Finance : Le cinéma des agences de notation ne fonctionne plus !

Les investisseurs sont suffisamment inquiets pour ne plus tenir compte du cinéma des agences de notation. Ces dernières n’hésitent plus à dégrader les banques des pays européens par dizaines. Mais le couperet des agences de notation n’a plus l’effet d’un vent de panique...
Finance : Le cinéma des agences de notation ne fonctionne plus !
©stock.adobe.com

Publié le

Le couperet des agences de notation ne fait plus recette !

La Bourse de Parisétait en baisse vendredi matin, sous les 3.000 points, limitant tout de même ses pertes après l’abaissement de la note souveraine grecque par Fitch et la dégradation de 16 banques espagnoles par Moody’s.

A 09H19 (07H19 GMT), le CAC 40 cédait 1,06% à 2.979,98 points.

"Les agences de notation nous ont habitués à ce genre d’annonces. Elles ne surprennent plus le marché et on voit bien qu’il n’y a aucun effet panique ce matin à l’ouverture", note Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities.

Fitch a abaissé d’un cran la note à long terme de la Grèce, à "CCC". Cette décision "reflète le risque accru que la Grèce ne soit pas en mesure de maintenir sa participation à l’Union économique et monétaire", justifie Fitch.

En Espagne, la sanction de Moody’s est tombée pour 16 banques, dont la note a été abaissée à cause de la crise économique qui touche le pays et de la dégradation de ses finances publiques.

La perspective est "négative" pour dix de ces établissements, ce qui signifie que Moody’s envisage d’abaisser leur note à l’avenir. Pour les six autres, la note reste sous examen, à savoir susceptible detomber encore plus bas à très court terme.

Le secteur bancaire espagnol reste englué dans les problèmes liés à l’éclatement de la bulle du secteur immobilier.

Moody’s a également dégradé la note de quatre régions espagnoles, dont la Catalogne, alors que Madrid vient d’approuver les plans d’austérité présentés par 16 des 17 régions du pays. Ces plans prévoient 18 milliards d’euros d’économies afin de réduire leur déficit de moitié cette année.

L’humeur des investisseurs restait toutefois sombre. Pour preuve, le taux à 10 ans du Bund allemand, valeur refuge par excellence en temps de crise, évoluait désormais sous les 1,4%, pour la première fois depuis la création de la zone euro.

Une question, un commentaire?

Réagir à cet article Finance : Le cinéma des (...) : Publiez un commentaire ou posez votre question...

A lire également