Privatisation de la FDJ : de bonnes raisons de souscrire

Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l’analyse de marchés chez eToro, livre son analyse de cette offre de privatisation de la FDJ.
Privatisation de la FDJ : de bonnes raisons de souscrire
Privatisation de la FDJ : de bonnes raisons de souscrire ©FranceTransactions.com/FDJ

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Privatisation de la FDJ

Le jeudi 7 novembre a marqué le coup d’envoi de la privatisation de la Française des Jeux. Sa PDG, Stéphane Pallez, mise sur la forte notoriété et les nombreux atouts de la marque pour réussir son introduction en Bourse. Son modèle économique fondé sur une croissance régulière dans la durée, 5% par an en moyenne sur les 25 ans dernières années et sur une politique de dividende attractive, 80% redistribués aux actionnaires à partir de 2020, est en parfaite adéquation avec la philosophie des marchés financiers.

Ces caractéristiques contribuent à ce que la Française des Jeux soit insensibles aux cycles économiques. En cas de crise, les joueurs ne se détournent pas de leurs habitudes, il se pourrait même qu’ils augmentent leurs mises. Or les marchés financiers détestent l’incertitude, c’est pourquoi cette régularité est un avantage considérable.

La valorisation des actions FDJ

En 2018, le chiffre d’affaires est ressorti en hausse de 2,3% à 1,8 milliard d’euros pour un résultat net de 170 millions d’euros. Le prix de l’action sera compris entre 16,50 et 19,90 euros valorisant la Française des Jeux entre 3,15 et 3,8 milliards d’euros. En prenant le milieu de la fourchette, le ratio de valorisation de la loterie nationale française devrait ressortir à 22 fois le bénéfice net.

Même si ce ratio est supérieur à la moyenne des entreprises du CAC 40 qui est de 17,4 fois, il reste néanmoins attrayant, car il se situe au-dessous de la moyenne de son secteur (le Travel&Leisure), qui est aux alentours de 27 fois les bénéfices.

Les modalités de la souscription et l’intérêt pour l’Etat et les particuliers

Lors de l’introduction en Bourse, seul l’Etat va céder 99,3 millions d’actions FDJ existantes, ce qui correspond à 52% du capital, passant ainsi sa participation de 72 % à 20 %. Un tiers des titres, soit 17% du capital, sera réservé aux particuliers qui bénéficieront de conditions préférentielles.

L’Etat a prévu un mécanisme qui lui permettra de rester actionnaire majoritaire pour conserver un droit de regard. Il devrait recevoir de cette opération entre 1,64 et 2 milliards d’euros.

La souscription, qui a débuté le jeudi 7 novembre et se terminera le mardi 19 novembre à 20 heures, propose de nombreux avantages aux particuliers. Et contrairement à ce que beaucoup affirment, il semble peu probable d’assister à une vente massive d’actions dès la fin du mois tant les modalités de souscription incitent à la conservation des titres.

En effet, un rabais de 2% sera accordé pour un investissement maximal à hauteur de 5.000€. Une action gratuite, sera distribuée pour dix actions achetées, si celles-ci sont conservées au moins dix mois. Et 80% du résultat net sera redistribué en dividende à compter de 2020. Ces mesures prises par la FDJ renforcent l’attrait du titre et encouragent fortement les particuliers à investir.

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