La Bourse de Paris à l’équilibre avant la suite des pourparlers commerciaux

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La Bourse de Parisétait à l’équilibre lundi matin (+0,00%), en attendant la suite des négociations commerciales sino-américaines à Washington, après que les deux parties ont fait état de progrès la semaine passée.

La Bourse de Paris à l’équilibre avant la suite des pourparlers commerciaux


A 09H30 , l’indice CAC 40 avançait de 0,07 point à 5.153,26 points. Vendredi, la cote parisienne avait terminé en nette hausse (+1,79%) à 5.153,19 points.
Wall Street a clôturé également sur une forte hausse vendredi, profitant d’un vent d’optimisme lié à l’espoir d’un règlement rapide du conflit commercial sino-américain. Les marchés américains sont fermés lundi pour le "President’s Day".
"Les discussions entre la Chine et les Etats-Unis vont rester au centre des attentions, sachant que les points de divergence restent apparemment encore nombreux", a relevé Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.
"Si les marchés saluent la perspective d’une prolongation de la trêve ou les déclarations des uns et des autres sur les progrès réalisés, c’est davantage parce que la Chine et les Etats-Unis donnent l’impression de ne pas vouloir aller au +clash+, ce qui ne ferait que des perdants", a-t-il estimé.
Dans ce contexte de différend commercial, "il faudra aussi surveiller la possibilité de représailles américaines contre le secteur automobile allemand qui réémergent", a-t-il ajouté.
"Les négociations commerciales vont se poursuivre cette semaine aux Etats-Unis et les investisseurs voient cela comme une évolution positive", observe de son côté David Madden, analyste chez CMC Markets.
A l’issue de deux jours de pourparlers à Pékin, entre hauts fonctionnaires puis au niveau ministériel, la Chine et les Etats-Unis ont fait état de progrès pour parvenir àun accord commercial avant la fin de la trêve fixée au 1er mars. Mais les parties ont aussi reconnu que des questions "très difficiles" sont toujours en suspens.
Ces récentes réunions ont été "très productives", a déclaré samedi le président Donald Trump depuis sa résidence enFloride. De nouvelles rencontres sont prévues cette semaine à Washington.
Egalement sur fond de tensions commerciales entre cette fois les Etats-Unis et l’Union Européenne, la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, devait rencontrer lundi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
La chancelière allemande Angela Merkel a jugé samedi "effrayant" que les Etats-Unis considèrent les automobiles européennes importées comme une menace pour la sécurité nationale, une mesure qui aggraverait encore les tensions américano-européennes.
Pendant ce temps, l’Europe restait face aux incertitudes sur le dénouement du Brexit. Le ministre britannique Stephen Barclay devait rencontrer le négociateur de l’UE Michel Barnier alors que les discussions sont dans l’impasse.
Londres doit quitter l’Unioneuropéenne le 29 mars. Theresa May cherche à renégocier l’accord de divorce, pourtant entériné avec les 27 en novembre 2018, ce que refuse fermement Bruxelles.
- Les banques toujours en forme -
Le secteur bancaire se portait aussi bien qu’en fin de semaine. Crédit Agricole montait de 1,47% à 10,35 euros, Société Générale de 1,98% à 25,03 euros et BNP Paribas de 0,75% à 42,45 euros.
Le titre Icade cédait 0,82% à 73,60 euros, le groupe immobilier prévoyant un probable repli de sa performance en 2019.
Faurecia avançait de 1,50% à 39,95 euros, l’équipementier automobile prévoyant de conserver une "rentabilité élevée" cette année.
EDF perdait 1,50% à 13,78 euros. L’Etat, actionnaire à 83,66% d’EDF, va renoncer pendant trois ans à son dividende en "cash" et le recevra sous forme d’actions, a indiqué aux Echos le président de l’entreprise Jean-Bernard Lévy.
Cafom était stable à 6,25 euros après un chiffre d’affaires qui a légèrement progressé au premier trimestre 2019 de son exercice décalé, une fois retraité des activités fermées dans le cadre de la restructuration de son pôle Habitat, et malgré les mouvements des "gilets jaunes".
Vinci reculait de 0,75% à 79,92 euros. Le leader espagnol de la construction ACS a annoncé vendredi qu’il avait remporté un contrat de 3 milliards d’euros dans le cadre d’une coentreprise avec Vinci pour agrandir un tronçon congestionné d’autoroute en Virginie, dans l’est des Etats-Unis.
ALD montait de 1,96% à 11,99 euros. La filiale de location de véhicules longue durée et de gestion de flotte de la Société Générale est entrée en discussions exclusives avec le néerlandais Stern Groep pour l’acquisition de SternLease.
pan/soe/mcj

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