Un repli logique des indices boursiers

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Après les sommets atteints récemment, les investisseurs pouvaient s’attendre à une journée de prise de bénéfices. C’est exactement ce qui s’est produit hier, lorsque toutes les principales places boursières ont fini dans le rouge.

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Au cours des séances précédentes, on a pu observer une montée presque « mécanique » des marchés qui, sur de très faibles valeurs de volatilité et de volumes négociés, se sont envolées vers des records historiques, au détriment des indications macroéconomiques pas nécessairement optimistes. En partie, cette progression a été soutenue par l’intervention de Mario Draghi et les réformes de la BCE. Mais une partie significative de la tendance haussière peut être attribuée à l’optimisme des investisseurs pour une croissance économique importante lors de la deuxième partie de l’année. Cependant, suite aux éléments conjoncturels intervenus depuis le début de l’année, la Banque mondiale a dû revoir à la baisse ses prévisions de croissance, en passant de 3,2% en janvier, à 2,8%. Cette nouvelle information n’a pas été bien accueille par les investisseurs, qui ont préféré réduire leur appétit pour le risque en effectuant une prise de bénéfices sur les séances précédentes.

Ainsi, le CAC 40 clôture dans le rouge, pour la première fois depuis une semaine. L’indice français accuse une perte de -0,87% à 4.555,11 points, notamment plombé par les télécoms. En effet, Bouygues a déclaré ne plus vouloir vendre sa filiale de télécommunications, mettant ainsi fin aux espoirs de consolidation dans le métier et en pénalisant d’autres groupes. Ainsi, Bouygues chute de 6,29% à 32,02 euros, Orange de 3,29% à 12,215 euros et Iliad de 6,81% à 221,05 euros.
Ailleurs en Europe, le Dax 30 de la Bourse de Francfort finit en baisse de 0,79% à 9 949,81 points, après cinq séances de hausse d’affilé. Le FTSE cède –0,50% à 6 838,67 points alors que l’Euro Stoxx 50 recule de -0,75% à 3 289,09.

Outre-Atlantique, l’indice Dow Jones perd 102,04 points (0,60%) à 16.843,88. Le Nasdaq Composite recule 6,07 points à 4.331,93, pour une perte de -0,14%. Enfin, le S&P-500 cède -0,35% à 1.943,89 points. L’indice de référence des gérants de fonds s’est notamment vu pénalisé par la chute de 2% de Bank of America, qui continue ses discussions avec le département américain de la Justice sur les enquêtes visant des produits immobiliers liés au déclenchement de la crise financière.

A l’agenda du jour, l’attention se portera sur la production industrielle en avril de la zone euro. Le consensus prédit une légère accélération de l’activité industrielle à + 0,4 % en avril, contre + 0,2 % en mars. Aux Etats Unis, les investisseurs prendront connaissance des inscriptions hebdomadaire au chômage, de l’évolution des prix du commerce extérieur, les ventes au détail en mai et les stocks des entreprises américaines, qui sont attendus en hausse de 0,4 % en avril.

Du côté des entreprises, il faudra garder un œil ouvert sur Airbus Group qui a dévissé de 3% lors de la séance d’hier, suite à l’annulation d’une commande de 70 A350 par Emirates. Le groupe européen prépare aujourd’hui une « Journée innovation » qui vise l’ouverture de nouveaux contrats, notamment concernant l’A350 et l’A320néo. Enfin, Alstom fait toujours parler de son rachat. En effet, le groupe japonais Hitachi a déclaré discuter d’une possible participation à une offre Siemens-Mitsubishi sur les activités d’énergie du groupe français.

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