La Bourse de Paris de nouveau en proie au doute (+0,09%)

Publié le

La Bourse de Paris se montraità nouveau indécise (+0,09%) vendredi matin, après avoir repris un peu de poil de la bête la veille, aidée par des propos conciliants de Donald Trump sur la Syrie et le libre-échange.

La Bourse de Paris de nouveau en proie au doute (+0,09%)


A 09H32 , l’indice CAC 40 gagnait 4,92 points à 5.314,14 points. La veille, il avait finien hausse de 0,59%.
"Hier, le président américain a publié des tweets plus modérés : il ne veut pas limoger le producteur spécial Robert Mueller, il est plus flou sur une intervention en Syrie et il étudie la possibilité de réintégrer un accord de libre-échange en Asie", ont commenté dans une note les analystes du courtier Aurel BGC.
De fait, le marché semblait continuer à tirer profit ce vendredi d’un apaisement des craintes d’un bombardement américain en Syrie, alliée de Moscou, ainsi que de la volonté du président américain d’entrer de nouveau en discussions en vue de réintégrer l’accord de libre-échange transpacifique (CPTPP).
Le regain d’optimisme des actions européennes "a également été encouragé par un affaiblissement de l’euro dans le sillage des dernières minutes de la Banque centrale européenne (BCE), qui ont montré que ses responsables étaient inquiets des risques induits par les effets de la hausse de l’euro sur la capacité de la banque centrale à atteindre sa cible d’inflation", a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
Du côté des indicateurs, la Chine a enregistré en mars un déficit commercial exceptionnel et inattendu de 5 milliards de dollars, ses exportations se repliant contre toute attente tandis que ses importations accéléraient, avec en particulier un dégonflement de l’excédent avec les seuls Etats-Unis.
Le taux d’inflation en Allemagne s’est quant à lui élevé à 1,6% en mars sur un an, progressant par rapport à février, selon des chiffres définitifs publiés vendredi.
Les investisseurs doivent encore prendre connaissance des chiffres du commerce international de biens pour le mois de février en zone euro et de la première estimation du moral des ménages de l’Université du Michigan pour le mois d’avril aux Etats-Unis.
Les résultats d’entreprises du premier trimestre continueront par ailleurs d’animer la cote, avec en particulier les publications de trois grandes banques américaines.
  • Klépierre monte quand GTT recule -

Sur le front des valeurs, Klépierre grimpait de 3,54% à 34,20 euros après que la société foncière française a annoncé qu’elle renonçait à racheter son concurrent britannique Hammerson, après avoir essuyé deux échecs sur ses précédentes offres.
L’Oréal se repliait de 0,50% à 189,75 euros. Le géant mondial des cosmétiques a réalisé un chiffre d’affaires en baisse de 1% à 6,78 milliards d’euros au premier trimestre 2018, mais en hausse de 6,8% à données comparables, les changes ayant eu un fort impact négatif.
GTT perdait4,08% à 52,95 euros, sans profiter d’une hausse de son activité de 12,4% au premier trimestre et de la confirmation de ses objectifs pour l’année 2018.
Pierre et Vacances/Center Parcs montait en revanche de 4,38% à 38,10 euros, fort d’un chiffre d’affaires ayant crû de 6,5% au premier semestre, à 654,8 millions d’euros, et même s’il rappelle que ses résultats seront déficitaires sur la période en raison de la saisonnalité de ses activités.
Air France s’appréciait de 2,08% à 8,93 euros. La négociation salariale au sein du groupe a laborieusement débuté jeudi et se poursuivait vendredi.
Alstom gagnait pour sa part 1,20% à 37,24 euros après que le constructeur ferroviaire a annoncé jeudi la signature d’un contrat d’environ 1,4 milliard d’euros pour la fourniture des rames et de la signalisation d’un futur métro léger automatique à Montréal, où il installera un centre de recherche.
Vinci progressait de 1,12% à 81,52 euros alors que le trafic passagers des 36 aéroports gérés par sa filiale Vinci Airports a grimpé de 11,6% au premier trimestre avec des croissances particulièrement fortes au Cambodge et au Portugal, seule la République dominicaine subissant un recul.
Virbac cédait 1,66% à 118,20 euros, pénalisé par un chiffre d’affaires en recul de 3,1% au premier trimestre, à 193,5 millions d’euros, sur fond d’effets de change négatifs et d’une baisse des ventes aux Etats-Unis.
Tessilâchait 1,45% à 170,00 euros. Le fournisseur diversifié de services aux entreprises a redressé la barre en seconde moitié d’exercice, parvenant à afficher des résultats annuels en progression malgré un début d’année morose.
jra/ef/pan

Une question, un commentaire?

Réagir à cet article La Bourse de Paris de nouveau : Publiez un commentaire ou posez votre question...

A lire également