La BCE déçoit fortement, le CAC40 perd plus de (-11.2%) en séance

Sans grande surprise, la BCE a décidé de laisser ses taux inchangés. Une action qui n’aurait rien donné de toutes façons selon nombre d’analystes. De nouvelles mesures sont proposées, les indices quant à eux sont dans une spirale baissière.
La BCE déçoit fortement, le CAC40 perd plus de (-11.2%) en séance
La BCE laisse ses taux inchangés, le CAC 40 perd plus de -11.2% en séance © FranceTransactions.com/stock.adobe.com

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Fermant la marche des grandes banques centrales, la Banque centrale européenne a dégainé à son tour jeudi un arsenal de mesures face à l’épidémie de coronavirus, pour tenter d’endiguer la panique financière et de limiter l’impact sur l’économie.
Contrairement à ce qu’avaient massivement anticipé les analystes, l’institut n’a pas touché à ses taux directeurs : le principal était déjà bloqué à zéro depuis mars 2016 et les deux autres ont été maintenus à l’identique, un statu quo qui a accéléré la baisse des marchés actions.

Taux fixes directeurs de la BCETaux
Taux de refinancement0.00 %
Taux de dépôt au jour le jour-0.50 %
Taux de prêt marginal au jour le jour0.25 %

Ce choix, qui s’explique par les faibles marges de manœuvre de l’institut de Francfort, contraste avec les baisses drastiques de taux annoncées entre autres par la Réserve fédérale américaine et par la Banque d’Angleterre, sans même attendre leurs réunions habituelles. La BCE, qui ne "constate pas de signes matériels de pression sur les marchés" ou de "manques de liquidités dans le système bancaire", a néanmoins pris un paquet de mesures mêlant prêts aux banques et rachat de dettes publiques et surtout privées.

A fond sur le crédit !

De manière inédite, l’institut monétaire a lancé un programme de prêts ciblés sur les PME, pour que les banques aident les entreprises frappées par l’épidémie à boucler leurs fins de mois. L’objectif est d’éviter une vague de faillites, qui aurait des conséquences sociales catastrophiques.

Forte déception sur les marchés

Par ailleurs, la BCE a annoncé qu’elle dépenserait 120 milliards d’euros supplémentaires d’ici la fin de l’année pour acheter de la dette, particulièrement celle "du secteur privé". Cet effort vient renforcer le programme relancé en novembre et portant déjà sur l’achat de 20 milliards d’euros d’actifs publics et privés par mois.

Suppression des verrous de sécurité pour les banques

Enfin, dans un communiqué distinct, l’institut a annoncé autoriser les banques sous sa supervision à s’affranchir temporairement des exigences de fonds propres et de liquidité en vigueur. Le but est que les établissements financiers, eux-mêmes sous pression, "puissent continuer à jouer leur rôle dans le financement de l’économie réelle à mesure que les effets économiques du coronavirus deviendront apparents", souligne la BCE.

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