SCPI : Peut-on investir facilement en SCPI en tant qu’entreprise ?
Les entreprises peuvent investir, sur le long terme, en SCPI, afin de faire fructifier leur trésorerie. Comment procéder simplement ? Détails.
vendredi 30 janvier 2026, par FranceTransactions.com en collaboration éditoriale avec FranceSCPI
L’engouement des particuliers à investir dans des parts de Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) reste fort, malgré la crise passée. Ces investissements offrent des perspectives alléchantes de rémunération sur le long terme. Cependant, ce que l’on appelle également pierre-papier n’est pas exclusivement réservé aux personnes physiques. Voici l’essentiel à retenir pour investir facilement en SCPI en tant qu’entreprise.
Comprendre le concept
Rappelons d’abord que souscrire en Société civile de placement immobilier consiste à acheter des parts d’un patrimoine immobilier dans le but de générer des revenus. Chaque investisseur détient de ce fait une fraction de ce patrimoine, les potentiels revenus étant calculés au prorata. Dans le cas d’une entreprise, il s’agit d’un placement de trésorerie sur le long terme. Il est courant d’investir la trésorerie excédentaire, ceci afin de limiter les risques, sachant que la rémunération n’est pas garantie. Les potentiels gains (dividendes) seront ensuite intégrés au résultat imposable.
Option 1 : ouverture d’un compte de titres au nom de la société
Le compte-titre ordinaire (CTO) désigne un compte ouvert sans plafond de versement, grâce auquel la société peut acheter et vendre une large palette d’actifs, dont des parts de SCPI. Les parts étant nominatives, il est primordial d’ouvrir directement le CTO au nom de la TPE ou de la PME.
Le compte titres offre accès à un choix non restreint de sociétés civiles de placement immobilier. Du moment que des parts sont disponibles sur le marché, vous pouvez procéder à leur achat. Cette liberté optimise la diversification qui est la clé de la maîtrise des risques. Par ailleurs, elle joue un rôle majeur dans la rentabilité du placement. La gestion du parc immobilier étant délégué à la société de gestion, vous investissez dans la pierre sans vous soucier des différentes formalités, une fois l’achat validé. Il vous suffit de remplir de bulletin de souscription et de virer les fonds à investir. Les parts souscrites seront inscrites sur le CTO ouvert au nom de votre société.
L’ouverture d’un compte de titres n’est cependant pas dénué d’inconvénients. Les dividendes, à savoir les revenus correspondant à la fraction du patrimoine détenue par la société, sont imposables. Ils sont également soumis aux prélèvements sociaux. Il est de ce fait conseillé d’effectuer des simulations pour évaluer le potentiel rendement avant de placer la trésorerie excédentaire.
Option 2 : souscription d’un contrat de capitalisation
En alternative, il est envisageable de souscrire un contrat de capitalisation en tant que personne morale. Relativement similaire à l’assurance-vie, ce produit d’épargne est toutefois ouvert aux entreprises (TPE, PME) soumises à l’IR (impôt sur le revenu) ou à l’IS (impôt sur les sociétés). Le contrat (ou bon) de capitalisation consiste en un placement de trésorerie de la société sur une durée déterminée.
De manière générale, l’investissement s’étale sur 8 à 30 ans. Vous avez le choix entre verser des fonds ponctuellement ou régulièrement afin d’alimenter les supports financiers sélectionnés. Le « remboursement » intervient au dénouement du contrat, c’est-à-dire à l’échéance de celui-ci. Il inclut le capital versé dans le support d’investissement, ainsi que tous les intérêts et les primes générés.
Théoriquement, les fonds sont disponibles à tout moment. Pour en disposer, vous effectuez un rachat partiel ou total. En pratique, le déblocage des fonds est rarement immédiat, différente procédures devant être suivies. Toute entreprise disposant une trésorerie excédentaire est en mesure de l’injecter dans un fonds de placement, notamment des SCPI. Il est toutefois indispensable de se renseigner en amont. D’une part, évaluez l’ensemble des frais applicables (frais de courtage, frais de souscription et de gestion).
De l’autre, vérifiez la durée minimum de détention des parts, la sortie anticipée étant susceptible d’amoindrir considérablement le rendement. Par ailleurs, il faut retenir qu’un compte de titres, comme un contrat de capitalisation, est soumis aux fluctuations du marché. Les dividendes ne sont donc pas garantis et le risque de perte en capital subsiste.
Le bon sens vous encouragera à analyser les besoins financiers de votre société afin d’identifier l’horizon de détention et les patrimoines immobiliers pour lesquels vous souscrirez des parts.