Nalo : l’intelligence artificielle au service de votre patrimoine, mais encore ?

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Nalo meli, signifie abeille en hawaïen. Nalo est un courtier en assurance-vie proposant un service d’investissement sur-mesure, indépendant, sophistiqué mais intuitif, sur fond d’intelligence artificielle. Essayons d’un savoir un peu plus...
FranceTransactions.com a interviewé Hugo Bompard, directeur scientifique Nalo, pour tenter notamment de découvrir les apports de l’intelligence artificielle en matière de placements épargne.

Quels sont les apports de l’intelligence artificielle dans votre proposition de service d’investissements financiers ?

Pour gérer les portefeuilles de nos clients, les algorithmes d’apprentissage et les méthodes d’analyse des séries temporelles sont pertinents. C’est vrai à très haute fréquence, ce que nous ne faisons pas, mais aussi sur des stratégies de long terme comme nous nous employons à le faire.

Par ailleurs, l’intelligence artificielle nous permet d’automatiser les tâches à faible valeur ajoutée. Cela présente plusieurs avantages :

  • Nous réduisons les coûts opérationnels, ce qui se traduit par une baisse de frais pour nos clients ;
  • Nous offrons un conseil de qualité égale pour tous nos clients. Qu’ils placent 5 000 000 € ou 5 000 € euros, la prestation de conseil sera aussi pertinente ;
  • Contrairement à un conseiller en gestion de patrimoine, qui par nature a souvent du mal à se défaire de sa propre aversion au risque, un algorithme n’a pas de biais cognitifs ;
  • Les erreurs humaines et opérationnelles sont éliminées.

En quoi le recours à l’intelligence artificielle serait-il plus pertinent qu’à celui d’un conseiller financier ?

La force des algorithmes naît du savoir-faire de ceux qui les font. Notre équipe est constituée de conseillers en gestion de patrimoine, d’ingénieurs informatiques et d’ingénieurs financiers. Ainsi le conseiller financier ou le gérant ne disparaît pas de la chaîne de valeur, il en devient l’architecte.

Les algorithmes disposent d’une puissance de calcul bien plus importante qu’un gérant humain, ils ne dorment jamais et permettent ainsi un suivi systématique et régulier des portefeuilles de nos clients.

Comme le montre bien Daniel Kahneman (Prix Nobel d’économie en 2002), la faiblesse d’un gérant vient de ses biais émotionnels, de ses réactions contre-productives à des mouvements de marché de court terme. Kahneman explique qu’un humain n’est pas capable de développer une véritable expertise dans un environnement stochastique et que des règles algorithmiques sont plus efficaces.

Cependant tout travail intellectuel ne peut pas être remplacé par une intelligence artificielle, c’est le cas des problématiques patrimoniales complexes (optimisation d’IR, réduction ISF, transmission de patrimoine) qui méritent d’être analysées au cas par cas. C’est pourquoi pour nos clients dont le montant investi dépasse 250 000 €, nous proposons un accompagnement gratuit par un conseiller dédié.

Chaque épargnant bénéficie-t-il d’une allocation personnalisée, ou d’un profil d’allocation commun à chaque typologie de profil de risques ?

Les allocations de nos clients sont personnalisées. C’est là une forte différence avec les autres acteurs de l’assurance-vie en France.

Contrairement à la pratique habituelle, le profil de risque n’est pas déterminé sur une échelle de 1 à 5 ou de 1 à 10. Nous faisons du sur-mesure, chaque client bénéficie d’une allocation adaptée à sa situation patrimoniale, mais aussi et surtout de ses différents projets d’investissement.

Dans la vie, un épargnant peut avoir plusieurs objectifs, constituer une épargne de sécurité, préparer sa retraite, préparer l’achat d’un bien immobilier ou encore anticiper les études de ses enfants. Bien souvent tout cela à la fois. Ce que nous lui proposons c’est une allocation dédiée à chacun de ses projets au sein d’un même contrat d’assurance-vie. Son investissement est divisé en autant de portefeuilles ou de “poches” qu’il a de projets. Cette méthode d’investissement par objectif permet de mieux gérer son exposition au risque. Nous opérons une sécurisation progressive de chaque poche, au cours du temps, en fonction de
la nature de l’objectif et son horizon d’investissement.

