IPO : Newcleo (petites centrales nucléaires) s’introduit en bourse sur le Nasdaq via une SPAC
La start-up européenne newcleo a annoncé son intention d’entrer en bourse par le biais d’une fusion avec la SPAC NewHold Investment Corp III.
jeudi 28 mai 2026, par FranceTransactions.com
Newcleo entre en bourse via une SPAC
Après un pic de succès en 2021, le soufflet est largement retombé pour les SPAC, ces sociétés cotées en bourse, levant des fonds auprès des investisseurs, dont l’unique but est d’investir dans des sociétés cibles. Les SPAC sont encore nombreuses, plus de 330 SPAC restent cotées. C’est via ce type de montage financier que la start-up européenne newcleo, spécialisée dans le nucléaire de pointe, a annoncé son intention d’entrer en bourse. Par le biais d’une fusion avec la SPAC NewHold Investment Corp III, cette opération valorise l’entreprise à environ 2,4 milliards de dollars. La nouvelle entité devrait être cotée au Nasdaq sous le symbole NWCL.
Newcleo développe des réacteurs rapides refroidis au plomb (LFR) plutôt que des modèles traditionnels refroidis à l’eau. Ses réacteurs sont conçus pour fonctionner avec du combustible MOX fabriqué à partir de plutonium recyclé et d’uranium appauvri. L’entreprise affirme que la conception de son réacteur permet de :
- Puissance électrique d’environ 200 MW
- Puissance thermique d’environ 480 MW pour des applications de chauffage industriel telles que la sidérurgie, la chimie et l’industrie lourde.
L’opération SPAC devrait générer plus de 420 millions de dollars de recettes brutes et financer l’expansion sur le marché américain ainsi que les projets de développement européens en cours.
Contexte intéressant pour les investisseurs en SMR : Newcleo a été fondée en 2021 par le physicien Stefano Buono et a déjà levé plus de 780 millions de dollars en privé.
L’entreprise poursuit une stratégie d’intégration verticale :
- conception du réacteur
- recyclage du carburant
- fabrication de carburant
- propriété de la chaîne d’approvisionnement.
Aux États-Unis, Newcleo s’est associée à Oklo sur une infrastructure de cycle de combustible avancée et a récemment été sélectionnée pour des « négociations avancées » avec le DOE concernant l’utilisation du plutonium excédentaire. L’entreprise affirme avoir déjà entamé des discussions préalables à l’obtention des licences auprès de la NRC pour un réacteur et une usine de fabrication de combustible aux États-Unis.
Les délais restent longs, le déploiement commercial étant toujours prévu pour le début des années 2030.