Immobilier : Les propriétaires-bailleurs veulent la suppression des aides à la pierre

Les propriétaires-bailleurs ont souhaité jeudi la suppression des aides à la pierre, qui favorisent la construction de logements sociaux, en les remplaçant par des aides financières ...
Immobilier : Les propriétaires-bailleurs veulent la suppression des aides à la pierre
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Vers la suppression des aides "à la pierre" ?

Jeudi 16 Juin 2011, les propriétaires-bailleurs par l’intermédiaire de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) [1] ont déclaré leur volonté de voir les "aides à la pierre" supprimées. Ces aides favorisent notamment la construction des logements sociaux. L’UNPI par l’intermédiaire de son président Jean Perrin propose en contrepartie la mise en place d’aides financières "à la personne".

Ainsi, Mr Perrin déclare : "qu’en supprimant les aides à la pierre, les 6 millions de ménages locataires bénéficiant actuellement d’aides pourraient toucher 6.666 euros par an, ce qui correspond au loyer moyen qu’ils payent"

Il faut selon lui "accélérer la privatisation des HLM, par la vente aux locataires et la création d’agences immobilières à vocation sociale".
Ses déclarations font suite à sa présentation du rapport de l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) intitulé "la vérité sur le logement social"

Vers une transformation des logements sociaux

L’UNPI propose que les logements sociaux soit strictement réservés aux 20% des ménages les plus modestes contre 60% de la population aujourd’hui.

M. Perrin souhaite également la suppression de l’article de la loi de Solidarité et de renouvellement urbain (SRU), datant de 2000, qui impose un quota de 20% de logements sociaux pour les villes de plus de 3.500 habitants, jugé pourtant "très positif" par le gouvernement.

Logements sociaux : le palmarès 2011 de la fondation Abbé-Pierre

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Hasard du calendrier ? La fondation Abbé-Pierre publie aujourd’hui un rapport qui revient sur le dispositif de la loi SRU et dresse un nouveau bilan de la situation dans 692 [2] communes de France.

"Actuellement, il y a plus de 1 200 000 ménages dans l’attente d’un logement social. Or, 50 % des communes ne respectent pas pas le quota de 20% de logements sociaux imposé par la SRU" s’indigne Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, dans Le Parisien.

Ainsi, Sur les 692 communes retenues pour cette étude, 330 comptent moins de 10 % de logements sociaux, et parmi elles 109 en détiennent moins de 5 %.

Parmi les mauvais élèves on note Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Hyères (Var), Toulon et Nice qui figurent tout en bas du palmarès 2011 pour les communes de plus de 50 000 habitants.

A l’inverse, des villes comme Béziers, Grenoble, Quimper, Lyon, Marseille ou encore Paris figurent en tête de ce classement 2011.

Dans tous les cas, beaucoup de progrès sont encore à faire et Patrick Doutreligne met en garde le gouvernement contre un relâchement de ses efforts soulignant que l’Etat : "se réjouit de l’augmentation de l’offre de logement social, mais dans le même temps, engage de moins en moins d’argent"


[1L’UNPI, qui revendique 250.000 adhérents, se présente comme la seule organisation représentant les propriétaires immobiliers privés.

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