Sommet social : Emploi, joue pas au Ayrault !

Jean-Marc Ayrault reçoit aujourd’hui les organisations syndicales et patronales pour préparer la conférence sociale de juillet. Le Premier ministre recevra les représentants de chaque formation lors d’entretiens individuels. Détails...

mardi 29 mai 2012, par Jérémie G.

Sommet social : Diviser pour mieux régner ?

Le nouveau premier ministre, Jean-Marc Ayrault reçoit aujourd’hui les partenaires sociaux pour un premier "sommet social" depuis sa prise de fonction.

le Premier ministre recevra une par une les cinq organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et les trois patronales (Medef, CGPME, UPA). Il sera accompagné de Michel Sapin (Travail, emploi et formation professionnelle et Dialogue social), Marisol Touraine (Affaires sociales et santé), Arnaud Montebourg ( Redressement productif) et Marylise Lebranchu (Réforme de l’État, Décentralisation et Fonction publique).

Au programme de ces discussions :

  • la hausse du Smic,
  • la réforme de l’âge légal de départ à la retraite,
  • l’intégration des périodes de chômage et de fin de droits dans le calcul des retraites,
  • une nouvelle vague de plans sociaux.

Bref, M. Ayrault et ses collègues auront fort à faire pour répondre aux préoccupations les plus urgentes mais aussi pour préparer la grande conférence sociale sur l’emploi, les salaires, les conditions salariales, les retraites et l’égalité salariale, prévue en juillet en cas de victoire de la gauche aux législatives.

Emploi : joue pas au Ayrault !

Si la réunion d’aujourd’hui est avant tout un prélude à la grande conférence sociale de juillet, la CGT pourrait bien chambouler tout cela.

En effet, l’organisation syndicale arrivera chargée, puisqu’elle présentera au Premier ministre une liste de 46 entreprises en difficultés qui pourraient très rapidement effectuer des plans sociaux.

Au total, près de 45 000 salariés seraient concernés dans des groupes comme PSA, Petroplus, Carrefour, Arcelor ou encore dans de nombreuses PME qui peinent à financer leurs investissements en raison des difficultés du secteur bancaire.

A Simard (Saône-et-Loire), par exemple, Kawan-Villages, une société touristique, a annoncé son départ qui condamnerait 37 salariés. Malgré le soutien apporté par le Ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, la situation semble désespérée, et le gouvernement devra donc faire ses preuves très vite pour stopper le mouvement de désindustrialisation que traverse la France depuis de nombreuses années maintenant.

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