Capgemini dépose son projet d’OPA amicale sur Altran auprès de l’AMF

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Le géant informatique Capgemini a déposé lundi auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) son projet d’OPA amicale sur le champion français de l’ingénierie Altran, confirmant les 14 euros par action annoncés en juin, et espère finaliser le rachat d’ici à la fin 2019.
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Capgemini dépose son projet d’OPA amicale sur Altran auprès de l’AMF

Capgemini a déposé auprès du gendarme de la Bourse "un projet de note d’information" sur son offre publique d’achat amicale visant l’intégralité des actions d’Altran Technologies, a-t-il indiqué dans un communiqué.

"On espère" que l’OPA sera lancée "le mois prochain", et que l’acquisition pourra être finalisée "d’ici la fin de l’année", a précisé lundi le PDG de Capgemini, Paul Hermelin, lors d’une conférence téléphonique.

"On est entre les mains de l’AMF c’est à eux de décider", a-t-il néanmoins indiqué, avant d’insister sur la "complémentarité" des deux groupes et de défendre de nouveau vivement la valorisation proposée.

Basée sur un prix de 14 euros par titre, jugé "équitable" par un expert indépendant, et annoncée fin juin, l’acquisition doit donner naissance à un géant mondial dans l’informatique, fort d’un chiffre d’affaires de 17 milliards d’euros, rappelle le communiqué du groupe.

Vers 10H30, l’action Capgemini cédait 0,99% à 105,45 euros à la Bourse de Paris, tandis qu’Altran Technologies abandonnait 1,73% à 14,52 euros, dans un marché en repli de 1%.

"14 euros, c’est notre dernier prix", avait déjà souligné M. Hermelin mi-septembre, alors que ce montant est contesté par le fonds spéculatif Elliott et par l’Association des actionnaires minoritaires.

Le prix de 14 euros par titre représente une prime de 30% par rapport à la moyenne des cours de l’action Altran (pondérée par les volumes) sur le mois précédant l’annonce de l’opération en juin dernier.

"Maintenant, nous avons le rapport d’un expert indépendant Nous ne voyons pas d’irrégularités", a noté M. Hermelin, soulignant que Capgemini n’avait eu "aucun contact" avec Elliott mais setenait "prêt à parler avec (lui) comme avec tous les actionnaires d’Altran".

De son côté, le conseil d’administration d’Altran avait donné son feu vert mi-août aux conditions du rachat par Capgemini, jugeant "à l’unanimité" que cette offre était "dans l’intérêt de la société,de ses actionnaires, de ses salariés".

Mi-septembre, interrogé sur BFM Business, Paul Hermelin s’était montré confiant dans l’issue de l’opération, tout en notant qu’elle ne permettrait sans doute pas de retirer tout de suite Altran de la cote.

Pour que l’opération se concrétise, Capgemini doit obtenir un nombre d’actions représentant "au moins 50,10% du capital social et des droits de vote d’Altran". Capgemini contrôle déjà 11,43% du capital.

L’offre reste également suspendue au feu vert de plusieurs autorités de la concurrence, mais elle ne sera pas conditionnée à l’obtention de l’autorisation Comité américain sur les investissements étrangers (CFIUS), a précisé Capgemini, faisant état "de progrès réalisés dans le processus d’obtention" de ce graal aux Etats-Unis.

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