1er juin 2020 : lundi de Pentecôte, jour férié et travaillé... Enfin, pas pour tous

lundi de Pentecôte © FranceTransactions.com/stock.adobe.com
Le lundi 1er juin 2020, lundi de pentecôte est bien un jour férié. Mais il peut être travaillé. De plus, si votre employeur le choisit comme jour de solidarité, vous êtes tenu de travailler sans être payé. Pas belle la vie ?

Publié le

Lundi de pentecôte, un jour férié

Dans les grandes entreprises, c’est un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, à la convention collective ou l’accord de branche qui fixe, parmi les jours fériés (11 au total), les jours qui ne seront pas travaillés. Dans les plus petites entreprises, c’est directement le patron qui décide. Et c’est ainsi donc dans la majorité des PME.

Lundi de pentecôte : un jour de travail pour vous ?

Si vous devez travailler ce jour férié, vous ne serez pas payé plus pour autant. Bien au contraire... Si ce jour a été choisi comme celui de la solidarité par votre entreprise.

Jour de solidarité

La journée de solidarité, idée brillante (sic), instaurée en 2004, est une journée de travail supplémentaire, qui n’est pas rémunérée pour les salariés, destinée à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Pour les employeurs, elle se traduit par le versement de la contribution solidarité autonomie (CSA) (0,3% de la masse salariale due par l’employeur). Tous les salariés français du secteur privé sont concernés. Les travailleurs indépendants non salariés ne sont pas concernés par la journée de solidarité.

7 heures travaillées mais non rémunérées

Il s’agit ainsi de travailler 7 heures non-rémunérées durant la journée de solidarité. Si vous êtes au forfait jour sur l’année, les heures non-rémunérées seront équivalentes à la valeur d’une journée de travail. A temps partiel, la limite de 7 heures est réduite proportionnellement à la durée de travail qui est prévu dans votre contrat.

Quand le lundi de pentecôte est choisi comme jour de solidarité

Depuis la loi du 16 avril 2008, une entreprise peut fixer le jour de son choix comme jour de solidarité. Ce n’est donc pas obligatoirement le lundi de pentecôte qui est retenu comme journée de solidarité, bien que ce soit généralement le cas dans la plupart des entreprises.

Une question, un commentaire?

Réagir à cet article 1er juin 2020 : lundi de (...) : Publiez un commentaire ou posez votre question...

3 commentaires

  • Il faudrait quand même arrêter de taxer le travail, les actifs et leur prendre des jours fériés. Rappelons quand même que seul 21 millions de français travaillent et permettent aux autres de vivres... (enfin, avant la crise...).Je ne vise pas les retraités qui ont travaillé et cotisé toute leur vie, à taux pleins et méritent leur retraite, je parle des autres.Ceux qui ne travaillent pas, ceux qui n’ont jamais travaillé ou qui n’ont pas souvent travailler (6 mois/6mois). Ces gens là n’ont pas l’esprit travail et ne l’auront malheureusement jamais. On en connait tous...Perso, pour moi ça a toujours été férié et cela le restera toujours. Nous devrions d’ailleurs le remettre en place.Ou trouver de l’argent ? L’État à déjà suffisamment d’actifs avec le système d’impôts ! Mais aussi trop de passifs... L’Etat doit simplement faire des économies en ne dépensant pas plus que ce qu’il gagne... Quitte à faire des "plus démunis" des gens vraiment démunis devant impérativement travailler au moins 10 mois pour vivre (comme 21 millions de français).Cela créera de la pauvreté diront certains, mais cela créera de la justice pour ceux qui font vivre le pays.

    Répondre à ce message

    • Honteux de cumuler les statuts de privilégier (la personne a eu un travail toute sa vie donc considère que çà va de soi) et d’égoïste (surtout ne pas aider ceux qui n’en ont pas puisque ça va de soi d’avoir un travail)

      Répondre à ce message

      • Suis-je privilégié d’avoir travailler de fin juin à fin août durant mes études pendant 4 ans car mes parents n’avaient pas les moyens de me payer mes études de bep et bac pro ? Suis-je privilégié de me lever à 6h depuis maintenant 8 ans pour aller au travail ? Suis-je privilégié d’avoir aidé un couple d’agriculteurs que je ne connaissais même pas pendant mon confinement ? Peut-être... mais j’aurais tant voulu partir à la mer durant mes vacances scolaires, j’aimerais tant que mon patron puisse trouver une personne motivée (même sans compétence, juste avec l’esprit travail/motivation) et j’aurais tant voulu voir d’autres gens qu’un technico-commercial, deux ouvriers d’usines et un restaurateur dans les champs... Juste histoire de me contredire et me faire taire ! J’aurais tant voulu laisser ma place de privilégié, croyez-moi... Car je ne reviendrais probablement pas la saison prochaine aider ce pauvre agriculteur qui devra probablement faire venir des travailleurs polonais la saison prochaine pour ramasser ses asperges. Le mec était dépité tellement... Encore un privilégié d’agriculteur qui travaille durement dans ses champs depuis toujours et qui aura probablement une énorme pension de retraite... Honteux, vous avez raison... Sauf que dans la vie, si vous ne vous battez pas vous même pour chercher du travail, vous mourez. La "solidarité" n’est qu’une utopie car la signification est différente dans les yeux de tous les français.

        Répondre à ce message

Sur le même sujet

A lire également