Places financières : Après la Grèce, l’Espagne devient une source d’inquiétudes

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Les Bourses repiquaient du nez jeudi en fin de matinée dans un climat d’inquiétude générale sur la crise politique en Grèce et la santé des banques espagnoles.

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OFFRE BOURSE DEGIRO

Les Bourses replongent, la Grèce et les banques espagnoles inquiètent :

Après avoir ouvert dans le vert, la plupart des places financières européennes repassaient en fin de matinée dans le rouge. "Il y a une absence totale de visibilité et dediscernement à court terme" sur le marché, a commenté Pascal Plumet, analyste chez Barclays Bourse.

Pour Markus Huber, analyste chez ETX Capital, "de nombreux investisseurs préfèrent s’abstenir tant que la situation en Grèce ne sera pas plus claire".

Vers 10H40 GMT (12H40 àParis), la Bourse de Paris était en baisse de 0,84%, tandis que Londres perdait 0,49%, Francfort 0,14% et Milan 0,47%. Tokyo a aussi clôturé en baisse de 0,39% et Hong Kong de 0,51%.

A l’inverse, la Bourse de Madrid progressait, elle, nettement de 1,38%, alors que le gouvernement espagnol, sous pression des marchés et de la Banque centrale européenne, doit dévoiler vendredi une nouvelle réforme du secteur bancaire. Le temps presse d’autant que Madrid a annoncé mercredi la nationalisation partielle de la quatrième banque du pays Bankia, plombée par des crédits immobiliersrisqués.

"La nécessité d’accélérer la restructuration du secteur bancaire espagnol, alors que la dépendance aux prêts de la Banque centrale européenne atteint des sommets, complique encore la donne", ont estimé dans une note les analystes de Crédit Mutuel-CIC.

Autre gros foyer de tensions, la Grèce était toujours dans l’impasse politique. Evangélos Vénizélos, le dirigeant du parti socialiste grec Pasok, tentait à son tour jeudi de constituer un gouvernement de coalition, quatre jours après les élections.

Les investisseurs craignent que le triomphe électoral des partis opposés à l’austérité ne mène à un arrêt du versement de l’aide internationale. Un tel scénario provoquerait un défaut de paiement du pays, voire sa sortie de la zone euro.

En attendant, Athènes va recevoir ce jeudi 4,2 milliards d’euros sur les 5,2 milliards que la troïka de ses créanciers -* BCE, Commission européenne et Fonds monétaire international -* devaient lui verser à cette date. Ils estiment que le pays n’a pas besoin du milliard restant dans l’immédiat.

Mais nombre d’analystes tirent la sonnette d’alarme. "Athènes devrait être à court de liquidités dès le mois de juillet si elle n’obtient pas d’autres versements", a prévenu Cameron Peacock, analyste chez IG Markets.

Sur le marché des changes, l’euro bougeait peu face au dollar, à 1,2937 dollar, contre 1,2932 dollar la veille au soir.

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