gauche, puis "mes messages" et enfin "nouveau".

georges
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Messagepar georges » 03/12/2011 18:09

merci 24 heures
bien a vous.

cbcompta
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Bonne année!

Messagepar cbcompta » 01/01/2012 14:32

Très bonne année à  tous!
Même si je crains hélas, que nous n'ayons peut-être pas encore vu le pire...
Soyez plus prudent que jamais.
Modifié en dernier par cbcompta le 15/01/2012 10:41, modifié 1 fois.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 13/01/2012 23:40

Voilà , la France vient de perdre son Triple A, notre « trésor National » comme disaient A.Minc, Sarkozy et d'autres… Cette fameuse note qui justifiait tous les plans de rigueur, mais ces plans n'auront servi à  rien car ils ne sont pas adaptés à  la situation dramatique des finances publiques.
Malheureusement, l'abaissement de la note est assorti d'une perspective négative, ce qui veut dire que l'on n'en a pas fini avec la dégradation. Mais comme nous entrons dans une période électorale, il ne faut pas s'attendre à  ce que le nécessaire soit fait, ce serait pourtant urgent.
Ce qui est cruel et ironique dans cette dégradation, est qu'elle cible particulièrement la France et épargne l'Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Luxembourg, et même la Belgique qui pourtant est en crise politique depuis des mois. Notre gouvernement qui prétendait donner des leçons à  tout le monde est donc puni, presque tout seul, avec l'Autriche, piètre consolation. C'est donc la France qui est la seule punie des grands pays de la zone Euro ayant un AAA. Manière de dire qu'il n'y a pas de pilote capable dans l'avion France.
Et puis il faut ajouter une nouvelle dégradation pour l'Italie, abaissée au niveau que l'Irlande BBB+ (niveau qui devient très inquiétant pour un pays de cette taille !). L'Espagne qui est également dégradée de deux crans, comme le Portugal. Et la « quasi » certaine faillite de la Grèce, qui serait imminente.
Le système financier ne survit que grâce à  des injections massives. Ces émissions sauvages de la banque centrale ne servent à  rien puisque l'argent retourne aussitôt là  o๠il a été créé, à  l'euro près. Mais elles portent en germe de grands désordres à  venir.
Est-ce que tout simplement nous ne serions pas en train de vivre en direct la mort d'un système économique qui n'était structurellement pas viable ? Ou bien n'est-ce que la mort de la zone Euro ? Ce qui est sà»r, c'est que les marchés continuent leur course hystérique et qu'il n'y a aucun garde-fou à  cette maladie. La véritable inconscience à  notre époque est de rechercher le prétendu rendement exceptionnel qui inéluctablement oriente vers le premier Madoff malicieux, fut-il un banquier ou un assureur en costume cravate.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 07/05/2012 09:51

Avec l'initiative de croissance qui semble se dessiner en Europe désormais, on va peut-être éviter le pire. Compte tenu de la faible valorisation des actions, autrement dit le bon rendement des actions, un placement sur un PEA en achat direct de titres pourrait s'avérer être une bonne affaire, parce que les rendements de l'assurance-vie ne sont pas fameux.

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 09/09/2012 18:20

« Business as usual » disent les anglo-saxons : les affaires continuent comme avant. Les affaires et les escroqueries, dans une relative impunité. Ce qui vous vaudrait assurément la prison, ne leur coute qu'une petite admonestation, et une amende…
Dernier gros scandale en date, celui du Libor, qui a impliqué de grandes banques de Londres, et peut-être d'autres. (Et quid de l'Euribor ?)
On vient également d'apprendre que Goldman-Sachs ne sera pas inquiétée pour avoir vendu délibérément des produits pourris à  certains de ses clients. Ce sont les affaires, les banques gagnent, les clients ont eu la satisfaction de miser au casino, pas de chance…
Là -dessus, le sémillant commissaire européen, M.Barnier, vous fera croire que tout est déjà  réglé, ou presque… Déjà  on nous dit depuis plus de deux ans qu'il n'y a plus de cadavres dans les placards. Sauf qu'entre-temps, les banques espagnoles sont allées crier leur détresse au gouvernement, et qu'il faut leur donner une centaine de milliards, mais selon le ministre des finances A. Borg, le pire est à  venir http://www.europe1.fr/Economie/Euro-la- ... e-1231663/. En France, on croyait en avoir fini après la faillite de Dexia, mais voilà  que le CIF (Crédit Immobilier de France) s'étouffe, et qu'il faudrait lui trouver 20 milliards en garanties. C'est le cadeau empoisonné du précédent gouvernement Fillon qui déclarait (pour la énième fois) en avril 2011 que la crise était terminée… Et nous ne sommes peut-être pas au bout de nos peines.
La Grèce a déjà  fait naufrage (on fait comme si le pays n'était pas déjà  noyé…), le Portugal se noie, l'Espagne coule à  pic, etc.
Bref, investir est un sport à  haut risque et vraiment, le moment n'est pas à  rechercher la performance. Il vaut même mieux s'en détourner et opter pour un placement sécurisé. L'idéal est le livret A, auquel on peut ajouter le LDD (Livret de Développement Durable, anciennement CODEVI) qui fonctionne sur le même principe. Et justement le gouvernement vient de doubler le plafond du LDD à  12 000 €, et d'augmenter celui du Livret A, avec l'intention de le porter à  30 000 €, ce qui fait en tout 42000€ d'argent en sécurité. C'est plus que ce dont beaucoup d'épargnants disposent. Mais votre banquier n'aime pas ce genre de produit. Il vous déconseillera volontiers le Livret A pour vous proposer une formule plus aguichante. Pourquoi ? Parce que les fonds déposés sur le Livret A sont gérés par la Caisse des Dépôts (l'État), et non par la banque, celle-ci ne peut pas spéculer avec votre argent, on comprend que le banquier n'aime pas la chose…
C'est toujours étonnant de voir l'incompréhension des gens vis-à -vis des produits financiers, alors que de la bonne information circule. Beaucoup sont convaincus que l'assurance-vie est un placement sans risque, ce qui est inexact. Les unités de compte notamment, sont potentiellement dangereuses. D'autant plus qu'on ne sait pas toujours ce qu'il y a dedans ni ce que fait le gestionnaire avec votre argent. Il faut bien se l'enfoncer dans le crâne, nous avons changé définitivement d'époque, on ne peut plus se fier à  des produits financiers qui sont aujourd'hui trop complexes et investis, à  votre insu, dans un casino mondial dans lequel les spéculateurs gagnent ce que les épargnants perdent, et les banques sont renflouées par le contribuable. Tant qu'il n'y aura pas une règlementation draconienne pour protéger les épargnants, il faudra, soit être particulièrement bien averti, avec une maitrise réelle des produits auxquels on s'intéresse, soit botter en touche et se rabattre sur la sécurité la plus grande, que l'on trouve aujourd'hui avec les Livrets évoqués plus haut (auxquels on peut ajouter le Livret Jeune et le Livret d'Épargne Populaire. Il y a aussi le PEL, ce dernier étant plus contraignant sur la durée, mais intéressant dans l'optique d'accession à  la propriété).

