Le Conservateur (tontine)

Le Conservateur (tontine) : Si la tontine n’est pas un placement très connu, la tontine du Conservateur est pourtant réputée auprès des épargnants avertis. Performances passées à l’appui... Avis des internautes sur la tontine.
Le Conservateur (tontine)
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Tontine : le Conservateur

Le Conservateur est un groupe mutualiste, indépendant depuis 1844 ! Inutile de dire que ce long passé est un gage de qualité. Dans le plus pur esprit mutualiste, les fruits de la gestion sont intégralement répartis entre tous ses membres.

Bien évidement depuis 1844, les choses ont changé... Le Conservateur a complété son offre en créant en 1976 les Assurances Mutuelles Le Conservateur, société d’assurance vie à forme mutuelle.

En 1988, avec la création d’un établissement financier régi par la loi bancaire, Le Conservateur se donne les moyens d’un développement important pour la diffusion de ses produits financiers.

Le Conservateur propose à ce jour plusieurs placements financiers, dont des contrats d’assurance-vie, un PERP, et une tontine, toujours remarqués par leurs performances respectives hors du commun. Et pourtant, Le Conservateur reste encore peu connu.

Tontine le Conservateur : ni une assurance-vie, ni un livret épargne...

La tontine est un placement épargne à part. Souvent comparé à tort à l’assurance-vie, la tontine est différente en plusieurs points :

  • capital non disponible,
  • placement plus long terme que l’assurance-vie,
  • gestion pilotée par l’association (l’épargnant ne peut intervenir dans l gestion des fonds de la tontine).

La tontine est liée à une association créée spécialement pour un placement, avec une échéance donnée. L’épargnant souscrit alors auprès de cette association. A l’échéance, l’association est dissoute, et les gains sont répartis entre les épargnants.

Lors d’un placement sur une tontine, le capital placé n’est pas disponible : c’est l’effet tunnel de la tontine. Le capital ne sera accessible que lors de la fin de la durée du placement. Contrairement à une assurance-vie, la tontine ne permet pas de rachat en cours de placement.

Certes, Le Conservateur peut vous aider, si vous avez besoin d’une partie de votre capital durant la période de placement. Mais il s’agira dans ce cas d’un prêt de trésorerie, et non d’une décollecte de votre placement.

Tontine le Conservateur : une performance élevée

Performance de rendement pour La Tontine Le Conservateur
Performance de rendement pour La Tontine Le Conservateur © Fotolia.com

Certes les performances passées ne préjugent pas des performances à venir, cependant les rendements affichés par la tontine du Conservateur sont élogieux.

Mais plutôt qu’un taux, c’est surtout la régularité des performances de ce type de placement qui attirera l’épargnant. La qualité de la gestion du placement sur le long terme est primordiale. Investi en partie en actions au début du placement, la tontine est graduellement converti en fonds sécuritaire afin de minimiser les risques en fin de placement.

Les rendements, aussi bons soient-ils, ne sont évidemment connus qu’à posteriori... et inutile de tenter de savoir en cours d’année ce que va rapporter votre placement, aucune valorisation intermédiaire n’est publiée.

Par ailleurs, le taux de rendement de la tontine dépend de l’âge de l’épargnant et de la durée du placement. Tous les épargnants d’une même tontine n’auront pas le même taux de rendement.

Tontine Le Conservateur : le capital n’est pas disponible !

Attention, toutefois, comme pour toute tontine, ce type de placement impose que la capital reste investi durant toute la durée du placement.
Conscient que ce point peut freiner certains épargnants, Le conservateur peut alors proposer une avance en capital, aux épargnants devant faire uage de leur capital. Il s’agira alors dans ce cas d’un prêt de trésorerie.

Tontine Le Conservateur : un placement épargne accessible à tous

Combien faut-il investir dans une tontine ?

La tontine du Conservateur est accessible à tous les épargnants. En effet, la tontine permet d’investir à partir de 50 €uros par mois.

Une autre formule existe, pour les épargnants possédant d’ores et déjà un capital : ces derniers peuvent verser le capital en une seule fois. Dans ce cas, ce type de placement est ouvert pour des versements de plus de 20 000 €uros.

