La Bourse de Paris finit en petite hausse (+0,22%), suspendue à la Fed et à la BCE

La Bourse de Paris a terminé en petite hausse mercredi (+0,22%), se reprenant en fin de séance dans un marché attentiste avant des décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE), et toujours prudent sur le dossier commercial sino-américain.
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La Bourse de Paris finit en petite hausse (+0,22%), suspendue à la Fed et à la BCE

L’indice CAC 40 a gagné 12,85 points à 5.860,88 points, dans un volume d’échanges moyen de 2,9 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,18%.

La cote parisienne s’est enfoncée dans le rouge en matinée, avant d’osciller autour de l’équilibre et de retrouver quelques couleurs dans l’après-midi.

"Ce n’est pas un marché très dynamique aujourd’hui, il n’y a pas eu de catalyseur particulier, le marché ne s’attache pas à un chiffre en particulier et reste très attentiste globalement", indique à l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Les investisseursrestent ainsi suspendus à une décision de la banque centrale américaines , qui rendra son verdict mercredi après la clôture des Bourses européennes à l’issue de deux jours de réunion.

Certes, une surprise est improbable, les acteurs de marché tablant unanimement sur un statuquo sur les taux.

"On ne voit pas pourquoi la Fed deviendrait beaucoup plus agressive du jour au lendemain (...) Mais les projections (de l’institution) intéressent le marché, qui attend des éléments et des précisions" sur la poursuite de ses dispositifs d’injections de liquidités,souligne M. Baradez.

Dans ce contexte, la publication mercredi d’une inflation mensuelle (CPI) un peu plus forte que prévu en novembre (à +0,3%) aux États-Unis a encouragé un léger rebond de la Bourse parisienne.

De son côté, Wall Street ne pouvait guère faire figure de boussole, évoluant en ordre dispersé après l’ouverture entre un indice Dow Jones en repli et un Nasdaq en légère hausse.

Autres facteurs alimentant la prudence des opérateurs : une décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dévoilée jeudi -même si làencore un statu quo est largement attendu- et l’issue incertaine d’élections législatives cruciales au Royaume-Uni, également jeudi, dans le contexte du Brexit.

Enfin, persiste l’épée de Damoclès du conflit commercial entre Pékin et Washington, les États-Unis devant imposer le 15 décembre des droits de douane supplémentaires sur quelque 160 milliards de dollars de biens chinois.

"La confusion entourant l’évolution du dossier commercial sino-américain reste un sujet sensible qui fait s’éloigner la probabilité d’un accord rapide", a observé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Selon le Wall Street Journal, Washington pourrait décider de reporter l’application de ces taxes douanières, de façon à ne pas paralyser les négociations en cours avec Pékin sur "un accord de phase un".

Mais, a contrario,"si les droits de douane venaient effectivement à entrer en vigueur dimanche, cela signifierait vraisemblablement la fin des négociations commerciales jusqu’au terme du mandat présidentiel de Donald Trump", avertissait M. Pichard.

- Sodexo installé en tête du CAC 40 -

Du côté des valeurs, Sodexo s’est installé au sommet du tableau (+2,23% à 105,30 euros), dopée par un relèvement de sa recommandation à "neutre" contre "sous-performer" auparavant par Exane BNP Paribas.

Sanofi s’est également affiché en grande forme (+1,49% à 87,95 euros), le géantpharmaceutique ayant dévoilé mardi son intention de faire de son médicament Dupixent l’un des piliers de sa croissance à venir.

Engie s’est adjugé 1,56% à 14,64 euros, soutenu par l’obtention, conjointement avec Meridian, d’une concession de 50 ans, évaluée à un milliard de dollars auprès de l’université de l’Iowa pour la gestion de ses services publics.

Les banques ont également terminé dans le vert, à l’image de Société Générale (+0,31% à 29,25 euros), BNP Paribas (+0,26% à 50,40 euros) et Crédit Agricole (+0,36% à 12,67 euros).

Renault aen revanche cédé 0,16% à 41,20 euros : son conseil d’administration du constructeur automobile avait pris position mardi en faveur de la candidature de l’Italien Luca de Meo, patron de Seat (groupe Volkswagen), au poste de directeur général, selon des sources concordantes. Son rival PSA a lâché0,05% à 20,92 points.

Hors CAC 40, Gensight Biologics, qui avait déjà bien progressé la veille, s’est encore envolé de 63,98% à 2,85 euros. La biotech, spécialisée dans les thérapies géniques pour le traitement des maladies neurodégénératives de la rétine, a annoncé ce mercredi les premiers résultats d’une étude d’observation.

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