Economie française 2015 : une reprise attendue à +0.60%, confirmée par l’INSEE

Un véritable cadeau de Noël adressé au gouvernement. L’INSEE confirme que la baisse des cours du pétrole favorisera une embellie de l’économie française. +0.30% de croissance aux 1er et 2nd semestres.

vendredi 19 décembre 2014, par Denis Lapalus

L’INSEE a publié sa note de conjoncture, avec des prévisions jusqu’à la mi-2015. Après une croissance de 0,4% en 2014, l’INSEE anticipe une croissance de 0,3% aux 1er et 2ème trimestres.

La baisse du prix du pétrole, véritable booster pour l’économie française

Dans le scénario retenu, le cours du pétrole et le taux de change de l’euro sont figés en prévision, à respectivement 70 $ et 1,23 $/€ , ce qui contribue à limiter l’inflation énergétique et soutient les exportations. Pour autant, dans un contexte d’offre supérieure à la demande, la baisse des prix du pétrole n’est peut-être pas encore achevée. Si elle se poursuivait, elle viendrait soutenir le pouvoir d’achat des ménages et le taux de marge des entreprises. À l’inverse, l’instabilité géopolitique ou une éventuelle réaction des principaux pays producteurs à la glissade du prix du pétrole pourraient conduire à inverser la tendance récente. De même, les évolutions du taux de change pourraient grever ou soutenir la compétitivité française.

Un véritable cadeau de Noël pour le gouvernement

Pour Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics, "cette nouvelle prévision conforte le scénario de croissance retenu en septembre par le Gouvernement et inscrit dans les textes financiers qui viennent d’être adoptés par le Parlement ".

Economie française 2015 : une reprise attendue à +0.60% confirmée par l’INSEE © stock.adobe.com

L’économie va bénéficier des premiers effets des politiques de soutien à l’activité mises en œuvre par le Gouvernement – Crédit d’impôt compétitivité emploi et Pacte de responsabilité et de solidarité –, ainsi que de la dépréciation de l’euro depuis l’été, de la baisse du cours du pétrole et de taux d’intérêt très bas. L’amélioration du climat des affaires en témoigne. La croissance n’est cependant pas encore suffisamment forte pour que le chômage baisse dans la durée. Pour Michel SAPIN, "notre politique, qui poursuit un cap clair avec la mise en œuvre d’économies pour réduire les déficits et de réformes favorables à la croissance, contribue à créer un climat plus favorable à l’activité. Mais la croissance en France dépendra aussi de la croissance en Europe. Il faut, au niveau européen, s’assurer que les conditions d’un retour durable de la croissance sont réunies ".

L’activité en zone euro reste encore en retrait par rapport aux autres pays développés, notamment anglo-saxons. Par ailleurs, l’inflation devrait rester très faible, et pourrait même être légèrement négative dans les mois qui viennent. Pour le ministre des Finances et des Comptes publics, "si la réduction de la facture énergétique est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français et pour les coûts de production des entreprises, le niveau anormalement bas de l’inflation doit amener les Etats européens à approfondir leurs discussions sur la situation économique et sur les politiques adaptées dans ce contexte ".

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