Bourse : Le CAC 40 termine en petite hausse, portée par les financières

La Bourse de Paris a terminé en hausse jeudi, le CAC 40 prenant 0,60%, grâce aux valeurs financières qui ont profité des mesures de la Réserve fédérale américaine (Fed)

PARIS, 18 mars 2009 (AFP)

jeudi 19 mars 2009, par AFP

La Bourse de Paris a terminé en hausse jeudi, le CAC 40 prenant 0,60%, grâce aux valeurs financières qui ont profité des mesures de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour apaiser le marché du crédit.

L’indice vedette a pris 16,65 points à 2.776,99 points dans un volume d’échanges de 3,670 milliards d’euros. Lors des deux dernières séances, il était resté dans le rouge, sur des prises de bénéfices.

Londres a pris 0,31%, Francfort 1,18% et l’Eurostoxx 50 1,0%.

Le marché parisien, qui était en hausse de plus de 2% en début d’après-midi, a réduit ses gains dans le sillage de Wall Street. A la Bourse de New York, les investisseurs s’interrogeaient sur les conséquences des nouvelles interventions de la Fed.

La Fed a en effet annoncé mercredi qu’elle allait elle-même acheter jusqu’à 300 milliards d’euros d’obligations d’Etat, une mesure destinée à faciliter une détente des conditions du crédit.

Cette décision est "une très bonne nouvelle car c’est de l’injection de liquidités qui permet de maintenir bas les taux" a expliqué à l’AFP un vendeur d’actions parisien.

"Les mesures pour stabiliser le secteur financier commencent à se faire sentir", a-t-il ajouté.

Un apaisement qui bénéficiait aux valeurs cycliques, très sensibles aux facteurs conjoncturels.

Ainsi, parmi les financières, Axa a grimpé de 12,64% à 9,43 euros, Crédit Agricole de 5,60% à 8,56 euros, Dexia de 5,42% à 2,37 eurosou BNP Paribas de 2,68% à 32,38 euros.

Les valeurs liées à l’automobile et les minières ont profité du même effet. Peugeot a gagné 6,42% à 16,08 euros et les équipementiers Valeo et Faurecia ont respectivement pris 3,49% à 11,25 euros et 3,15% à 8,51 euros.

ArcelorMittal (+9,37% à 13,95 euros) et Eramet (+8,67% à 151,10 euros) ont aussi été dans le peloton de tête.

Des valeurs défensives, c’est-à-dire moins dépendantes de la conjoncture, comme Sanofi-Aventis (-4,48% à 40,52 euros) ou France Télécom (-0,96% à 17,32 euros) ont de leur côtéterminé dans le rouge.

"Quand les investisseurs ont peur, ils achètent des défensives. Quand le marché remonte, c’est sur les valeurs cycliques que ça remonte", a commenté le vendeur d’actions.

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