Coronavirus : l’épargne issue du confinement pourrait réduire de moitié les pertes de l’économie française (OFCE)

Si elleétait dépensée, l’épargne forcée accumulée par les ménages pendant le confinement et le déconfinement pourrait réduire de moitié les pertes de l’économie française provoquées par le coronavirus, estime l’OFCE dans une étude publiée vendredi.
Coronavirus : l'épargne issue du confinement pourrait réduire de moitié les pertes de l'économie française (OFCE)
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Coronavirus : l’épargne issue du confinement pourrait réduire de moitié les pertes de l’économie française (OFCE)

"La grande différence par rapport à la crise de 2008, c’est que les ménages ont accumulé pendant le confinement beaucoup d’épargne, avec une diminution plus forte de leur consommation que de leurs revenus", a expliqué le directeur de l’OFCE Xavier Timbeau, lors de la présentation d’une évaluation de l’impact économique ducoronavirus.

Selon les chiffres de l’Observatoire français des conjonctures économiques , les ménages ont accumulé 55 milliards d’euros d’épargne forcée pendant le confinement et 20 milliards supplémentaires pendant la période de déconfinement qui a suivi pour atteindre untotal de "75 milliards en l’espace de seize semaines".

Pour M. Timbeau, ces 75 milliards d’euros représentent trois points de Produit intérieur brut (PIB), soit près de la moitié des 6,6 points perdus par l’économie française (175 milliards) pendant le confinement et le déconfinement, une dégringolade qu’il a qualifiée de "phénoménale".

"L’utilisation de cette épargne va être déterminante pour la suite", a affirmé le directeur de l’OFCE, soulignant qu’elle constitue "un élément clef de la reprise de l’activité au cours du second semestre 2020 et de l’année 2021".

Mais des incertitudes persistent sur le recours à cette épargne dans les prochains mois par le consommateur français, d’autant qu’une partie de la population a subi des pertes de revenus, notamment chez les indépendants ou ceux dont le chômage partiel n’a pas entièrementcouvert leurs revenus.

"La répartition des 75 milliards (d’euros) d’épargne est inégale", a expliqué M. Timbeau, qui a rappelé que la crise pourrait s’aggraver en cas de deuxième vague de l’épidémie.

"Dans un scénario macroéconomique catastrophique avec beaucoup de destruction d’emplois (...) et des faillites d’entreprises, il est probable que les ménages conservent au maximum une épargne de précaution", a-t-il expliqué.

"La précaution face à une situation très incertaine peut conduire à thésauriser", a-t-il ajouté.

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