Tontine : Absence de valeur de rachat, un inconvénient transformé en avantage

Investir dans une tontine est partir pour un placement de la durée convenue (de 10 à 25 ans). Votre capital ne sera pas disponible, et aucune valeur de rachat n’existe durant toutes ces années... un inconvénient, qui peut intéresser certains investisseurs...

En effet, c’est bel et bien une partie de votre patrimoine qui disparaît temporairement de vos actifs... les contribuables à l’ISF se seront reconnus. La tontine est de fait également un excellent produit pour les épargnants les plus fiscalisés.

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3 commentaires

  • Le Conservateur (tontine)

    15 juin 10:12, par loum06

    J’adhère à ce qui est dit, en tant que "victime" !Tontine contractée en 1999. Fin décembre 2019, la tontine est ouverte. Juin 2020, toujours pas de fonds versés, donc encore au moins 6 mois de bonus pour le conservateur.Résultat :En 20 ans, en tout 19390€ auront été investis (assurance décès comprise). Au final, on m’annonce que 26304€ me seront restitués.Cela représente 6250€ d’intérêt pour 20 ans de blocage. Pitoyable.Ou encore un taux d’intérêt de 2.59% nets. Fuyez ! et investissez plutôt sur une assurance vie classique ...

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  • Bonjour ,

    Ma tante possède une tontine souscrite en 2017 pour une durée de 10 ans et me demande conseil.
    Ayant un peu de temps et ne connaissant ni le Conservateur ni la Tontine j’ai fait des recherches qui m’ont conduit à me poser rapidement un certain nombre de questions à la fois sur le produit et son promoteur.

    Les frais de gestion d’abord. Prélevés pour toute la durée de l’investissement en 1 seule fois si j’ai bien compris. Ils sont de près de 20% soit 2% par an ce qui constitue un tarif haut de gamme comparé à la moyenne du marché mais aussi comparé à la qualité générale de cette proposition , j’y reviendrai.
    J’ajoute que ce principe de chargement précompté atypique génère, pour ma tante un manque à gagner dans la mesure où cet argent, placé, lui aurait rapporté intérêt si il avait, comme c’est l’usage, était prélevé en plusieurs annuités.
    Ma tante m’a d’ailleurs rapporté que le commercial lui avait vendu, lors du démarchage, des frais de gestion annuel à 1%. Malheureusement elle n’avait pas compris que les 1% de frais annuel s’entendaient dans le cas d’une tontine de durée 20ans et non pas 10ans durée pour laquelle elle a finalement opté. Les frais de gestion sont donc passés par ce tour de passe passe de 1% à 2% discrètement. Ma tante est donc tombé dans ce premier piège. Un système de chargement alambiqué et cher doublé de techniques de vente déontologiquement agressives posent déjà des bases pour le moins inquiétantes dans ces recherches.

    Concernant les performances et le suivi client ensuite.
    Il apparaît tout d’abord qu’il n’existe
    quasiment aucune communication concernant la gestion financière et ses méthodes ni en cours ni apparemment à la fin de la vie du placement exception faite de la ou plutôt les performances qui vous sont communiquées chèque à la main en face à face par votre commercial qui cherchera bien entendu à vous faire repartir sur une nouvelle tontine.
    Ce type de techniques commerciales s’apparente plus à celle des VRP illettrés et gouailleurs des années 60 mettant le pied dans la porte pour vous vendre très cher leurs collections d’encyclopédies inutiles , que de celle d’une maison honnête et respectable. Mon inquiétude grandit

