Trading haute-fréquence

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Le trading haute-fréquence a connu ses heures de gloire après la crise financière de 2008. Son âge d’or a été en 2010 et 2011, mais depuis ces dernières années, les groupes financiers se détournent des robots de trading haute fréquence, devenus peu rentables, car trop répandus.

Le principe du trading haute-fréquence

Il s’agit de programmes informatiques mettant à profits les décalages temporaires de prix dans les carnets d’ordres.

- Agir plus vite que le reste des opérateurs de marché

Un carnet d’ordres regroupe, pour un titre donné (une action, une obligation, ...) les meilleurs ordres d’achats et de ventes. Ces ordres font apparaître logiquement des décalages de prix, pendant de courts instants. L’idée est donc de réaliser des transactions avec de très faibles volumes, avant même que les opérateurs moins rapides puissent les réaliser. A chaque exécution d’un ordre d’achat ou de vente le cours du titre concerné est modifié. Le programme de trading peut alors profiter de cette variation de prix pour passer un autre ordre, au cours qu’il a lui-même modifié. La clé étant que le programme soit capable d’effectuer des transactions en quelques millisecondes, soit 10 à 50 plus fois plus rapidement qu’un opérateur humain. Le programme est donc ainsi certain de gagner.

- Reconnaissance automatique du comportement des investisseurs

Mais ce n’est pas tout ! Les algorithmes de trading haute-fréquence sont également capables de reconnaître tous les éléments du chartisme. Les fameuses formes épaule-tête-épaule et autres accélérations du marché (franchissement de seuil de prix, plus haut du jour, plus bas, supports, résistances, etc), pour mettre en place des stratégies d’achat/vente sur des comportements de marché identifiés.

- L’âge d’or du trading haute fréquence est passé

Apparue en 2005, le trading haute-fréquence est en décroissance. Aujourd’hui, il est estimé que 40 à 60% des ordres passés sur les places boursières sont initiés par des programmes, la plupart sont effectués par des programmes de gestion de portefeuille, et non pas par des programmes de THF (Trading Haute-Fréquence).

En effet, étant trop largement répandu, le trading haute-fréquence est de moins en moins rentable. Ainsi, les bénéfices provenant de THF aux États-Unis ont diminué à partir d’un pic d’environ 5 milliards de dollars en 2009, à environ 1.25 milliard de dollars en 2012.

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