L’actionnaire individuel n’est pas seulement retraité, ni très fortuné et investit à long terme (étude)

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L’actionnaire individuel n’est pas seulement retraité, ni très fortuné, ni même rivé aux cours de Bourse toute la journée et il investit à long terme, selon la cartographie réalisée par Havas Paris rendue publique mercredi.
L'actionnaire individuel n'est pas seulement retraité, ni très fortuné et investit à long terme (étude)
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L’actionnaire individuel n’est pas seulement retraité, ni très fortuné et investit à long terme (étude)

Balayant un certain nombre d’idées reçues, cette étude révèle ainsi que "62% des actionnaires individuels français sont âgés de moins de 65 ans", que la moité d’entre eux ont commencé à investir en Bourse avant 40 ans et que 50% sont des actifs.

Les actionnaires individuels représentent une "population négligée et caricaturée" et "il fallait disposer de données fiables" pour pouvoir "rompre ce cycle de méconnaissance", a affirmé Guy Loichemol, associé de Havas Paris en présentant les résultats devant la presse.

"Il s’agit de convaincre qu’il n’est pas ringard d’investir en Bourse", même si "cela ne va que partiellement dans l’économie française", car en terme d’épargne, "il est évident qu’une composante en action est nécessaire", a estimé pour sa part Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF qui soutenait cette recherche.

"Un actionnaire sur trois possède un patrimoine total de moins de 150.000 euros et moins de 1 actionnaire sur 10 déclare plus de 1 million d’euros de patrimoine", détaille l’enquête réalisée en collaboration avec l’institut de sondage CSA.

Pour 48% des actionnaires, le patrimoine en actions ne dépasse pas 20.000 euros, voire moins de 10.000 pour un tiers d’entre eux (32%), ajoute le document.

"La grande majorité des actionnaires individuels français (75%) vise une rentabilité de long terme pariant sur la performance de l’entreprise plutôt que le profit immédiat", et ils "sont 44% à conserver leurs actions plus de 5 ans" investies dans deux tiers des cas dans moins de 6 sociétés essentiellement du CAC 40 (84% en détiennent), décortique l’étude.

Ils "n’ont pas tous les yeux rivés sur le cours de Bourse. Une fois par semaine seulement pour 32% d’entre eux, moins d’une fois par mois pour 18% et même encore moins souvent pour 19% d’entre eux", sachant que 64% d’entre eux "procèdent à des arbitrages moins souvent qu’une fois par mois".

Cette cartographie vient néanmoins confirmer l’image d’Epinal sur un point : ces actionnaires individuels sont "des hommes encore en grande majorité (72%)".

Internet constitue le médium privilégié de ces actionnaires résidant à 75% en province, aussi bien pour s’informer que pour passer des ordres, tandis que le banquier reste l’interlocuteur de référence.

"Toutefois, seul 1 actionnaire sur 2 a le sentiment de bien connaître les entreprises dont il est actionnaire" et un tiers "n’est toujours pas satisfait de la communication qui leur est destinée", note encore le document.

Pour M. Loichemol, l’enjeu est désormais de "rompre avec les erreurs passées" en arrêtant notamment de croire que "la Bourse s’adresserait à tout le monde", mais en essayant plutôt de "mieux calibrer" le public "à même de supporter les risques" et de développer "une culture de l’action encore insuffisante".

L’étude a été réalisée auprès de 451 actionnaires individuels issus d’un échantillon national représentatif de 2.890 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Ils ont été interrogés en ligne entre le 6 au 20 février 2014.

abx/cb/gib

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