Taux d’intérêts directeurs / conflit Moyen-Orient : les banques centrales ne vont pas baisser leurs taux
Les banques centrales réfléchissent davantage à hausser leurs taux d’intérêts que d’appliquer des baisses. Les marchés actions s’orientent à la baisse. Détails.
jeudi 19 mars 2026, par Denis Lapalus
Inflation en vue !
Un nouveau choc énergétique est attendu, source d’inflation à venir. Sur cette base, aucune banque centrale n’envisage de baisses ses taux directeurs, ce serait même le contraire. Prenant ainsi à contre-pied l’ensemble des anticipations de fin 2025. Pour les banques centrales, il est urgent d’attendre.
Banques centrales : le choix de la patience
Les annonces des banques centrales se succèdent cette semaine. Sans surprise, aucune banque centrale n’envisage désormais de baisser ses taux directeurs à court terme.
- Réserve Fédérale (Fed) : L’inflation PCE "core" étant remontée à 3 %, la Fed devrait limiter ses baisses de taux à deux cette année, la première n’étant pas attendue avant le milieu d’année.
- Banque Centrale Européenne (BCE) : Avec une inflation tombée à 1,7 % en janvier, la BCE a maintenu son taux de dépôt à 2 % et pourrait amorcer une baisse au troisième trimestre.
- Banque d’Angleterre (BoE) & Banque du Japon (BoJ) : La BoE a maintenu son taux à 3,75 %. Au Japon, une seule hausse de taux est envisagée cette année au vu de la croissance modérée.
- Banque Nationale Suisse (BNS) : taux inchangés. Comme attendu, la Banque nationale suisse (BNS) vient de maintenir son taux directeur à 0%. Les avoirs à vue détenus par les banques à la BNS se voient appliquer, jusqu’à un seuil défini, le taux directeur de la BNS. Pour la part des avoirs à vue dépassant ce seuil, le taux appliqué continue d’être inférieur de 25 points de base au taux directeur. Compte tenu du conflit au Moyen-Orient, la Banque nationale est davantage disposée à intervenir sur le marché des changes pour contrer une appréciation rapide et excessive du franc, qui menacerait la stabilité des prix en Suisse.