La Bourse de Paris bousculée par les turbulences politiques aux Etats-Unis (-0,79%)

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La Bourse de Paris a clôturé en recul (-0,79%) mercredi, bousculée par les turbulences politiques aux États-Unis qui viennent s’ajouter à de nombreux foyers d’inquiétude, à commencer par celle d’un ralentissement économique.
CAC40
Bourse © stock.adobe.com

La Bourse de Paris bousculée par les turbulences politiques aux Etats-Unis (-0,79%)

L’indice CAC 40 a perdu 44,53 points à 5.583,80 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,4 milliards d’euros. La veille, la cote parisienne s’était stabilisée après un début de semaine difficile.

La bourse a ouvert dans le rouge et creusé ses pertes au fil de la séance, avant de les réduire un peu juste avant la clôture.

"Le marché réagit aujourd’hui aux mauvaises nouvelles venues des États-Unis" avec le lancement d’une procédure de destitution contre Donald Trump, a souligné auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

Les grandes manœuvres ont commencé mercredi outre-Atlantique, au lendemain de la décision explosive des démocrates de lancer une procédure de destitution du président avec au cœur de la bataille, la transcription d’une conversation entre le président américain et son homologue ukrainien.

"Les complications politiques autour de Donald Trump font craindre aux marchés un climat délétère pour l’économie mondiale, dont le ralentissement se confirme statistiques après statistiques", a complété M. Larrouturou.

"Il y a en outre beaucoup de sources d’inquiétudes", a-t-il poursuivi, "avec des tensions à Hong Kong, au Moyen-Orient ouen Grande-Bretagne et pas d’éclaircies sur le plan commercial".

"Tout cela se traduit par un mouvement d’aversion pour le risque avec un baisse des indices boursiers, des cours des matières premières et à l’inverse un marché obligataire qui sert de refuge", selon l’expert.

Entre le renforcement de la pression économique par les États-Unis sur l’Iran ou la nouvelle passe d’armes sino-américaine sur Hong Kong et le commerce, les investisseurs n’ont pas trouvé de réconfort mercredi.

La sérénité n’a pas été au rendez-vous non plus au Royaume-Uni où lesdéputés ont repris leur travaux dans une atmosphère surchauffée après l’arrêt historique de la Cour suprême qui a annulé la décision controversée du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement à l’approche du Brexit.

- EDF plonge, Quadient décolle -

En matière de valeurs, l’indice SBF 120 a fait le grand écart entre EDF d’un côté et Quadient (ex-Neopost).

Le premier a plongé de 6,59% à 10 euros, après avoir prévenu que son chantier de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point C en Angleterre devrait coûter plus cher que prévu, n’excluant pas un nouveau risque de report.

Le second, à l’inverse a décollé (+10,11% à 19,38 euros) dynamisé par le retour à la croissance de son chiffre d’affaires.

EssilorLuxottica a reculé de 2,87% à 128,80 euros, le marché accueillant mal les perspectives plus prudentes que prévu présentées lors d’une journée réservée aux investisseurs.

Les constructeurs automobiles ont souffert dans ce contexte incertain. Peugeot a perdu 1,53% à 22,57 euros et Renault 1,32% à 53,74 euros.

Michelin a baissé de 0,43% à 99,82 euros après l’annonce de la fermeture d’ici à début 2021 de son usine allemande de Bamberg.

Nexans a été affecté (-2,96% à 33,45 euros) par une baisse de recommandation par Société Générale à "conserver" contre "acheter".

Orchestra-Prémaman a dégringolé de 34,28% à 0,26 euro, pénalisé par son placement sous procédure de sauvegarde.

abx/tq/az

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