Caisse d’Epargne veut conquérir de nouveaux clients par le capital-investissement

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Le groupe bancaire Caisse d’Epargne souhaite progresser sur le segment des entreprises et mise pour cela sur ses activités de capital-investissement destinées à accompagner la croissance de jeunes groupes.

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Caisse d’Epargne veut conquérir de nouveaux clients par le capital-investissement

A cet effet, il a annoncé mercredi une enveloppe de 27 millions d’euros pour renforcer les fonds propres de PME régionales. Elle se divise en deux parts : 15 millions d’euros pour accompagner les levées de fonds de ses six sociétés régionales de capital-investissement déjà existantes et le solde pour accompagner la création de nouvelles structures similaires.

"On vise la création de six sociétés d’ici quatre ans, qui seront dotées de deux millions d’euros chacune", a déclaréCédric Mignon, directeur du développement des Caisses d’Epargne, lors d’une conférence de presse à Amiens.

La première de ces six nouvelles structures, CEPIC Participations, dépend de la Caisse d’Epargne Picardie.

Elle cible des PME régionales avec un chiffre d’affaires compris entre 2 et 50 millions d’euros, pour des prises de participations minoritaires. L’apport en fonds propres ou quasi-fonds propres se fera sur des tickets unitaires compris entre 150.000 et un million d’euros.

Sa première opération a consisté à apporter 225.000 euros à une société de bijoux en fonds propres, sur une levée totale d’un million d’euros.

"Si on regarde le capital-développement, il s’agissait jusqu’à présent de trouver des investissements rentables en finançant des entreprises qui n’étaient pas forcément clientes du réseau. Cela change et ona maintenant, certes, des plus petits tickets mais avec des entreprises qui sont connues du réseau et que nous pouvons accompagner de façon durable", a souligné M. Mignon.

"La volonté, c’est clairement d’attirer de nouvelles entreprises clientes et il nous faut pour cela un maximum d’outils", a-t-il ajouté.

Sur ce créneau, Caisse d’Epargne a nettement accéléré depuis quatre ans, doublant notamment sa production annuelle de crédits, à 2,5 milliards d’euros en 2012.

Elle vise ainsi un taux de pénétration sur ce marché de 15%, contre 10% actuellement.

Le capital-développement, relativement épargné depuis le début de la crise, a souffert au premier semestre, avec une baisse de 30% des montants investis, à 623 millions d’euros, selon les chiffres publiés la semaine passée par l’Association française des investisseurs pour la croissance .

Les banques ont beaucoup réduit la voilure en la matière, en raison des nouvelles contraintes réglementaires qui pénalisent les activités jugées comme étant les plus risquées, à l’image du capital-investissement.

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