Bourse : et si l’accord commercial sino-américain n’était que du vent électoraliste ?

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La Bourse de Paris a fini en léger recul (-0,14%) mercredi, accueillant froidement la signature imminente de l’accord commercial sino-américain et s’inquiétant déjà des étapes ultérieures.

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La Bourse de Paris accueille froidement l’accord commercial sino-américain (-0,14%)

L’indice CAC 40 s’est effrité de 8,28 points à 6.032,61 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,6 milliards d’euros.La veille, il avait fini sans tendance. La cote parisienne a passé l’essentiel de la matinée à l’équilibre avant de perdre un peu de terrain. "Le marché est très prudent. Il n’attend pas grand chose de l’accord qui va être signé en début de soirée à Washington et préfère se concentrer sur l’achat de titres défensifs", a observé auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance. "L’aversion au risque entraîne aussi une détente du marché de la dette et sur les indices boursiers une baisse des valeurs financières et cycliques", les plus sensibles à la conjoncture, a-t-il développé.

Le président américain Donald Trump doit parapher mercredi dans la soirée, en présence du vice-Premier ministre chinois Liu He, un accord synonyme de trêve à la guerre commerciale avec Pékin. "Les sujets principaux ne sont pas abordés ou seulement partiellement, à savoir l’aide systématique par les subventions publiques chinoises à un ensemble très important d’entreprises chinoises", a noté M. Larrouturou.

"Et aujourd’hui, la bonne humeur des Etats-Unis n’a pas traversé l’Atlantique", a relevé l’expert. "En Europe, les marchés cherchent sans les trouver, selon lui, les catalyseurs pour de futures hausses". Du côté des indicateurs, c’est surtout le ralentissement de la croissance allemande de 0,6% l’an dernier en raison des tensions commerciales, qui a retenu l’attention.

  • Sur le front des valeurs, les titres défensifs, considérés comme les plus sûrs dans un contexte incertain, étaient recherchés.
  • L’Oréal a ainsi pris la tête de l’indice CAC 40 avec une hausse de 2,12% à 269,40 euros.
  • Le secteur bancaire a souffert de la baisse des taux d’emprunt sur le marché de la dette.
  • BNP Paribas a perdu 2,32% à 50,96 euros, Société Générale 1,54% à 30,95 euros et Crédit Agricole 1,20% à 12,77 euros.
  • Les valeurs cycliques ont aussi été pénalisées, à l’instar de Peugeot (-2,63% à 19,96 euros) ou ArcelorMittal (-3,03% à 14,68 euros).
  • Altran Technologies a bondi de 2,78% à 14,44 euros pour sa reprise de cotation. Le titre avait été suspendu la veille à la demande de l’AMF après que Capgemini (+0,57% à 114,90 euros) a remonté à la dernière minute son prix d’achat sur Altran.
  • Safran (+1,20% à 139,25 euros) et Eurazeo(+4,50% à 61,55 euros) ont profité d’un relèvement de leur recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Goldman Sachs.
  • ADP a cédé 0,39% à 177,20 euros. Le trafic des aéroports parisiens a enregistré une hausse de 2,5% en 2019 pour atteindre un total de 108 millions de passagers bien qu’il ait été affecté en décembre par les grèves.
  • PSB Industries a perdu 4,80% à 18,85 euros, pénalisé par la dégradation de son activité qui s’est accentuée en fin d’année.
  • GL Events a pris 1,48% à 23,90 euros, fort d’une activité qui a bondi lorsde l’exercice écoulé, à la faveur d’un excellent quatrième trimestre.
  • Thermador a tiré profit (+4,26% à 53,80 euros) d’une cadence toujours soutenue en fin d’exercice, après un troisième trimestre déjà jugé "exceptionnel" dans certaines activités.

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