À titre d’exemple, un client de 45 ans peut épargner mensuellement sur une poche dédiée à sa retraite et créer un projet d’investissement avec 10 000 euros pour sa fille de 15 ans, en prévision de ses études. Aujourd’hui, l’allocation dédiée à sa retraite sera très majoritairement exposée aux marchés actions, car l’horizon est de plus de 20 ans. A contrario, l’échéance de sa fille est de moins de 5 ans, le portefeuille dédié à ses études sera principalement constitué d’actifs obligataires, associés au fonds en euros.

Plus un client définit d’objectifs, et plus son allocation sera personnalisée. Bien entendu, un investisseur n’ayant pas d’objectif précis en tête peut choisir de valoriser son capital à plus ou moins long terme.

L’ensemble des portefeuilles d’un client coexistent au sein de la même assurance-vie, cela permet de conserver l’antériorité fiscale du premier projet pour tous les suivants et de transférer d’un projet à l’autre sans être fiscalisé.

Votre contrat propose principalement des allocations en ETF. Pour quelles raisons ?

Nous avons fait le choix d’utiliser exclusivement des ETF (en plus des fonds en euros gérés par Generali). Les ETF permettent d’offrir une excellente diversification financière à des frais largement réduits par rapport aux OPCVM classiques.
Les études académiques montrent que les OPCVM classiques peinent à battre leur indice de référence. C’est encore plus vrai sur les marchés liquides sur lesquels nous investissons. Il n’y a donc pas d’intérêt à faire payer à nos clients de 1 % à 2,5 % de frais de gestion annuel pour ces fonds alors que les ETF ne coûtent généralement qu’entre 0,1 % et 0,5 % par an.

Nous sommes par ailleurs opposés à la pratique des rétrocessions sur les frais des supports financiers. Avec les ETF, la transparence sur les frais est donc accrue.

Les ETF n’induisent-ils pas plus de volatilité sur les encours des épargnants ? Comment réagir en cas de décrochage des marchés ?

Les ETFs ne sont pas plus volatils que les fonds traditionnels pour une même classe d’actifs. Généralement les gérants de fonds n’ont pas la liberté de sécuriser leurs actifs en temps de décrochage des marchés : un fonds action reste investi en actions. Les fonds flexibles ont cette possibilité, avec un succès très mitigé.

Si vous réagissez à un décrochage, c’est qu’il est déjà trop tard. Il faut anticiper les
décrochages, nous le faisons de deux manières.

D’une part, comme expliqué plus haut, l’exposition au risque de nos clients dépend de l’horizon d’investissement de leurs projets. Sur un projet à court terme, l’exposition sera faible, donc un décrochage passera quasiment inaperçu. Sur un projet à long terme, le risque sera plus élevé donc un décrochage aura un impact négatif, mais quelques années suffisent généralement à effacer ces pertes, ce fut le cas pour la crise des subprimes.

L’horizon d’investissement est donc un élément clé et il ne faut surtout pas réduire la voilure lors des années de rattrapage.

D’autre part, des indicateurs de valorisation permettent de modifier l’exposition au risque marginal en amont d’un décrochage. C’est par exemple le cas des ratios de valorisation développés par Robert Shiller, prix Nobel d’économie en 2013. Ces indicateurs de valorisation permettent d’affiner notre allocation stratégique.

Votre contrat d’assurance-vie permet-il d’investir sur des actifs immobiliers (SCPI ou autres) ?

Nous ne proposons pas de SCPI. En revanche, le fonds euro Netissima de Generali est un fonds euros “premium”. Bien que conservant sa garantie en capital, il est en partie investi en immobilier.

Nous intégrons également un ETF investi dans 334 entreprises du secteur immobilier, tel que Unibail-Rodamco, leader de l’immobilier commercial en Europe, ou Equity Residential qui loue près de 80 000 appartements dans les plus grandes villes des Etats-Unis. Sur les 5 dernières années, ce fonds a généré une performance de 50,5 %, c’est près de 5 fois plus que la hausse des prix de l’immobilier résidentiel à Paris.

Avertissement : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte des risques de perte en capital.

Site Nalo : https://nalo.fr

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