cbcompta
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Messagepar cbcompta » 17/11/2013 17:36

Le 7 mai 2012, je soulignais la faible valorisation des actions, tout en rappelant le 9/09/2012 que l'investissement en actions est un sport à  haut risque.
En effet, le 7 mai 2012, le CAC 40 n'était pas loin de ses plus bas annuel, à  3100 points. Il y avait donc de bonnes affaires à  réaliser. Le 10 septembre, le CAC avait progressé à  3400 points. C'était déjà  une performance de quasiment 10% en seulement quatre mois. Les actions ont ensuite stagné pendant deux mois avant de reprendre le chemin d'une hausse laborieuse. Toutefois, j'indiquais en mai 2012 que l'on avait peut-être évité le pire. C'était juste, et c'est toujours vrai, mais pour combien de temps encore ?
Réexaminons la situation. Premier constat, il n'y a pas de croissance. Certes, c'est mieux qu'un effondrement, mais cela complique terriblement la tâche des politiques publiques qui ne parviennent pas à  faire baisser les déficits et se débattent avec un chômage endémique. Pire, l'endettement public et privé redémarre inexorablement (notamment chez les Anglo-saxons s'agissant de l'endettement privé), soulevant des craintes légitimes sur la solidité des promesses d'amélioration des comptes publics. D'autre part, il faut souligner l'échec complet (et prévisible) des politiques de QE (quantitative easing). Celles-ci n'ayant d'autre résultat que faire gonfler la bulle financière, pour la plus grande joie des spéculateurs, mais sans aucun effet concret sur l'économie réelle. Et nous revoici dans la situation de 2007, lorsque Wall-Street pulvérisait tous ses records dans l'insouciance générale. Le Dow Jones a explosé ses précédents sommets, comme si la crise de 2008 n'avait jamais existé et que le plein-emploi sévissait partout dans le monde. Naturellement, ce ne sont que les injections de liquidités qui font gonfler la bulle. Pour simplifier, sans déformer aucunement la vérité, je dirai que la banque centrale américaine donne de l'argent aux actionnaires (l'argent du peuple américain, ou plutôt l'argent qu'il n'a pas, puisque c'est la planche à  billets qui chauffe), qui sont ultra-minoritaires là -bas, comme ici. Et les autres bourses suivent le mouvement. Alors, n'est-il pas temps de se poser les bonnes questions et de réagir ?
L'affirmation de mai 2012 n'est bien entendu plus d'actualité : les actions ne sont plus sous-valorisées, au contraire, après une progression de 39% (4300/3100), l'opération a été fructueuse, mais du coup, les actions deviennent chères, très chères même, et donc vulnérables. Il n'est plus temps de rentrer sur ce marché. Au moins, il est préférable de s'abstenir, voire, et c'est plutôt la sagesse qui dicte cette recommandation, il est temps de sécuriser les gains en plaçant les liquidités dans des placements sà»rs. Pour ce faire, on retrouve les livrets et l'assurance-vie en euros. En tout cas, il est plus que jamais d'actualité d'éviter les placements que votre organisme financier vous conseillera, s'il s'agit d'OPCVM (Sicav, FCP), ainsi que les unités de compte de l'assurance-vie, car c'est dans ces produits que les banques et autres structures financières se délesteront de leurs actions le jour o๠tout recommencera d'aller mal. Ne comptez pas sur elles pour vous prévenir la veille !