Chute de la bourse de Paris (-2,37%), la Grèce inquiète

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La Bourse de Paris était en forte baisse lundi après-midi et creusait ses pertes (-2,37%), pénalisée par le nouveau recul des prix du pétrole et les incertitudes concernant la situation politique en Grèce.
Chute de la bourse de Paris (-2,37%), la Grèce inquiète
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La Bourse de Paris creuse ses pertes, affectée par la baisse du pétrole (-2,37%)

A 15H44 , l’indice CAC 40 perdait 100,98 points à 4.151,31 points, dans un volume d’échanges de 1,6 milliard d’euros. Vendredi, il avait reculé de 0,48%.

Le marché parisien perdait beaucoup de terrain dans l’après-midi, après avoir pourtant passé une partie de la matinée dans le vert. Il a été pénalisé notamment par une ouverture en baisse de Wall Street.

Chute du cours du pétrole

"Les investisseurs manquent encore de visibilité pour les prochaines semaines", analyse Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, selon lequel "les opérateurs sont confrontés à une multitude de risques encore mal appréhendés" en ce début d’année.

L’indice parisien étaittoujours très sensible à l’évolution du prix du pétrole qui poursuivait sa chute à New York, à ses plus bas niveaux en près de six ans, ce qui pesait sur le secteur, en particulier Total, un des poids lourds du CAC 40.

"C’est surtout les matières premières qui pèsent en Europe",soulignent les économistes chez Aurel BGC.

Le contexte économique et politique en zone euro pesait également sur la tendance, au moment où l’euro s’enfonce sous les 1,20 dollar.

Il est possible d’assister à "un regain de volatilité en raison de l’approche de la première réunion de l’année 2015 de la BCE (Banque centrale européenne, ndlr) et des législatives en Grèce", remarque M. Dembik.

La chancelière Angela Merkel a suscité dimanche la controverse en Allemagne, après une information de presse selon laquelle elle était prête à laisser sortir laGrèce de la zone euro en cas d’arrivée au pouvoir de la gauche radicale dans ce pays lors des législatives du 25 janvier.

Enfin, les investisseurs gardent également en ligne de mire la prochaine réunion de la BCE le 22 janvier, d’autant que les chiffres d’inflation en Allemagne soulignent les difficultés actuelles de la zone euro et alimentent l’espoir de nouvelles mesures de soutien.

L’inflation en Allemagne a encore fortement ralenti en décembre, s’établissant à 0,2% sur un an, son plus bas niveau depuis octobre 2009.

Parmi les valeurs, le secteur pétrolier souffrait, à l’image de Total (-4,10% à 40,78 euros) et Technip (-3,50% à 47,54 euros).

En revanche les titres sensibles à la baisse de l’euro résistaient, comme Essilor (+0,10% à 91,09 euros), Airbus (-0,36% à 41,38 euros), Safran (+0,02% à 51,06 euros) et Capgemini (-0,30% à 59,94 euros).

Club Méditerranée (-2,19% à 24,54 euros) s’alignait sur le prix proposé par Fosun, désormais seul en lice pour racheter l’opérateur de villages de vacances après l’abandon de l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi. Fosun propose 24,60 euros par action Club Med.

Les banques étaient pénalisées par le dossier grec. BNP Paribas (-4,25% à 47,33 euros), Crédit Agricole (-3,76% à 10,49 euros) et Société Générale (-3,72% à 34,05 euros).

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