Le CAC40 perd près de 9% sur le seul mois de mars 2026
La guerre au Moyen-Orient a jeté un froid sur les places boursières, et particulièrement européenne. C’est l’envolée des taux d’intérêt qui inquiète avant tout.
mardi 31 mars 2026, par Denis Lapalus
Voilà, les 10% de baisse du CAC40 sont en vue, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Les investisseurs les plus réactifs ont échappé à cette vague de baisse et pourront racheter le marché dès que les signes de retour à une tendance haussière seront clairs. Ce n’est évidemment pas encore le cas. Le conflit n’est pas réglé, et la position américaine sur ce point reste énigmatique. Les troupes américaines pourraient se retirer sans pour autant assureur la libre circulation sur le détroit d’Ormuz. Bref, la pire des situations.
Guerre au Moyen-Orient
Débutée fin février 2026, la guerre au Moyen-Orient peut s’enliser durant plusieurs semaines, mois, ou pas. Personne ne le sait vraiment à ce stade. Que faire pour vos placements exposés, et notamment vos unités de compte, aux marchés financiers (actions notamment) ? Les investisseurs sur les marchés actions n’aimant pas l’incertitude, les cours des actions devraient continuer de dévisser. Le retour de l’inflation, liée à la forte hausse du cours des matières premières (pétrole, gaz, aluminium, etc.) sera un nouveau frein au développement d’une économie déjà fragilisée. Que faire de ses unités de compte exposées aux marchés actions ?
Faire le dos rond ? La meilleure façon de se prendre une baisse de 20% !Comme d’habitude, les CGP et autres intermédiaires financiers, courtiers et CIF (au passage, rappelons-le, intéressés sur les encours investis de leurs clients...) rappellent de ne pas paniquer et de rester en position. Dans le cadre d’un placement long terme, ne pas tenir compte des événements de court terme, blabla... Evidemment.
Quand les indices actions auront perdu 10%, puis 15%, voire 20%, ce seront les premiers à dire, qu’il fallait sortir avant, et que maintenant, il est trop tard pour éviter les moins-values latentes impressionnantes. Ce n’est pas la première fois qu’une forte tension géopolitique ou crise se produit, et à chaque fois, la même rengaine. Personne ne peut prédire si une chute des indices actions plus conséquente va se produire, mais la gestion des risques voudrait que l’on allège considérablement son exposition aux risques de marché, avant qu’il ne soit trop tard ! En clair, il faut sécuriser toutes ses plus-values latentes, les réaliser, et attendre d’en savoir davantage.
Juste une ou deux années de perdues...Par ailleurs, ces mêmes conseillers financiers seront parmi les premiers à vous solliciter pour investir de nouveau, une fois que les cours seront bas, histoire de tenter de couvrir une partie de vos pertes, en moyennant votre prix de revient à la baisse. Bref, tout à l’envers.
Chute des cours de l’or
Après l’envolée irrationnelle des cours de l’or, retour à la réalité pour cet investissement ne procurant aucun rendement régulier. Les cours de l’or sont en forte baisse depuis le début de l’année 2026, une accélération à la baisse avec la prise de bénéfices pour dégager du cash avec le remontée des taux d’intérêts. Les investissements à rendements réguliers retrouvant les faveurs des investisseurs.
Hausse du cours du pétrole
La crainte n’est pas réellement la fermeture du détroit D’Ormuz, qui ne concerne que 20% du transport de pétrole au niveau mondial, essentiellement à destination de l’Asie, mais bien un embrasement du conflit dans toute la zone. Et là encore, attention aux effets moutonniers. Les investisseurs particuliers ne doivent pas suivre avec précaution le mouvement haussier sur le pétrole WTI. Les ETF pétrole enregistrent de fortes collectes au détriment des ETF OR. Ce mouvement de balancier pourrait être encore un piège en cas de fin du conflit au Moyen-Orient. Les investisseurs particuliers étant, le plus souvent, toujours en retard sur la tendance en cours.
Les taux d’intérêts grimpent...
Le point le plus alarmant pour les investisseurs, proviennent évidemment des taux d’intérêt. La hausse récente ne milite pas en faveur d’un marché actions porteur.
L’inflation s’en mêle...
Avec l’envolée des cours du pétrole, l’inflation grimpe de nouveau. Signe que le cercle vicieux se remet en marche rapidement. Les plus pessimistes y voient une nouvelle crise de l’énergie.