Saudi Oger : des expatriés français interpellent une nouvelle fois le Premier ministre libanais

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Des dizaines d’ex-employés français de Saudi Oger, le défunt groupe de BTP du Premier ministre libanais Saad Hariri, réclament toujours leurs arriérés de salaires et en appellent aux autorités françaises, alors que le chef du gouvernement libanais est attendu vendredi à Paris.
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Saudi Oger : des expatriés français interpellent une nouvelle fois le Premier ministre libanais

"M. Hariri s’est engagé solennellement devant la presse en 2017 à faire régler très rapidement la situation des salariés impayés de Saudi Oger", a déclaré jeudi l’avocate Caroline Wassermann, qui représente plus de 80 anciens expatriés français en Arabie saoudite réclamant 12 millions d’euros. "Il n’a pas tenu parole, et de son côté la diplomatie française ne nous a pas aidés".

En visite à Paris en septembre 2017, le Premier ministre libanais s’était engagé auprès du président français Emmanuel Macron à "résoudre ce problème et régler les arriérés de salaire".

En novembre2017, après l’annonce surprise de sa démission depuis Ryad et la médiation française pour qu’il puisse rentrer à Beyrouth, l’Élysée avait affirmé "suivre de près" le dossier.

"Des centaines de gens sont en grande difficulté, des personnes en âge de prendre leur retraite n’ont pas droit à une retraite à taux plein car leurs cotisations n’ont pas été reversées par Saudi Oger", a déploré Caroline Wassermann.

"Nous avons la sensation que cette situation laisse M. Hariri d’une indifférence minérale et qu’à l’Elysée on est certainement gêné aux entournuresmais pas trop enclin à taper du poing sur la table", a ajouté l’avocate, réclamant des "solutions concrètes et immédiates".

A partir de 2015, la baisse des cours du pétrole, mettant un coup d’arrêt aux grands projets de construction du royaume saoudien, a entraîné l’effondrementdu géant du BTP. Saudi Oger a alors licencié ou cessé de payer ses 56.000 employés. Des milliers d’entre eux, pour la plupart issus du sous-continent indien, ont été littéralement abandonnés à leur sort dans les "bases vie" du groupe.

Saudi Oger et sa filiale française Oger International sont issues de l’entreprise Oger, créée en 1950 par Marcel Oger à Saint-Ouen, près de Paris, et rachetée en 1979 par Rafic Hariri, père de l’actuel Premier ministre.

Saad Hariri rencontrera vendredi matin Emmanuel Macron à l’Elysée. Ce dernier devrait lui confirmer sa venue à Beyrouth en 2020 pour le centenaire de l’Etat du Liban et réaffirmer le soutien de Paris à la force de maintien de paix de l’ONU dans le sud du Liban , à laquelle participent 800 soldats français.

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