La Bourse de Paris manque de visibilité après le vote grec (-1,22%)

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La Bourse de Parisévoluait en nette baisse lundi matin (-1,22%), accueillant avec une certaine sérénité la victoire du non au référendum grec qui suscite pourtant des interrogations sur l’avenir de la zone euro.
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La Bourse de Paris manque de visibilité après le vote grec (-1,22%)

A 09H22 , l’indice CAC 40 perdait 58,70 points à 4.749,52 points. Vendredi, ilavait lâché 0,57%.

Le marché parisien, comme l’ensemble des Bourses européennes, était affecté par le résultat du référendum grec, mais limitait ses pertes.

La baisse du marché "révèle l’absence de panique pour l’instant", souligne le courtier Aurel BGC, dans une note publiée avant l’ouverture.

Pour autant, "la semaine s’annonce encore confuse et agitée mais tout pourrait s’accélérer dans les prochains jours", selon lui.

Les Grecs se sont prononcés massivement contre les exigences des créanciers, votant à 61,31% en faveur du non, créant une grande incertitude quant à l’éventuelle reprise des négociations ou même une possible sortie du pays de la zone euro.

Le résultat "complique la donne pour les créanciers du pays, et est de nature à alimenter une forte volatilité au moins cette semaine (...), et ce d’autantplus que les acteurs de marché semblaient tabler sur un oui, sans conviction", observent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

La baisse des marchés européens pouvait également être contenue en raison de l’annonce surprise de la démission du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, destinée à faciliter les négociations avec les créanciers.

"Cela pourrait, mais il est encore trop tôt pour le dire, signifier une volonté d’assouplissement des tensions du gouvernement en place", estime John Plassard, chez Mirabaud Securitie.

Les investisseurs vontsurveiller désormais la réaction des Européens.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, qui se retrouvent à Paris dans la soirée, se sont entendus pour dire qu’il fallait "respecter le vote" des Grecs, et ont appelé à un sommet de la zone euro, qui aura lieu mardi à 16H00 GMT à Bruxelles.

"Les dirigeants européens ne pourront rester longtemps dans l’incertitude, tout comme le gouvernement grec confronté à la fermeture des établissements bancaires, et les négociations devraient reprendre très rapidement", selon Crédit Mutuel-CIC.

Surtout, le marché sera attentif à la réaction de la Banque centrale européenne (BCE) qui se réunit pour faire le point sur les aides d’urgence (ELA) accordées aux banques grecques.

Parmi les valeurs, toutes en baisse dans le CAC 40, le secteur bancaire était sous pression, à l’image de BNP Paribas (-2,01% à 53,18 euros), Crédit Agricole (-1,53% à 13,17 euros) et Société Générale (-1,95% à 41,16 euros).

De même, le secteur industriel souffrait de la baisse du marché. ArcelorMittal perdait 3,12% à 8,43 euros et Saint-Gobain 2,07% à 39,73 euros.

JCDecaux lâchait 1,46% à 37,56 euros alors que le courtier Exane-BNPP Paribas a abaissé sa recommandation sur la valeur à "neutre", contre "surperformer" auparavant.

En revanche, les valeurs défensives, moins soumises aux soubresauts du marché, résistaient, avec Air Liquide (-0,74% à 113,25 euros) et Pernod Ricard (-0,56% à 102,60 euros).

Airbus Group perdait 1,22% à 58,49 euros après avoir annoncé avec l’indien Mahindra la création d’une co-entreprise qui produira des hélicoptères en Inde afin de répondre aux besoins de l’arméedu pays, laquelle doit remplacer des équipements militaires vieillissants.

Enfin, Bouygues lâchait 1,55% à 32,42 euros. Le PDG de l’opérateur Bouygues Telecom, Olivier Roussat, a estimé que le rejet par Bouygues de l’offre d’Altice sur la filiale télécom était signe de la "confiance" de la maison-mère dans "une entreprise qui a de la croissance devant elle".

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