Croissance en panne : le gouvernement va revoir ses objectifs budgétaires

Hier, François Hollande s’est dit prêt à revoir les objectifs de croissance de la France, mais veut continuer l’effort de réduction du déficit. Plus de détails...
Croissance en panne : le gouvernement va revoir ses objectifs budgétaires
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Croissance : François Hollande prêt à réviser les objectifs 2013

Mardi, le chef de l’Etat rencontrait Jean-Claude Juncker, premier ministre Luxembourgeois et président sortant de l’Eurogroupe.

Suite à cet entretien, où il a notamment été question de la réduction du budget européen, le Président de la République a ouvert la voie à une baisse de l’objectif de croissance fixé par l’Etat pour 2013.

« Il ne sert à rien d’afficher des objectifs s’ils ne peuvent pas être atteints », a déclaré François Hollande. Des propos qui font suite au rapport annuel de la cour des comptes publié hier et qui souligne une prévision de croissance 2013 trop élevée de la part du gouvernement.

Avec un objectif de 0,8 %, l’Etat français a semble-t-il fait preuve d’un optimisme démesuré, alors que dans le même temps le FMI, la Commission européenne ou l’OCDE, tablaient sur une croissance de 0,3 % pour 2013.

Le Président de la République a déclaré vouloir être "au plus près de la réalité économique prévisible" et a évoqué la possibilité d’une révision "dans les prochains jours si nécessaire".

Ne pas sacrifier la croissance à l’austérité

Cependant, le chef de l’Etat ne veut pas mettre de côté les efforts budgétaires, et si l’objectif de 3 % sera compliqué à atteindre cette année, il a réaffirmé que le gouvernement ferait tout "pour que, dans l’année 2013, nous ayons le sérieux budgétaire sur lequel nous sommes engagés mais que nous ayons aussi une volonté de préserver l’activité".

Un signe fort envoyé à Bruxelles mais aussi aux observateurs qui voient en l’austérité un frein à la reprise économique.

Un sujet sur lequel François Hollande espère faire plier la Commission européenne, en lui demandant d’être plus flexible sur l’objectif des 3 % pour ne pas empêcher la reprise de la croissance.

Pour cela, il faudra offrir des garanties à Bruxelles, à commencer par des engagements importants en termes de réformes, notamment sur les retraites ou les prestations sociales.

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