Entre la protection du capital des épargnants et l’emploi, la BCE a fait le choix de soutenir la croissance économique

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La nouvelle patronne de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a défendu mercredi sur RTL la politique de taux d’intérêt très bas pour soutenir l’activité plutôt que de rémunérer les épargnants.

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Taux négatifs : Christine Lagarde, confirme la priorité de la BCE, l’emploi

Avec un taux de chômage proche des 8%, la France n’a certainement pas bénéficier du plein effet de la politique monétaire de la banque centrale. Interrogée sur les effets négatifs des taux proches de zéro voire négatifs sur la rémunération de l’épargne, elle s’est interrogée sur "ce qui ce serait passé si la BCE n’avait pas fait ça". "Est-ce qu’on aurait pas aujourd’hui une situation avec beaucoup plus de chômage, avec une croissance encore plus réduite, et est-ce qu’on a pas finalement bien fait d’arbitrer en faveur de l’emploi, de la croissance, plutôt qu’en faveur de la protection des épargnants ?", a déclaré celle qui va succéder vendredi à Mario Draghi.

"On sera plus content d’avoir un emploi plutôt que d’avoir une épargne protégée", a-t-elle assuré. "Je pense que c’est dans cet esprit-là que les politiques monétaires ont été déterminées par mes prédécesseurs, et je pense que c’est assez salutaire comme choix", a-t-elle ajouté.

Mais "je ne vais pas m’exprimer sur la politique monétaire qui sera décidée sous ma présidence tant que je n’aurai pas eu le temps, les ressources et les données permettant, ensemble, de définir cette politique", a précisé Mme Lagarde.

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