La Bourse de Paris dépasse les 5.400 points dans un optimisme intact

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La Bourse de Paris a clôturé en nette hausse vendredi (+1,04%), retrouvant ses niveaux d’octobre 2018 au-dessus 5.400 points, plusieurs bonnes nouvelles macroéconomiques venant conforter dans leur optimisme des investisseurs rassurés sur le Brexit.

La Bourse de Paris dépasse les 5.400 points dans un optimisme intact


L’indice CAC 40 a progressé de 55,54 points à 5.405,32 points, dans un volume d’échanges très élevé de 9,07 milliards d’euros. La veille, la cote parisienne avait terminé en hausse de 0,82%.
Au cours de la semaine écoulée, il a gagné 3,33%. Ses gains depuis le 1er janvier s’élèvent à 14,26%.
Après une ouverture sans direction, la Bourse de Paris a gagné du terrain.
"De bonnes nouvelles macroéconomiques ont tiré le marché", en ce jour des quatre sorcières marquée par l’arrivée à expiration simultanée de toute une série d’options et de contrats à terme, a noté Philippe Cohen, gérant de Kiplink Finance.
"Le report du Brexit enlève aussi un poids" tandis que les relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis prennent "une bonne tournure" même si le sommet entre le président américain et son homologue chinois se tient en avril plutôt qu’en mars, ajoute l’expert interrogépar l’AFP.
Dans la soirée de jeudi, Donald Trump a de nouveau exprimé son optimisme quant à un futur accord commercial avec la Chine, précisant s’attendre à une décision d’ici trois à quatre semaines.
Pékin a de son côté adopté vendredi au Parlement une loi censée garantir un traitement équitable aux investisseurs étrangers en Chine.
De plus, la Chine a donné des gages d’action vis-à-vis du ralentissement de la deuxième économie du monde, source d’inquiétudes dans le monde entier.
La question du report du Brexit devrait dominer l’agenda du sommet européen des 21 et 22 mars à Bruxelles.
Pour l’heure, "le marché a intégré qu’il n’y aura pas de sortie sans accord ni de sortie brutale", a précisé M. Cohen.
La dirigeante conservatrice Theresa May a obtenu de faire voter le Parlement une troisième fois la semaine prochaine sur ce Traité de retrait, fruit d’âpres négociations avec Bruxelles et destiné à mettre en œuvre une sortie de l’UE en douceur.
En matière d’indicateurs européens, l’inflation a progressé en février dans la zone euro à 1,5% contre 1,4% en janvier, selon Eurostat.
La Banque de France a estimé que l’économie française résisterait mieux que ses partenaires européens en 2019 et 2020.
Aux Etats-Unis, la croissance de l’activité manufacturière dans la région de New York s’est un peu affaissée en mars, surprenant les analystes qui s’attendaient au contraire à une accélération.
La production industrielle a légèrement augmenté en février, quant à la confiance des consommateurs américains, elle a rebondi plus que prévu au début du mois de mars grâce à un regain d’optimisme des ménages aux bas revenus.
- Casinoà niveau en déconvenue -
Côté valeurs, Casino a chuté de 6,54% à 40,99 euros, après qu’un analyste de HSBC a averti que l’objectif de croissance de la marge de rentabilité de 0,2 point par an sur les trois prochaines années risquait d’affecter la compétitivité du distributeur en France. Le titre avait déjàreculé la veille sur des craintes concernant la dette de la holding du groupe.
Korian est monté de 3,96 % à 36,26 euros, galvanisé par des objectifs de croissance revus à la hausse pour la période 2019-2021.
Aéroports de Paris (ADP) a gagné 1,98% à 175 euros. L’Assemblée nationale a donné jeudi un nouveau feu vert à la privatisation du groupe.
Iliad a gagné 3,71% à 91,04 euros. Le CSA a proposé jeudi une médiation dans le bras de fer qui oppose sa filiale Free et Altice, qui demande de meilleures conditions de diffusion pour ses chaînes.
Renault a avancé de 1,50% à 59,68 euros et PSA de 1,33% à 22,16 euros, les deux constructeurs français ayant gagné des parts de marché le mois dernier en Europe.
Mercialys a souffert en revanche (-3,23% à 12,60 euros) d’un abaissement de sa recommandation à "réduire" contre "neutre" auparavant par Oddo BHF.
Bolloré a cédé 2,04% à 3,83 euros après avoir vu son bénéfice net réduit quasi de moitié en 2018, à la suite à des effets exceptionnels.
pan/ef/LyS

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