Long week-end de Pâques : les investisseurs certains d’une hausse des marchés ? Ou juste un piège de plus ?

La Bourse de Paris reprenait sa marche en avant (+1,79%) jeudi, soutenue par la clôture de Wall Street à l’orée d’une séance où les réunions de l’Opep et de l’Eurogroupe occuperont le devant de la scène, avant le long week-end de Pâques.
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La Bourse de Paris conforte ses gains (+1,79%) avant le long week-end de Pâques

A 09H40 , l’indice CAC 40 montait de 79,60 points à 4.522,35 points. La veille, il avait fini à l’équilibre (+0,10%). "La journée sera très chargée avant un week-end de Pâques de trois jours aux Etats-Unis et de quatre jours sur les principales Bourses européennes", indique dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC. "La réunion des ministres des Finances européens, celle de l’Opep+ (...), les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis avec un consensus qui attend encore 5,5 millions supplémentaires d’inscrits ou encore le discours de Jerome Powell de 16 heures seront les événements du jour", selon lui.

Une réunion marathon des Etats membres de l’UE pour trouver une réponse économique commune face au coronavirus s’est achevée mercredi sur un échec, La Haye notamment refusant de céder aux demandes des pays du sud, une attitude dénoncée par Paris.

Une nouvelle réunion doit avoir lieu ce jeudi par visioconférence à partir de 17H00 (15H00 GMT).

De leur côté, les principaux pays producteurs de pétrole, ceux de l’Opep en tête, se retrouvent jeudi par écrans interposés pour tenter de s’accorder sur des baisses de production afin de soutenir les prix qui se sont effondrés avec la pandémie de Covid-19.

Plus d’un million et demi de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement déclarés dans le monde, parmi lesquels plus de 87.000 décès.

Les Etats-Unis, pays où la pandémie progresse le plus rapidement, ont enregistré pour la deuxième journée consécutive près de 2.000 morts, même si l’Europe reste le continent ayant recensé le plus de cas et de décès.

Du côté des indicateurs, le Royaume-Uni a enregistré une croissance de 0,1% lors des trois mois achevés fin février, avant que la pandémie de coronavirus ne produise son plein effet. La production industrielle du pays pour février est aussi à l’agenda.

En Allemagne, l’excédent commercial a progressé en février à 21,6 milliards d’euros, avant l’impact du coronavirus.

Mais ce sont surtout les nouveaux chiffres hebdomadaires des demandes d’allocations chômage aux Etats-Unis qui seront scrutés par les investisseurs.

Cinq millions de personnes pourraient s’être inscrites au chômage la semaine dernière aux Etats-Unis, frôlant un troisième record après deux semaines de plus hauts historiques fin mars.

Enfin, après la Réserve fédérale américaine (Fed), ce sera au tour de la BCE de publier ce jeudi le compte-rendu de sa réunion de politique monétaire du mois de mars.

Le président de la banque centrale américaine Jerome Powell doit en outre s’exprimer à 16H00.

En matière de valeurs, Sodexo prenait la tête du CAC 40 (+6,12% à 67,30 euros), les investisseurs y voyant désormais plus clair concernant les perspectives du groupe. Ce dernier anticipe une réduction de son chiffre d’affaires "de 2,4 à 2,8 milliards d’euros" au second semestre de son exercice 2019-2020 en raison de la pandémie de coronavirus. Il était talonné par Airbus (+5,10% à 62,86 euros), qui a décidé de réduire d’un tiers sa cadence de productions d’avions pour pouvoir répondre à la demande de ses clients tout en adaptant ses capacités à l’évolution du marché mondial de l’aéronautique face à la crise du coronavirus.

Le secteur de la banque et celui de l’assurance poursuivaient leur rebond : Coface montait de 7,51% à 6,30 euros, Scor de 6,69% à 23,04 euros tandis que BNP Paribas gagnait 5,16% à 28,35 euros, Natixis 4,99%à 2,32% et Crédit Agricole 4,79% à 7,04 euros.

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