Réduction d’impôt : PERP, la niche fiscale à étudier avant toute autre !

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Les réductions d’impôts sont accordées aux contribuables moyennant, soit des pertes financières, soit une prise de risque financier important. Le PERP, accessible à tous, permet d’épargner pour sa retraite, tout en réduisant ses impôts à payer, sans pour autant réaliser des pertes financières (déficit foncier, intérêts d’emprunts, etc.), ni même de fortes prises de risques (capital de PME, Fip, Fcpi, Sofica, etc.), le contribuable, le plus averse aux risques, pouvant même opter pour un placement sans risque en versant à 100% sur un fonds euros.

Les Français ont la hantise des impôts. Et pour cause, nous en sommes richement dotés. Une telle aversion aux impôts que nos choix de réduction d’impôts peuvent en devenir irrationnels.

Toutes les carottes fiscales accessibles sont soumises à conditions de pertes financières d’un montant supérieur à la [a[réduction d’impôt]a] accordée : déficit foncier, intérêts d’emprunts... Les autres reposent sur une prise de risque financier importante : Capital des PME, Sofica, Fip, Fcpi, etc.

Même le Pinel ne permet pas d’être certain d’être bénéficiaire à terme, le prix des biens neufs achetés étant largement surévalués (de près de 30% !). La seule niche fiscale (en dehors de l’épargne réglementée) permettant de réduire sa facture fiscale sans pour autant réaliser des pertes financières avec certitude (sur le fonds euros), c’est l’épargne retraite, avec le PERP.

On ne le répétera jamais assez. Le PERP est le seul placement épargne retraite existant en France, accessible à tous (fonctionnaires, TNS, salariés) permettant de bénéficier de revenus financiers complémentaires lors de sa retraite, tout en bénéficiant de réduction d’impôt sur le revenu lors de la phase d’épargne.

Les idées reçues sont persistantes...

C’est assez incroyable, mais une partie importante des épargnants semblent garder encore dans leur esprit les premières réactions des journalistes financiers, lors de la sortie sur le marché des premiers PERP. Des placements réservés aux plus lourdement imposés, bourrés de frais, aux rendements hypothétiques... Ils avaient raison, seulement en partie, sur les frais et les rendements ! Mais c’était il y a 14 ans !

Plus je paie d’impôt, plus je peux les réduire... Logique, non ?

Quel argument peut-être aussi stupide que celui-li ? Les PERP sont réservés aux contribuables les plus lourdement imposés. C’est totalement absurde. Toutes les niches fiscales favorisent évidemment les contribuables les plus imposés... Plus notre imposition est élevée et plus nous pouvons la réduire. Néanmoins, si je suis dans la tranche marginale d’imposition de 14%, dois-je alors accepter de payer ces impôts sans épargner pour ma retraite ? Ce serait stupide de ne pas en profiter. Placer en assurance-vie ne permet pas la moindre réduction d’impôt.

PERP = épargne retraite pour contribuable imposable sur les revenus

Il est certain que seuls les contribuables payant effectivement un impôt sur le revenu ont avantage à souscrire un PERP. Un PERP sans réduction d’impôt à la clé, cela n’a apparemment pas d’intérêt, autant opter pour un contrat d’assurance-vie.

PERP = uniquement des revenus financiers complémentaires lors de sa retraite...

Évitez les déconvenues ! Nombre d’épargnants confondent la finalité des placements. Le PERP n’est pas un support pour se constituer un capital et en disposer lors de la retraite. Le PERP est un placement financier pour générer des revenus complémentaire lors de sa retraite. Il n’a pas été conçu comme un support pour se constituer un capital comme peut l’être l’assurance-vie. Les épargnants arguant que le PERP n’est pas avantageux car le capital ne peut pas être débloqué à 100% lors de la retraite confondent donc les genres. A chaque objectif, un placement spécifique correspond.

PERP sans frais sur les versements, sans frais sur les rentes, etc.

Sur le marché des PERP, vous pouvez trouver de tout, du meilleur comme du pire. Les PERP récents sont parmi les meilleurs du marché. L’absence de frais sur les versements est primordial, mais attention, il convient également de scruter les frais de gestion, tout comme les frais sur rentes. Les assureurs, parfois taquins, ont abaissé les frais sur versements pour mettre en place des frais sur arrérages.

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