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Black Friday : les réelles économies se trouvent dans les achats futiles que l’on ne fait pas

Plus de 30% des achats effectués durant le Black Friday et le Cyber Monday seront au final revendus. Ce taux grimpe à 50% juste parès Noël, une société de consommation qui marche sur la tête...

Le Black Friday, comble de notre société consumériste © Green Friday
Publié le
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Ces promotions à saisir absolument...

Difficile de passer à côté du Black Friday et ses promotions « à saisir absolument », tant les messages publicitaires nous rappellent l’arrivée imminente de cette opération de soldes qui a lieu depuis quelques années. Cette année, ce sera le vendredi 24 novembre, mais de nombreuses enseignes étendent leurs soldes au-delà. Face au « Black Friday » et à la surconsommation que cela induit, un collectif s’est créé en 2017 pour sensibiliser le public et lancer une opération inverse : le Green Friday. Jean-Paul Raillard, président de l’association « Green Friday », également président du réseau ENVIE, l’un des membres fondateurs du collectif, a répondu à nos questions sur cette 7ème édition du Green Friday.

Quel constat vous a poussé à créer le Green Friday ?

Ce qui avait motivé la création du Green Friday, c’était le rouleau compresseur du Black Friday qui arrivait et qui allait vraiment à l’encontre de toutes nos convictions, par exemple sur la durée de vie des produits, l’acte d’achat ou la surconsommation. Il nous a paru indispensable de dénoncer les dangers de cette opération, sans culpabiliser les consommateurs mais en les alertant sur cette surconsommation. C’est vraiment un message d’alerte général qu’on voulait lancer. On voulait démontrer que ce mouvement qui vient des États-Unis est une vraie opération de communication avant tout et que s’il y avait de bonnes affaires à faire avec le Black Friday, il y avait aussi beaucoup de dangers. On ne remet pas du tout en cause les opérations de promotion, elles sont une nécessité pour toute entreprise, mais l’ampleur du Black Friday.

Quels sont les dérives du Black Friday que vous dénoncez ?

Il y a d’un côté son ampleur, qui emporte tout à cette période de l’année, mais il y a aussi les faux messages. On l’a beaucoup dénoncé dans les éditions précédentes et on le fait dans l’édition de cette année. On n’est pas les seuls à le dire, Que Choisir est revenu très régulièrement là-dessus en disant que les prix d’appel qui étaient indiqués et surtout les prix de référence étaient des prix qui n’avaient jamais été pratiqués sur ces produits. Donc certaines enseignes qui annonçaient moins 70 % ou moins 80 % le faisaient par rapport à un prix qui n’est pas pratiqué. Il y a un message à faire passer que ces bonnes affaires présentées ne sont pas toujours si bonnes. Et on dénonce aussi le fait que des opérations orientées vers cette consommation accrue à la fin du mois de novembre est particulièrement néfaste pour la planète : le côté surconsommation – toujours acheter des produits neufs c’est épuiser les ressources de la planète – et il y a aussi le fait que ce sont des achats coup de cœur que les gens font sans réfléchir. On s’aperçoit que dans la partie e-commerce, le taux de retour frôlait parfois les 70 à 80 %, donc c’est un acte d’achat qui a aussi des travers en matière carbone, avec des transports, des retours etc.

Quelles actions sont mises en place par le collectif et comment ont-elles évolué ?

D’abord, il y a une action de communication générale, avec des campagnes d’affichage, des messages radio, l’agitation sur les réseaux sociaux. On essaie aussi de sensibiliser le consommateur, au plus proche de lui, via les adhérents. Parmi les adhérents, il y a les membres qui organisent le Green Friday, notamment ENVIE, Altermundi ou Emmaüs. On organise dans tous les points où on est présent, des opérations de sensibilisation, notamment à la surconsommation, à la façon de consommer autrement, en montrant qu’il y a d’autres alternatives que l’acte d’achat. Et tous les adhérents ponctuels, les entreprises qui adhèrent au Green Friday de l’année, on leur demande aussi, au-delà du fait de ne pas faire de soldes ce jour-là et de reverser une partie de leurs bénéfices à des associations d’intérêt général, d’organiser dans la mesure du possible, des actions de sensibilisation et des animations sur leur point de vente. On leur fournit aussi un kit de communication. On est pour l’instant une bonne centaine d’adhérents et on espère être 150 d’ici la semaine prochaine.

Comment le collectif a-t-il évolué depuis sa création ?

On est au total autour de 560 sur l’ensemble des réseaux des membres du collectif (Emmaüs France, ENVIE, Altermundi, le REFER, Ekwateur…) et environ 150 entreprises. C’est un mouvement qui reste ponctuel, ce n’est donc pas exponentiel, mais on augmente tout de même chaque année le nombre d’adhérents. Et surtout, le message me parait de plus en plus diffusé. On passe beaucoup de temps avec la presse et on sent une prise en compte du public. On a également étendu l’action au niveau européen. L’année dernière, un réseau belge, Ressource, qui a bien relayé l’opération en Belgique. Et on a un réseau européen qui s’appelle RREUSE, qui œuvre autour de la réparation et de la seconde vie des produits, qui relaie aussi l’opération. Ça nous parait important aussi qu’il y ait un mouvement au-delà de la France. C’est un acquis des trois dernières années qui est vraiment essentiel et qui nous permet de diffuser notre message dans les pays européens.

Le Black Friday semble prendre de l’ampleur, notamment cette année où les opérations de promotion durent près de deux semaines dans certains cas. Est-ce une tendance que vous avez constatée ?

En tous cas il ne baisse pas de régime. L’inflation depuis l’année dernière a joué un rôle aussi et redonné de la vigueur au Black Friday. Certaines personnes ont du mal à joindre les deux bouts, le dernier rapport du Secours Catholique confirme que la pauvreté a augmenté. Ces faux messages donnent l’impression qu’il faut en profiter parce qu’il va y avoir des soldes. C’est un point sur lequel s’appuyait déjà le Black Friday l’année dernière qui me parait encore plus insidieux cette année, avec les nombreuses publicités que l’on voit depuis déjà un mois. De notre côté, on a un contre message en rappelant que la lutte contre la pauvreté et les effets de l’inflation ne passe pas par le Black Friday.

Quel impact principal aimeriez-vous avoir auprès des consommateurs ?

L’objectif est d’inciter à la réflexion sur l’acte d’achat. C’est vraiment ce qui est important. Même s’il y a des rabais importants, il faut se poser la question de ce qui nous intéresse, est-ce que c’est le rabais ou est-ce que c’est le produit que l’on va acquérir ? Et si c’est ce produit que l’on veut acquérir, il y a peut-être d’’autres moyens de satisfaire ses besoins essentiels. On va mettre l’accent sur toutes les alternatives à l’acte d’achat : l’allongement de la durée de vie des produits, leur réparation, on fera également une liaison avec la journée de la réparation qui a eu lieu en novembre. Au-delà de ça, c’est le problème de l’épuisement des ressources naturelles, du changement climatique qu’il faut relier à notre façon de produire et de consommer.

Quels sont vos projets à venir ?

On sera une petite voix par rapp au Black Friday, mais ce qu’on aimerait c’est qu’à partir de l’année prochaine, cette opération de Green Friday ait des relais tout au long de l’année. Il faudrait trouver des messages qui permettent également d’alerter les consommateurs en permanence sur les effets négatifs de la surconsommation.

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