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Société Générale : Le trader condamné à 4,9 milliards d’euros, en cassation le 13 février

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Le dossier du trader ayant failli conduire la Société Générale à la faillite en 2008 sera examiné en cassation le 13 février prochain. Condamné à 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts, et 3 années de prison ferme, ce trader n’a cessé d’affirmer que sa hiérarchie connaissait ses opérations et a longtemps cautionné implicitement ses activités hors mandat.

Jérôme Kerviel a été condamné le 24 octobre 2012 à cinq ans de prison dont deux avec sursis, par la cour d’appel de Paris, qui l’a jugé responsable d’une perte record pour la banque en 2008.

La cour avait confirmé dans son intégralité le jugement de première instance et jugé Jérôme Kerviel coupable d’abus de confiance, faux et usage de faux et introduction frauduleuse de données dans le système informatique de la banque.

Le pourvoi n’étant pas suspensif, il n’avait pas été incarcéré.

L’ancien salarié de la banque de La Défense a, à plusieurs reprises, outrepassé son mandat de trader entre 2005 et 2008. Lorsque la banque y a mis fin, dans les derniers jours du mois de janvier 2008, Jérôme Kerviel avait exposé l’établissement à hauteur de 49 milliards d’euros environ.

Une fois cernée cette exposition, l’ancien PDG de la banque, Daniel Bouton, a ordonné qu’elle soit liquidée au plus vite, car la diffusion de l’information aurait provoqué la faillite de Société Générale. L’extinction de cette exposition s’est faite dans des conditions de marché très difficiles avec, à la clef, une perte de 6,3 milliards d’euros.

Dans la mesure où Jérôme Kerviel avait accumulé, fin 2007, un gain de 1,4 milliard d’euros selon les mêmes procédés, la perte nette a donc été chiffrée à 4,9 milliards d’euros. L’ancien trader et ses conseils font valoir que sa hiérarchie était au courant de ses opérations et a longtemps cautionné implicitement ses activités hors mandat.

Questions & Échanges

1 message
m
man x 19 janvier 2014 à 11h46min
Épargnant

Société Générale : Le trader condamné à 4,9 milliards d’euros, en cassation le 13 février

elles ne manquent pas d aplomb les banc=ques , ni les états d’ailleurs !!! lisez donc ceci !!! :

À quoi jouent les banques et les Etats ? Voici quatre nouvelles concomitantes qui doivent alerter tous ceux qui placent encore leur confiance dans le système bancaire européen.

Premièrement l’adoption de la directive européenne pour ponctionner les comptes des épargnants en cas de faillite bancaire et qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016 ).

Deuxièmement, la semaine dernière, le FMI revient à la charge sur la ponction des comptes bancaires, sur l’idée d’une taxe généralisée sur l’épargne afin de réduire la dette publique, et que l’institution avait déjà évoquée ). Cette fois le FMI convoque le célèbre duo d’économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, pour expliquer que la dette publique atteint des sommets depuis 200 ans et qu’il va inévitablement falloir recourir à un cocktail mélangeant restructurations, défauts et inflation…

L’expression de ces menaces encouragent-elles au moins les banques à modérer leurs prises de risque ? Le Comité de Bâle, chargé d’écrire les normes prudentielles du système bancaire européen, durcit-il sa position pour éviter, autant que faire se peut, d’en arriver à de telles extrémités ? Même pas car, c’est la troisième information, qui date de lundi : les banques ont obtenu d’assouplir leur ratio d’effet de levier qui entrera en vigueur en janvier 2018.

De quoi parle-t-on ? Non pas du ratio pondéré, dont on a l’habitude, et qui était de l’ordre de 7 à 10% (pondéré c’est-à-dire que la dette d’un Etat noté AAA comptait pour zéro parce que supposée sans risque…), mais d’un ratio "sec" dans lequel on prend en compte l’ensemble des actifs de la banque sans se poser la question de leur niveau de risque (de toute façon toujours difficile à mesurer). Un ratio plus prudent en quelque sorte. Et il devait être de 3%.

3% ce n’est déjà pas fameux, c’est même carrément dangereux : cela veut dire qu’une banque peut prendre 33 euros d’engagements pour 1 euro de liquidité… Si ces engagements (bons d’Etat, crédit aux entreprises et aux particuliers, portefeuille d’actions, produits dérivés) perdent 3% de leur valeur, les fonds propres sont engloutis et la banque se retrouve en faillite. On rappelle que Lehman Brothers avait un levier de 1/30 au moment de sa disparition.

Eh bien 3% c’est encore trop pour les grandes banques européennes et elles viennent justement d’obtenir des assouplissements de cette règle ! Ils consistent essentiellement en des aménagements techniques permettant de prendre en compte des positions nettes et non pas brutes, des niveaux de pertes maximales et non pas l’encours total. On nage vraiment dans le grand n’importe quoi, dans l’irresponsabilité totale !

Mais c’est vrai, pourquoi s’en faire, pourquoi s’inquiéter, pourquoi devenir prudent si en cas de faillite bancaire les banques et les Etats peuvent se servir directement dans les comptes des épargnants ? Et pour être certains que la population n’aura même pas le temps de protester, la procédure va être considérablement accélérée, c’est la quatrième et dernière nouvelle. Sabine Lautenschläger, vice-présidente de la Bundesbank et candidate allemande au remplacement de son compatriote Jörg Asmussen au directoire de la BCE, a déclaré lundi que la zone euro doit être capable de définir en l’espace d’un week-end un plan de refinancement et de restructuration d’une banque en difficulté. Un week-end. La banque, dans laquelle le gouvernement incitait chacun à garder sa confiance, est subitement déclarée en faillite le vendredi soir, et le lundi matin votre compte est siphonné de 50%. Simple, propre, efficace. On n’arrête pas le progrès.

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