Coronavirus : quelles sont les aides financières pour les particuliers ?

Avec cette pandémie, les aides pour les entreprises se multiplient. Mais pour les particuliers, quelles sont les aides financières proposées par le gouvernement ?
Coronavirus : quelles sont les aides financières pour les particuliers ?
COVID-19 : Aides financières pour les particuliers © FranceTransactions.com/stock.adobe.com

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Salarié(e) d’entreprise : chômage partiel, 84% de votre salaire net

Vous êtes salarié, si l’activité de votre entreprise est stoppée ou réduite, il est probable que votre employeur vous place en chômage partiel. Près de 800.000 Français sont d’ores et déjà dans ce cas. L’employeur peut effectuer une demande de chômage partiel pendant une durée de 30 jours, rétro-activement. Toutes les entreprises peuvent avoir recours au chômage partiel, durant cette période de confinement.

Le salarié, de votre côté, n’a rien à déclarer. C’est à l’employeur d’effectuer les démarches afin de déclarer les salariés concernés par le chômage partiel.

L’employeur verse, comme habituellement, les salaires (seulement 84% du salaire net) et sera remboursé intégralement par la suite. Le plafond de remboursement versé à l’employeur, pour les salaires le plus élevé, est de 4,5 fois le SMIC. Seuls les salariés au SMIC perçoivent, en chômage partiel, 100% de leur salaire habituel.

Employé(e) à domicile : chômage partiel, 80% de votre tarif horaire

Les personnes employées à domicile bénéficient également de la procédure de mise en chômage partiel. L’employeur a le choix de verser 100% du tarif horaire, comme si de rien n’était, et ne sera donc pas remboursé, ou a recours au chômage partiel. L’employeur avance alors 80% du tarif horaire multiplié par le nombre d’heures non travaillées et sera remboursé par la suite.

Prime de 1.000€ pour les salariés

Attention. Beaucoup de médias relaient de fausses informations à ce propos. Cette prime de 1.000€ défiscalisée et sans charges sociales, est à la seule décision de l’employeur en faveur de ses salariés. Il ne s’agit pas d’un versement effectué ou imposé par l’Etat. Le gouvernement appelle évidemment les entreprises à verser cette prime de 1.000€ à leurs salariés n’étant pas en télétravail. Mais c’est tout. Rien ne dit, qu’en étant exposé aux risques de contamination au coronavirus, vous perceviez une prime de 1.000€ ou moins.

De son côté, effet d’annonce oblige, Auchan confirme le versement d’une prime de 1.000 euros à 65.000 de ses salariés, qui ont continué à travailler en magasin.

Fonds d’indemnisation : aide de 1.500€

De nombreux micro-entrepreneurs se retrouvent dans l’impossibilité d’exercer leurs activités. Les micro-entrepreneurs et les indépendants (dont les commerçants) dont l’activité s’effondre sont soutenus par une indemnisation forfaitaire de 1.500 euros par mois. Elle est automatique, « sur simple déclaration » à la Direction générale des finances publiques pour les commerces non autorisés à ouvrir. Cette aide est soumise à conditions (chute du CA de -70%) pour les autres activités (micro-entreprises).

Des arrêts de travail pour garde d’enfant

Les écoles sont fermées. Pour les parents obligés de cesser le travail afin de garder leurs enfants, des indemnités sont prévues. Les fonctionnaires conservent 100% de leur rémunération nette, primes incluses. Les salariés du privé, eux, conservent 90% du salaire net. En tant normal, ce n’est possible que pour les salariés ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise, mais cette condition est levée le temps de la pandémie, a indiqué le ministère du Travail. C’est à l’employeur de verser l’indemnité et c’est à lui de se faire dédommager en déclarant l’arrêt pour garde d’enfants.

Une aide à la garde d’enfants

Comme les personnels médicaux et les travailleurs des Ehpad, les aides à domicile qui continuent à travailler bénéficient d’une aide pour faire garder leurs enfants de moins de 3 ans. L’inscription a lieu sur le site monenfant.fr.

Si vous êtes chômeur

Une réforme est mise en pause : prévue pour le 1er avril, l’entrée en vigueur des nouvelles règles de l’assurance chômage est reportée au 1er septembre. Fustigée par les syndicats, la réforme devait se traduire par des baisses d’indemnisations pour les personnes qui alternent contrats courts et périodes de chômage.

Les chômeurs sont dispensés de recherche d’emploi, empêchée de fait durant la période de confinement. Il n’y aura donc pas de contrôle de la recherche active.

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