Carburants : le gouvernement demande aux pétroliers une modération de la hausse

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Après les attaques contre des installations pétrolières saoudiennes de ce week-end, le gouvernement a demandé mardi 17 septembre aux pétroliers une certaine "modération", tout en assurant qu’il n’y aura pas de problème d’approvisionnement.
Carburants : le gouvernement demande aux pétroliers une modération de la hausse
Hausse prix des carburants ©fotolia.fr/francetransactions.com

"On appelle les pétroliers à la modération sur l’augmentation des prix (...) Je rappelle qu’on est au niveau du pétrole de mai dernier et en l’état nous ne sommes pas dans une crise telle que nous l’avons connue en 2008 avec des prix qui avoisinaient les 150 dollars", a indiqué le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, interrogé sur franceinfo.

Les professionnels du secteur avaient tiré dès lundi la sonnette d’alarme sur une augmentation de 4 à 5 centimes du litre d’essence. "Il y a parfois (...) l’envie de cranter cette augmentation, mais si elle n’est pas réellement dans les coûts", a estimé sur BFM Business la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher. Et donc la DGCCRF sera très attentive aux marges du pétrole à la pompe. On fait des contrôle pour s’assurer qu’il n’y a pas d’effet d’aubaine.

Le brut bondit

Lundi, le cours du Brent de la mer du Nord, référence sur le marché mondial, avait bondi de plus de 14,6%, à 69,02 dollars, la plus forte progression depuis la création de ce contrat en 1988. Quant au baril de WTI, référence du brut à New York, il avait grimpé de 14,7% lundi, à 62,90 dollars, soit sa plus forte hausse depuis décembre 2008.

Évolution du cours du pétrole brut
© AFP

Cet envol des prix fait suite à des attaques menées samedi contre des installations pétrolières saoudiennes, premier producteur d’or noir au monde.

"Il n’y a pas de problème d’approvisionnement" , a martelé de son côté la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne sur France 2, reconnaissant qu’il pourrait y avoir une "hausse de quelques centimes". "Il y a des stocks chez les compagnies pétrolières et la France, comme la plupart des grands pays, a des stocks stratégiques qui représentent 90 jours donc trois mois de consommation. Donc il n’y a aucune crainte sur l’approvisionnement", a-t-elle ajouté.

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