Transports/grève : polémique Djebbari-Hidalgo sur les cars Macron à Paris

Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a accusé jeudi la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, de s’opposer à ce que des cars Macron puissent faire du cabotage dans la capitale pendant la grève des transports publics, ce qu’a réfuté la mairie.
Transports/grève : polémique Djebbari-Hidalgo sur les cars Macron à Paris
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Transports/grève : polémique Djebbari-Hidalgo sur les "cars Macron" à Paris

Une liaison Massy-Aulnay-sous-Bois a néanmoins été annoncée dans la soirée par M. Djebbari.

"On a un sujet de desserte à l’intérieur de Paris et vous savez que c’est à la main de la maire Anne Hidalgo, qui semble-t-il n’est pas tout à fait favorable à ce que les cars desservent plusieurs points dans Paris", avait affirmé M. Djebbari plus tôt jeudi sur RTL.

Outre la gare routière de Bercy, seul point dans Paris autorisé jusqu’ici par la mairie, "nous avions proposé que ces cars desservent Denfert-Rochereau , Châtelet (centre) et gare du Nord (nord)", a confié le secrétaire d’Etat.

"C’est à la main de la maire de Paris et (...) celle-ci, semble-t-il, le refuse jusqu’à présent", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’Etat "n’a jamais contacté la maire de Paris, ni ses services", a répliqué le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, lors d’une conférence de presse. "Après vérification, une saisine administrative pour des demandes exceptionnelles pour des points d’arrêt de cars" a bien été émise, mais "sur un axe de bus 38, concerné par le trajet" de la manifestation et sans préciser qui était "l’exploitant", selon M. Grégoire.

La ligne 38, justement renforcée par la RATP pendant la grève, suit le grand axe nord-sud de la capitale, de la Porte de la Chapelle au nord à la Porte d’Orléans au sud.

"Que le ministre précise sa demande et nous verrons avec la préfecture de police ce qu’il est possible de faire", a assuré M. Grégoire, dénonçant une "forme d’instrumentalisation" et une "manœuvre de diversion" de la part du gouvernement.

Un peu plus tard, la réponse de M. Djebbari a été assez cinglante : "Moi et mon directeur de cabinet, et l’ensemble des services, avons eu des échanges par écrit, que je peux produire", avec les services de M. Grégoire, a indiqué le secrétaire d’Etat à des journalistes en marge d’une visite au siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

"Soit il a été +mésinformé+, soit il est amnésique,soit il a un problème d’un autre type. Mais je lui confirme que le ministère des Transports est bien en lien avec la mairie de Paris", a-t-il ajouté.

Pour tenter de limiter en Ile-de-France les effets de la grève contre la réforme des retraites à la RATP et la SNCF, le secrétaire d’Etat avait annoncé mercredi soir le recours à ces cars privés sur une ligne entre Saint-Denis et Massy (Essonne) via Paris, suivant une partie du tracé de la ligne B du RER.

"Nous avons évidemment respecté le cadre réglementaire", avait-il tenu à préciser : les "cars Macron" n’onten effet pas le droit de faire des trajets de moins de 40 kilomètres en Ile-de-France, et ils ne peuvent pas s’arrêter partout.

La compagnie allemande FlixBus a notamment indiqué qu’elle serait prête à assurer une desserte à partir de vendredi, gratuitement, si elle obtenait les autorisations nécessaires, et si on lui fournissait un itinéraire précis.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Djebbari a finalement annoncé sur Twitter que FlixBus allait déployer vendredi "des bus entre Massy et Aulnay-sous-Bois pour répondre aux besoins des usagers franciliens et parisiens" pendant les jours de grève.

D’après l’entourage du secrétaire d’Etat, des bus vont relier ces deux villes de l’Essonne et de la Seine-Saint-Denis avec un arrêt à la gare routière de Bercy au sud-est de Paris. Huit liaisons sont prévues dans la journée et dans les deux sens.

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