EuroCroissance : comment convaincre les épargnants de s’y intéresser ?

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Le gouvernement souhaiterait que les épargnants s’intéressent à sa création : les fonds eurocroissance. Mais voilà, les épargnants n’en veulent pas. Des pistes sont étudiées pour tenter d’en améliorer son attractivité...
EuroCroissance : comment convaincre les épargnants de s'y intéresser ?
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Gouvernement recherche solution miracle pour séduire les épargnants...

Comment lancer les contrats euro croissance ? Le gouvernement planche depuis plusieurs semaines sur des ajustements techniques qui permettraient d’assurer enfin le décollage de ces contrats d’assurance vie créés en janvier 2014, à mi-chemin des fonds en euros et des unités de compte, et dont le capital n’est garanti qu’au bout du terme de 8 ans. La collecte mensuelle est d’environ 100 millions d’euros, pour un encours de 1,5 milliard qui tient compte de la transformation de contrats existants.

Dans cette logique, le régulateur pourrait faire évoluer les règles prudentielles, « afin d’inciter les assureurs à davantage de prudence dans la distribution des bénéfices au sein du fonds euros, de sorte que l’attractivité relative des autres produits présentant un niveau de risques un peu plus élevé soit, là encore, améliorée ».

Transférer d’une partie de la performance des fonds euros classiques vers l’eurocroissance

Le Trésor envisage « qu’une personne qui aurait investi dans un fonds euros et qui opterait aujourd’hui pour un fonds euro croissance puisse emporter avec elle une quote-part de performance latente du fonds euros, qu’elle perdrait dans le droit actuel si elle quittait cet actif général ». Cette option, lourde de conséquences juridiques, est examinée « avec beaucoup d’attention ».

Reste à déterminer dans quelle proportion il serait possible de transférer des sommes des fonds en euros vers les fonds euro-croissance sans pénaliser pour autant les fonds en euros. C’est cette question qu’aborde la consultation qui présente deux solutions différentes de plafonnement des transferts qui pourraient être mises en œuvre par décret.

La première solution consiste à plafonner les transferts « au produit du taux de plus-values latentes du fonds en euros et de la valeur comptable des engagements transférés ».

La deuxième solution consisterait -* notamment -* à plafonner les transferts à 10% de la valeur totale des actifs du fonds euro-croissance. Si le Trésor ne présente pas d’estimation des montants qui pourraient être transférés, c’est cette deuxième solution qui devrait à priori être la plus avantageuse pour les fonds euro-croissance.

Alors que la consultation est ouverte jusqu’au 15 octobre, le dispositif de relance du contrat pourrait être mis en œuvre d’ici à la fin de l’année. Mais toujours est-il que le gouvernement aura bien du mal à vendre cet eurocroissance, tout simplement car les épargnants ne souhaitent pas investir sur 8 années sans avoir la moindre vue sur le rendement final. Or, avec ce type de placement, les bonnes années peuvent être contrebalancées par la mauvaise performance boursière d’une seule année... Et le passé montre que la fréquence des grandes dépréciations boursières est inférieure à 8 ans...

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