Optimisation épargne retraite : savoir jongler entre son PERP et ses contrats d’assurance-vie

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L’épargnant avisé ne place tous ses oeufs dans le même panier. Il a ouvert un PERP et plusieurs contrats d’assurance-vie. Il sait aussi optimiser ses placements, en respectant quelques règles de bon sens...
Optimisation épargne retraite : savoir jongler entre son PERP et ses contrats d'assurance-vie
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Opter pour un PERP pauvre en frais !

Les PERP possèdent un attrait fiscal que les assureurs n’ignorent pas. Et donc, comme toujours, avec les investissements défiscalisant, les frais pratiqués sont prohibitifs. La carotte fiscale pouvant conduire certains épargnants à accepter une tarification abusive.

Mais heureusement, les choses changent, les PERP sans frais sur les versements ont fait leur apparition. En ne sacrifiant pas les rendements sur l’autel de la gratuité des versements, les PERP sans frais sont de plus en plus nombreux. Aux épargnants d’en profiter !

  • Choisir son PERP : minimiser la somme (frais sur versements + frais d’arrérages)

L’épargnant avisé, aura ouvert un PERP, en prenant soin de minimiser la somme des frais sur versement et des frais d’arrérages (les frais sur versement des rentes). Si tel n’est pas le cas, l’épargnant peut transférer son PERP, pour en choisir un sans doute plus récent, moins gourmand en frais.

Verser sur le PERP uniquement quand nécessaire !

L’attrait pour ce placement est évidemment l’impact fiscal obtenu via un PERP lors des versements. Toujours est-il que l’épargnant n’aura pas forcément besoin de ce levier pour réduire ses impôts chaque année. Il convient donc d’optimiser son usage, car le plafond des versements défiscalisés peut rapidement être complètement utilisé, même avec les trois années d’antériorité. C’est pourquoi, c’est seulement une fois que toutes les autres pistes de réduction d’impôt ont été étudiées avec soin, que la piste du PERP peut achever l’effort de réduction fiscale. C’est le cas notamment lorsque le plafond de déduction des 10.000€ a été atteint.

Le fonds en euros, optimal sur un contrat d’assurance-vie, pas sur un PERP !

Côté fonds euros, sur les PERP, rien ne sert d’être trop regardant. Les fonds en euros des PERP servent systématiquement des rendements inférieurs à ceux des fonds euros des contrats d’assurance-vie de qualité (référencés ainsi sur notre guide, ndlr). Pourquoi donc investir sur un fonds euros sur un PERP ?

En effet, ce n’est pas optimal, et pour deux raisons :

  • Le PERP est un placement très long terme. La phase d’épargne du PERP est très longue, puisque ce n’est uniquement lors de la prise de a retraite que le PERP restituera le capital placé sous forme de capital (20%) et de rentes (80%). Or les unités de compte, constituent à très long terme, le placement potentiellement le plus rentable. Sur son PERP, il suffira donc juste d’arbitrer les unités de compte vers le fonds en euros 4 ou 5 années avant la retraite.
  • Comme indiqué précédemment, les fonds en euros des contrats d’assurance-vie de qualité (recommandés sur notre guide) servent des rendements supérieurs aux PERP. Si l’épargnant souhaite un placement sans risque, il devra opter pour un fonds en euros sur un de ses contrats.

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