Logement social : Le Cannet, ville la plus lourdement sanctionnée pour non-respect de la loi SRU
Le Cannet, Antibes, Aix-en-Provence, Saint-Maur-des-Fossés et Nogent-sur-Marne sont les cinq villes hors-la-loi, récalcitrantes à la construction de logements sociaux, soumises aux plus fortes pénalités financières en France, parmi 615 communes sanctionnées à hauteur de 51 millions d’euros au total.
📢 Livret épargne à 5% + jusqu’à 280€ offerts pour votre compte Monabanq
La banque en ligne Monabanq (Élue service client de l’Année pour la 9e fois consécutive) propose le livret épargne Monabanq au taux boosté de 5% brut, applicable pendant 3 mois, jusqu’à 100.000 euros de versement. Bénéficiez par ailleurs de l’offre de bienvenue permettant de recevoir jusqu’à 280 euros de prime pour l’ouverture de votre compte courant assorti de vos moyens de paiement.
Logement social : Le Cannet, ville la plus lourdement sanctionnée pour non-respect de la loi SRU
Sur 1.218 communes en déficit de logement social, 615 sont soumises à un prélèvement annuel sur leurs ressources fiscales pour non-respect de la loi SRU de décembre 2000 qui a instauré des quotas en la matière, selon un bilan 2016 établi par le ministère du Logement.
Cette loi impose aux communes de plus de 3.500 habitants (1.500 habitants en Ile-de-France) de disposer, d’ici à 2025, de 20% de logements sociaux, un taux relevé à 25% en 2014, excepté pour des communes dont la "situation locale" ne justifie pas ce renforcement.
Parmi les communes qui ne respectent pas la loi SRU, les deux plus lourdement sanctionnées sont Le Cannet (Alpes-Maritimes, 7,32% de logements sociaux), dont l’amende annuelle s’élève à 1.373.586 euros, et Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône, 18,91%), qui doit régler 1.117.223 euros.
Suivent Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne, 7,28%) dont les recettes fiscales sont ponctionnées à hauteur de 935.286 euros, Antibes (Alpes-Maritimes, 9,69%), avec 825.783 euros, et Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne, 12,55%), 637.653 euros, selon ce bilan, mis en ligne sur le site du ministère le 21 novembre.
Ces pénalités sont proportionnelles au nombre de logements manquants pour atteindre les 20 ou 25% en 2025, et servent à financer le logement locatif social, précise le ministère.
Mais si ces communes investissent dans le logement social, elles ont la possibilité de déduire ces sommes du prélèvement.
Parmi les 1.218 communes en déficit, 603 sont exonérées de pénalités financières, soit parce qu’elles bénéficient de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et disposent de plus de 15% de logements sociaux, soit parce qu’elles sont soumises pour la première fois aux dispositions SRU du fait de "recompositions des périmètres communaux ou intercommunaux" -* elles sont alors exonérées pendant 3 ans.
Enfin, si les pénalités sont inférieures à 4.000 euros, les communes ne sont pas prélevées.
En outre les communes déficitaires en logements sociaux -* y compris celles exonérées de pénalités -* ont des obligations triennales de "rattrapage" en vue d’atteindre le taux légal en 2025, des objectifs vérifiés par le préfet.
En cas de non-respect avéré, le préfet prend un arrêté de carence lui permettant de majorer le prélèvement annuel et de se substituer au maire pour préempter des terrains, délivrer des permis de construire notamment, afin de produire du logement social sur la commune dite "carencée".
Sélection des 3 meilleures offres de souscription de contrats d'assurance-vie
TOP
OFFRES
DÉTAILS
EN SAVOIR +
🥇 1
Lucya by AXA (AXA FRANCE VIE) 250€ offerts (sous conditions).
Les offres promotionnelles sont soumises à conditions.
📧 Newsletter FranceTransactions.com
👉 Abonnez vous à notre lettre quotidienne. Plus de 90.000 lecteurs font confiance à la newsletter de FranceTransactions.com pour mieux être informés sur l’épargne et les placements. Lettre gratuite, sans engagement, sans spam, dont le lien de désabonnement est présent sur chaque envoi en bas du courriel. Recevez tous les jours, dès 9 heures du matin, les infos qui comptent pour votre épargne.
Les traditionnels bilans de fin d’année sont publiés. Ce qui intéresse les candidats emprunteurs, ce sont les anticipations pour 2026. Et visiblement, la seule certitude reste que personne ne (...)
L’année 2025 est déjà terminée pour les banques. Objectif 2026, avec une reprise de la concurrence, les objectifs d’octrois de crédits sont revus à la hausse.