    Les rendements ensuite. Celui de la dernière tontine ( lancée en 1999 ) , me semble particulièrement faible (4,55%-0,3% environ pour la garantie décès) à 4,25%net annuel ). Ce taux tontine comparé à celui de l’emprunt d’états français est particulièrement décevant. En effet le taux de l’emprunt d’état considéré comme le taux de référence, sans risque et liquide a été en moyenne sur la période d’investissement considérée(10ans-2000-2010) de 5,5% /an. Par rapport aux 4,25% d’une tontine non liquide avant terme, sans garantie en capital, la différence de 1,25% /an est énorme.
    La communication du Conservateur se fait, elle, sur des rendements tontines superieur à l’inflation. C’est aussi le cas de l’emprunt d’etat français qui est de surcroît sans risque et « garanti » en capital.
    Impossible d’obtenir une explication satisfaisante quand on interroge le Conservateur, les interlocuteurs que j’ai eu en ligne ne semblant clairement pas au niveau des tarifs haut de gamme pratiqués.
    En fait tout se passe comme si le Conservateur investissait 100% des flux de sa tontine en emprunt d’état, en retirait la liquidité , la garantie en capital ainsi qu’une grosse partie du rendement via une structure de frais élevée.
    Une tontine comporte ainsi plus de risque pour moins de rémunération et avec un niveau de service associé clairement pas au niveau des prix pratiqués.
    La tontine me semble donc être effectivement une belle affaire , pour son promoteur mais seulement pour lui. Le Conservateur aime apparemment communiquer sur sa longue histoire, pour donner confiance probablement. Comme si cette historique était un gage de pérennité et de performances futures alors que la loi oblige toute société financière qui communique sur ses résultats passés à préciser que ces derniers ne présument en aucun cas des performances futures.
    Les tontines ne sont ainsi que des emprunts d’etats packagés , marketés et avec plein de frais dedans.
    Très étonnant que personne n’ai noté cela avant, les articles que j’ai trouvé dans la presse tenant plus du publireportage sous dictée que d’un véritable travail de recherche.

    Concernant l’allocation et la composition d’actifs pour lesquels il est ,j’ai pu le vérifier, extrêmement difficile d’avoir une réponse du Conservateur, j’ai découvert que les tontines sont aujourd’hui massivement investies non pas en emprunt d’etats ( 0% d’exposition) mais sur des produits type ETF et autres fonds et ce sur toutes les classes d’actifs , même les obligations.
    Les frais de gestion de ces produits viennent encore peser sur le rendement final du produit en plus des frais initialement prélevés.
    La frais de gestion sont donc prélevés et la gestion est déléguée à d’autres gérants le Conservateur ne faisant finalement probablement que de l’allocation d’actifs ( pas certain ) la sélection des sociétés étant donc déléguée et financée encore par les clients.
    Géographiquement,les tontines sont quasi entièrement investie sur l’Europe et plus particulièrement la France , ce qui est loin d’être optimal en terme de diversification des risques , l’Europe ayant, tous le monde le sais,de sérieux problèmes de croissance et de gouvernance à la différence d’autres régions du monde absentes elle des portefeuilles. Très logique

    On peut finalement se poser la question de l’existence même d’un tel produit et depuis si longtemps. Il cumule probablement le maximum de signaux d’alerte pour un investissement : frais imposants, faible performance, absence de liquidité , absence garantie en capital, absence de communication et apparemment absence de gestion.

    Enfin , je me suis rendu sur Glassdoor, un site permettant aux salariés d’évaluer anonymement leur entreprise. Je vous laisse juger par vous même mais des entreprises d’une qualité aussi faible , notamment en terme de gouvernance apparemment, ne peuvent pas délivrer honnêtement des performances supérieures sur le long terme quelque soit leur secteur d’activité ou alors bien sûr en s’affranchissant de certaines règles. Avec la crise actuelle je suis donc aujourd’hui extrêmement inquiet pour l’épargne de ma tante. La déontologie étant de toute évidence un vrai sujet ici , je me suis rendu compte que cette société qui gère plusieurs milliards d’euro d’épargne des français, n’était de toute évidence pas suffisamment organisée pour gérer et faire fructifier de l’épargne et encore moins pour faire face à une tempête financière comme celle que nous traversons actuellement.
    La communication enfin , par son opacité et son silence ne font qu’augmenter mes doutes et mon inquiétude.
    Quelqu’un a-t-il de l’information concernant leur gestion financière par temps de crise car à part les rengaines habituelles sur le long terme derrière lequel ils ne cessent de se cacher c’est silence radio ce qui normalement ne presage rien de bon. Quand on sait que le taux sans risque sera négatif pour très très longtemps et qu’ils ont l’habitude de faire beaucoup moins bien depuis longtemps, je me fais donc du soucis quant au capital de ma tante, quant au rendement je ne me fais plus d’illusion.
    Impossible malheureusement aujourd’hui pour ma tante de récupérer sa mise. Je me demandais quand même si il était bien légal de communiquer aussi peu alors même que tous les voyants sont pour moi au rouge vif concernant le produit mais surtout son promoteur. Scandale à venir ? Puis-je demander au régulateur ou à une association de consommateurs de les contraindre à communiquer ?

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